La révolution immobile

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La révolution immobile

Introduction

Le monde dans lequel nous vivons est dirigé par un grand principe physico-chimique, le déséquilibre. Mais ce déséquilibre est le plus souvent si ténu qu’il affecte un état d’équilibre.
On s’en rend compte en observant la nature. Si les prédateurs semblent avoir la position privilégiée de part leur férocité et leurs armes sur leurs victimes naturelles, ils sont en fait tenus perpétuellement en échec par deux phénomènes qui s’alternent l’un l’autre, la fécondité des proies associée à des mécanismes de défense non violents comme le camouflage et la raréfaction qui entraîne la disparition des prédateurs surnuméraires.
Dans le domaine de l’infiniment petit, là où la lutte serait le plus souvent désastreuse, c’est le compromis qui garantit la pérennité. Si les cellules ne se montent pas les unes sur les autres c’est en raison d’un phénomène qui interdit à la fois de laisser du vide entre deux cellules et qui empêche chacune d’empiéter sur l’espace de l’autre. On appelle cela l’inhibition de contact.
Ces déséquilibres qui s’inhibent les uns les autres, donnant une fausse apparence d’équilibre, voire d’harmonie, sont les garants d’un fonctionnement durable sauf si un accident vient à se produire qui perturbe brusquement le système, rompant cet équilibre et laissant libre cours à la rapacité qui est la nature de chaque élément. Ce peut être l’importation d’une espèce prolifique ou porteuse d’un germe inconnu comme les lapins en Australie ou la perte d’une fonction protectrice comme la perte de l’inhibition de contact qui va laisser proliférer des cellules au détriment de celles qui ont conservé cette compétence, provoquant ainsi la maladie de la suprématie des cellules “folles” : le cancer.
Mais les changements se font petit à petit, par adaptation à une modification lente car les modifications rapides provoquent plutôt l’extinction.

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