5-Culture

Rendez-vous cathare 2020

Rencontres cathares
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Rendez-vous cathare

Affiche

L’association Culture et études cathares propose, aux personnes intéressées, un rendez-vous mensuel, par visioconférence Skype®, pour échanger sur des thématiques liées au catharisme.

Le logiciel Skype® est gratuit et peut fonctionner sur tous les supports : ordinateurs de bureau (PC ou Mac), tablettes et smartphones (Android® et Apple®).

Le prochain rendez-vous est fixé au :

6 décembre 2020 de 17h00 à 19h00


Vous trouverez ci-dessous les thématiques récemment traitées, mais qui pourront être retenues pour l’année prochaine :

6 décembre 2020

Ci-dessous les propositions de thèmes pour la prochaine réunion. Nous en retiendrons trois au maximum, dont une historique, une spirituelle et une pratique.

  • La filiation historique du catharisme : de Marcion aux Pauliciens (proposition de É. Delmas)
  • L’homme naît-il bon ? (proposition de É. Delmas)
  • La pratique de la méditation cathare (proposition de Jean Kurz)

1er novembre 2020

  • L’Amélioration : appelée consolamentum au Moyen Âge, principal rituel ecclésial
  • Le composé tripartite humain : corps, âme et esprit saint
  • Le prologue de l’Évangile selon Jean (versets 1 à 17) : le texte de référence cathare

Fonctionnement

Pour permettre à chacun de participer sans contrainte de déplacement ou de problèmes sanitaires, les discussions se tiennent en visioconférence avec le logiciel Skype®. Une réunion sera ouverte et vous pourrez demander à y entrer en utilisant le code que vous trouverez ci-dessous environ une semaine plus tôt.

Pour signaler votre participation, proposer des thèmes ou poser des questions, utilisez le formulaire ci-dessous.

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    Proposez des thématiques que vous aimeriez voir traitées :

    J'aimerais vous poser la question suivante :

    De Jésus à Paul

    Conférences | Histoire du catharisme
    1 840 vue(s)

    De Jésus à Paul

    Maintenant que nous comprenons que le catharisme n’est pas né au dixième siècle, étudions le christianisme des origines pour y rechercher des indices qui auraient échappés aux chercheurs. Cette idée fut celle d’un jeune chercheur, Ruben Sartori, que j’ai commencé par assister avant de le relayer pour développer son travail sur certains points qui me semblaient mériter de l’être.

    Les affirmations ou hypothèses présentées ci-après sont argumentées et s’appuient sur des sources que vous trouverez listées dans les notes et en fin d’article.
    Ainsi vous pourrez vérifier par vous-même la validité des propos tenus ici.

    Les cathares disaient qu’ils étaient issus d’une longue filiation d’apôtres[1] qui remontait aux origines, comme le rapportait d’ailleurs Évervin, prévôt de Steinfeld[2] à Bernard de Clairvaux en interrogeant les hérétiques de Cologne.
    Cette affirmation, identique chez les autres courants chrétiens, me parut d’abord un effet de propagande visant à asseoir la prééminence de chacun des courants par rapport aux autres. Mais je dus constater qu’elle n’était pas fantaisiste.

    Le premier problème sera de vérifier la qualité des sources disponibles et d’apprécier si, selon leur validité, elles permettent de confirmer ou d’infirmer certaines affirmations présentées comme des vérités indiscutables.

    Trois personnages vont dominer cette période de la première moitié du premier siècle de notre ère : Jésus, Étienne et Paul, mais nous allons en croiser bien d’autres, réels ou imaginaires.

    De la qualité des sources ainsi que des faits et gestes avérés dépendront les bases de ce qui ne s’appelle pas encore le christianisme.

    Cet élan spirituel est-il le fait d’un groupe bien défini ou faut-il considérer des différences majeures entre groupes se réclamant de la même source spirituelle ?
    Et peut-on considérer l’incident d’Antioche, entre Paul et Pierre, ainsi que sa conséquence du concile de Jérusalem en 39 comme le premier schisme majeur de ce christianisme encore au berceau ?

    Les sources

    Ce que l’on peut dire des sources relatives à ce mouvement spirituel est qu’elles sont rares, fortement orientées et possiblement falsifiées.
    En effet, les sources traitant de ces sujets sont rares, car nous disposons essentiellement de sources internes au mouvement qui ont fait l’objet de tris, de choix et d’adaptations.

    L’ouvrage de référence n’a rien d’historique, puisqu’il s’agit de la réunion de textes, écrits a posteriori, réalisée tardivement par le groupe dominant en réaction à d’autres textes jugés concurrentiels et hérétiques.
    Le Nouveau testament[3], composé initialement de vingt-huit livres, n’en compte depuis le septième siècle environ que vingt-sept. Il comporte des groupes de textes réunis par leur nature : les évangiles, les lettres de Paul et les lettres catholiques. Les autres textes se veulent historique (Actes des apôtres) et eschatologique (Apocalypse de Jean). Même la réunion de ces textes a évolué, sans doute pour en mettre certains en valeur au détriment d’autres.

    Si les sources posent problème, la façon dont nous les utilisons est également source de distorsion. L’historien n’est pas un être désincarné qui saurait produire un document absolument neutre et fiable. Cela est vrai de ceux qui écrivent des ouvrages historiques, comme de ceux qui les interprètent de nos jours.

    Jésus et le christ

    Les problèmes de la Palestine à l’époque supposée de Jésus, quand Hérode gouvernait sous la coupe de Rome, expliquent sans doute la difficulté à disposer de sources fiables.

    Le premier problème est celui d’attester de l’existence de Jésus. Les textes qui nous en parlent sont, soit d’origine chrétienne (Évangiles, Actes des apôtres), soit, quand ils sont d’origine externe et qu’ils paraissent valider son existence, ils semblent avoir fait l’objet d’interpolations visant à modifier sensiblement leur sens (Flavius Josèphe).
    Les textes chrétiens sont apparemment incohérents entre eux. Ainsi, les évangiles ne sont pas d’accord sur tous les points relatifs à Jésus ; certains parlent de sa naissance, d’autres pas. Concernant ses actions, impossible de savoir si elles sont réelles ou symboliques.

    Or, Paul, qui va recevoir christ de façon purement spirituelle, ne va pas chercher à se rapprocher immédiatement de ceux qui auraient connu Jésus en chair. Cela semble incroyable si Jésus avait été formellement attesté à l’époque.

    Concernant Jésus, les textes extérieurs au groupe chrétien en sa faveur se résument à Flavius Josèphe. Les autres textes parlent de chrétiens ou de christ, mais pas de Jésus. En outre, certains sont jugés douteux, voire inventés de toute pièce. Le texte dit : « Vers le même temps vint Jésus, homme sage, si toutefois il faut l’appeler un homme. Car il était un faiseur de miracles et le maître des hommes qui reçoivent avec joie la vérité. Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs). C’était le Christ. » [4]

    Pour autant, si son historicité n’est pas prouvée, son caractère mythique non plus.

    Ce qui semble avéré est que les premiers documents relatifs à Jésus étaient centrés sur la période de la Passion et de la résurrection. Le reste fut, semble-t-il ajouté au fur et à mesure par la suite.

    Nous étudierons les liens entre christ et Jésus et l’historicité de ce dernier dans une autre vidéo.

    Étienne, révélateur des deux courants chrétiens

    Ce personnage, cité dans les Actes des apôtres, est intéressant. En effet, il fait l’objet d’un développement qui couvre presque deux chapitres.

    Il apparaît d’abord à l’occasion d’une querelle entre les juifs hellénisants et les juifs hébreux, c’est-à-dire ceux de la diaspora et ceux de Jérusalem. Ces derniers semble-t-il ne traitaient pas les veuves des premiers sur un pied d’égalité avec les leurs lors du service à table. Pour couper court à ce problème sans devoir assurer eux-mêmes l’intendance, les hébreux réunirent les disciples pour choisir sept jeunes à qui confier cette charge. Étienne fut l’un d’eux (chap. 6). Cet épisode montre des dissensions liées aux origines des juifs se réclamant de christ.

    On remarquera que sa condamnation pour le motif de blasphème de Iahvé et de Moïse, le même que celui reproché au christ, donnera lieu à une exécution publique immédiate par lapidation (chap. 7). Cela vient encore amoindrir la véracité de l’exécution de Jésus qui aurait été crucifié.

    Mais ce qui interpelle le plus dans cette affaire, c’est ce qui se produit ensuite. L’exécution d’Étienne provoqua une grande persécution contre les membres de l’ecclésia de Jérusalem. Pourtant, ceux qui sont désignés comme les apôtres ne fuient pas. Ce sont sans aucun doute les cadres de ce groupe, ceux qui sont les plus proches de Jacques, Pierre et Jean qui restent sur place également.

    Les autres, c’est-à-dire ceux du même groupe que le martyr, les hellénisants de la diaspora fuient en Judée et en Samarie.
    Que faut-il penser de ceux qui restent ?
    Face à une exécution sous l’accusation de blasphème il faut en conclure que ceux qui ont fui pensaient comme Étienne et ceux qui sont restés ne partageaient pas son point de vue.
    Cela est confirmé par le fait que Pierre, mais aussi les autres apôtres évangélisent dans les synagogues des juifs orthodoxes venus de toutes les contrées de la diaspora. Pierre et Jean, emprisonnés en raison de leur prêche, sont finalement relâchés.
    Le moins que l’on puisse dire est que les juifs du sanhédrin devaient n’avoir trouvé aucune entorse à la loi juive pour agir ainsi. Cela se reproduit au chapitre suivant. Mais Étienne, lui n’aura pas cette chance.
    Il faut donc en conclure qu’il y avait bien deux sortes d’apôtres : ceux qui suivaient la vision de Jésus et qui, blasphémant le Dieu des juifs, risquaient la mort, et ceux qui, comme les disciples, étaient des juifs parfaitement respectueux des nombreuses obligations de cette religion, n’encouraient aucune peine.

    Au chapitre suivant la mort d’Étienne on nous dit qu’un jeune juif était là et approuvait le meurtre, sans pour autant prétendre qu’il y avait participé activement. Cet homme, c’était Paul, appelé du nom juif qui lui est attribué, Saul.

    Paul de Tarse, charnière du christianisme

    Un juif romain aisé

    Personne, à ce jour, ne connaît exactement la date de naissance de Paul. La fourchette varie entre l’an 3 à 13 de l’ère chrétienne (è.c.) qui correspond aux deux dernières validations de l’autorité d’Octave, petit-neveu et fils adoptif de César, sur la Cilicie dont la capitale est Tarse. D’autres ont resserré cet écart à la fourchette de 6 à 10 (è.c.) et finalement les historiens s’accorde sur une date unique de 8 de l’ère chrétienne[5].

    Sur son lieu de naissance, si la plupart admettent que Tarse est bien la ville qui l’a vu naître, saint Jérôme — s’appuyant sur les dire d’Origène — prétend que c’est plutôt dans la ville de Gyscal en Galilée. Mais, cette affirmation est contredite par le fait que sa citoyenneté romaine qu’il tient de son père (elle était héréditaire), ne peut avoir été attribuée à ce dernier s’il était un déplacé forcé, comme l’affirme Origène. Elle remontait au moins à une génération de plus, ce qui impose que la famille était déjà clairement et durablement installée à Tarse. Cette ville, située à la limite entre l’Asie et l’Occident, présentait une particularité que nous relate Strabon le géographe et historien grec (- 60, 20 è.c.) : « Les habitants de Tarse sont tellement passionnés pour la philosophie, ils ont l’esprit si encyclopédique, que leur cité a fini par éclipser Athènes, Alexandrie et toutes les autres cités que l’on pourrait énumérer pour avoir donné naissance à quelque secte ou école philosophique[6]. » Nul doute que ce milieu a pu influencer le jeune Paul, même s’il n’y est vraisemblablement pas demeuré à l’âge adulte[7]. S’il est citoyen romain, ce qu’il affirmera toute sa vie sans être jamais démenti, il est aussi juif pharisien, hébreu d’Israël, de la tribu de Benjamin. Ces deux affirmations ne se contredisent pas et on connaît au moins deux autres juifs célèbres qui ont cumulé cette hérédité avec la distinction de citoyen romain : Hérode le grand et Flavius Josèphe.

    Manifestement issu d’une famille aisée, Paul fut aussi relativement riche lui aussi, notamment en raison de son activité dont on nous dit qu’il fabriquait des tentes, ce qui doit se comprendre comme exerçant les métiers de tisserand et/ou de sellier.

    L’homme aux deux cultures

    Juif pharisien à l’ascendance revendiquée, Paul fut l’élève de Gamaliel, le rabbi à l’éducation tolérante, à Jérusalem.
    Rappelons que Gamaliel était un Pharisien de renom. Son grand-père, Hillel l’Ancien, était à l’origine de l’un des deux principaux courants de la pensée pharisienne. Son approche était considérée comme plus tolérante que celle de l’école rivale, celle de Shamaï. Nul doute qu’avoir reçu un tel enseignement était une marque de qualité dans la maîtrise de la loi orale, ce dont Paul ne manquera pas de se servir.

    Pourtant Paul renoncera aux avantages qu’une telle éducation lui promettait, appliquant peut-être en cela l’enseignement de ce grand maître : « prendre garde d’être trouvé en train de combattre en fait contre Dieu. »

    De ses origines, Paul bénéficiera de la capacité à raisonner et à s’adresser aux païens dans le langage philosophique qu’ils reconnaissaient. Cela est particulièrement vrai dans les communautés grecques (Corinthe, etc.).

    Paul, historiquement controversé

    Les Actes des apôtres sont attribués à Luc, médecin et ami de Paul[8], paraît-il.

    Pourtant, leur lecture montre un antagonisme envers Paul qui dure au moins jusqu’au chapitre 13 inclus :

    • Paul y est sans cesse ravalé à son rang de juif par l’emploi du nom Saul au lieu de celui de Paul qu’il revendique ;
    • Il est accusé d’avoir pris part, en quelque sorte à l’exécution d’Étienne ;
    • Le personnage de Simon le mage est considéré par quelques chercheurs comme une caricature de Paul ;
    • Il est montré comme soumis à l’autorité des « colonnes » de Jérusalem, ce qu’il nie ;
    • Son statut d’apôtre lui est contesté alors que son baptême d’esprit (imposition des mains) est validé sans immersion.

    Ses positions vis-à-vis de la loi judaïque, notamment dans l’application des prescriptions alimentaires et de la circoncision pour les adeptes non-juifs, aboutissent à un antagonisme absolu avec Pierre et les envoyés de Jacques le juste[9]. La crise d’Antioche (49) provoquera le premier schisme qui séparera les judéo-chrétiens, jusque là seuls détenteurs de la légitimité chrétienne, et les pagano-chrétiens dont Paul fera une Église largement émancipée.

    Ses lettres aux communautés fondées sous son autorité sont systématiquement manipulées, dès sa mort par les scribes judéo-chrétiens et les autorités de l’Église de Rome, au point que Marcion va se sentir obligé de les rétablir en 140.

    Tertullien de Carthage, père de l’Église catholique du 3e siècle le traitera d’« apôtre des hérétiques ».

    Pourquoi un tel personnage a-t-il été finalement intégré dans le Nouveau Testament ?

    D’une part en raison du fait que sa correspondance, même réduite par les manipulations et amoindrie par les interpolations, demeure la plus abondante et la plus ancienne de cette époque[10].

    D’autre part en raison du fait que son aura auprès des communautés chrétiennes du monde chrétien d’alors était immense, au point que son « disciple » Marcion n’aura aucun mal à les rallier à sa bannière un siècle plus tard, faisant de cette Église, la plus importante du monde selon les commentateurs judéo-chrétiens.

    Nous verrons dans la prochaine publication en quoi sa prédication a ouvert la voie qui mena au catharisme.


    [1] « Ceux qui ont été livrés aux flammes nous ont dit dans leur défense, que cette hérésie venait du temps des martyrs, et s’était, tenue secrète jusqu’à nos jours, mais qu’elle s’était conservée en Grèce et dans plusieurs autres endroits. », Évervin de Steinfeld (env. 1143).
    [2] Anne Brenon, Les archipels cathares – Dissidence chrétienne dans l’Europe médiévale (t. 1) : éditions Dire (2000) – éditions L’Hydre (2003)
    [3] La Bible – Nouveau Testament, Introduction par Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros, éditions NRF Gallimard, collection de la Pléiade (1971).
    [4] Flavius Josèphe, Testimonium flavianum in Antiquités judaïques, § 63 et 64 du Livre XVIII (premier siècle de l’ère chrétienne).
    [5] Alain Decaux, L’avorton de Dieu – Une vie de saint Paul, éditions Perrin/Desclée de Brouwer (2003).
    [6] Ibid.
    [7] Eugène de Faye, Saint Paul – Problèmes de la vie chrétienne, (3e éd.) librairie Fischbacher (1929).
    [8] Le Nouveau Testament commenté, sous la direction de Camille Focant et Daniel Marguerat, éditions Bayard et Labor et fides (2012). Les Actes sont commentés par Daniel Marguerat.
    [9] Jean Daniélou, L’Église des premiers temps – Des origines à la fin du IIIe siècle, éditions du Seuil (1963)
    [10] Daniel Marguerat, Paul de Tarse – Un homme aux prises avec Dieu, éditions du Moulin (1999)

    Le slovo de Cosmas : une erreur historique ?

    Conférences | Histoire du catharisme
    2 360 vue(s)

    Le slovo de Cosmas : une erreur historique ?

    Le slovo (discours) de Cosmas le prêtre est présenté par les historiens comme le premier document fiable permettant de dater l’origine du catharisme. Ce choix a influencé des générations de chercheurs. Mais, est-il fiable ou n’est-ce qu’une erreur historique de plus ?
    Le christianisme ne s’est implanté qu’au 9e siècle parmi les slaves de Bulgarie et la conversion générale fut obtenue par les moines Cyrille et Méthode en 862, lorsqu’ils parvinrent à baptiser le tsar Bogoris (Boris 1er le baptiseur)[1]. Des querelles entre le patriarche grec et le pape de Rome, au sujet de ces régions, durèrent plusieurs siècles et favorisèrent des difficultés dans l’expansion du catholicisme et, plus tard, de l’orthodoxie dans ces régions. En outre, les pauliciens exilés plus ou moins volontaires, sous Constantin V — deuxième empereur Isaurien —, rebaptisé Copronyme (au nom de merde) suite au concile de 787 qui condamna définitivement l’iconoclasme[2], prêchèrent ces peuples pour les gagner à leur religion dès 868.

    Qu’est-ce que le catharisme ?

    De façon générale, les historiens officiels, comme les autres scientifiques, manifestent une extrême méfiance à l’égard de tout ce qui pourrait ressembler à une opinion religieuse.
    Concernant l’histoire d’une religion, cela les conduit souvent à des positions délicates voire aberrantes.

    La première question qui s’est posée concernait la nature du catharisme :

    • était-ce une religion externe au christianisme (païenne) ?
    • était-ce une forme de syncrétisme associé au christianisme ?
    • était-ce un christianisme ?

    Difficile de nier un apparentement avec le christianisme, comme l’ont fait les premiers chrétiens de Jérusalem et de Rome avec le gnosticisme où étaient mélangées, par les judéo-chrétiens, les spiritualités chrétiennes divergentes et les spiritualités païennes. En effet, les cathares se sont toujours réclamés du christianisme le plus authentique.

    La solution adoptée par l’Église catholique romaine, et reprise par l’Église orthodoxe de Constantinople, du Moyen Âge à nos jours, fut de le traiter de manichéisme, en raison d’éléments doctrinaux considérés comme dithéistes, mais surtout parce qu’Augustin d’Hippone[3] avait rédigé une contestation argumentée du manichéisme et qu’il n’en existait pas contre le catharisme.

    Depuis le milieu du 20e siècle, et notamment avec Jean Duvernoy[4], le caractère strictement chrétien du catharisme a été validé.
    Il est considéré comme une forme archaïque du christianisme, c’est-à-dire un christianisme qui serait resté très proche de celui du premier siècle.

    Origine chronologique

    Le texte le plus ancien, qui a été retrouvé et étudié[5], situe l’origine de ce mouvement religieux vers les années 969 – 972.
    Sa principale référence historique est la proximité immédiate du règne du tsar Pierre de Bulgarie ( ?/mai 929-janvier 967), mais elle n’est pas la seule.
    Vers la fin des années 940, le patriarche Théophylacte de Constantinople (patriarche de 933 à 956), fils de Romain 1er Lécapène et de Théodora[6], oncle de la femme de l’empereur Pierre 1er, avait été alerté par ce dernier sur une hérésie contre laquelle il fulmina des formules d’abjuration qui ne mentionnaient pas directement le pope Bogomil, contrairement au slovo de Cosmas[7]. Il le qualifiait de manichéisme mâtiné de paulicianisme.
    La référence chronologique à Jean l’Exarque (né vers 890), cité comme n’exerçant plus est possible, car il a exercé sous le règne du tsar Syméon 1er le grand (864/893-927).
    J. Trifonov[8], a émis l’hypothèse de Jean d’Ohrid, connu sous le nom de Jean le prêtre, aurait été exarque, ce qui repousserait l’origine du bogomilisme au début du 11e siècle.
    Mais la suppression du patriarcat bulgare en 972, qui entraîna de fait celle de la fonction d’exarque, plaide plutôt en faveur du premier Jean, même s’il aurait été âgé de plus de 80 ans à l’époque du slovo.
    Les références à la guerre, sans doute liée aux interventions russes, petchenègues, magyars et croates qui favorisèrent l’annexion grecque d’une partie de la Bulgarie par Jean 1er Tzimiskès en 971 (après une courte trêve entre Boris 2 et Nicéphore Phocas en 967), permettent aux historiens de situer la rédaction du document sous le règne de l’empereur Boris 2 de Bulgarie (± 931/969-977).

    Nature doctrinale

    Ce texte est loin de répondre de façon claire à toutes les questions historiques.
    Déjà, on peut s’étonner que des historiens, si frileux envers les textes issus des religieux, se basent ainsi sur un texte issu d’un religieux, qui plus est opposant notoire à la personne citée.
    Le personnage évoqué ne s’appelait sans doute pas Bogomil, car il était courant, voire systématique (chez les pauliciens notamment) de choisir un nom évocateur lors du baptême ou de la prise d’une fonction religieuse. Or Bogomil peut se traduire par « ami de Dieu » ou « que Dieu a en sa pitié ». Cosmas détourne malicieusement cette traduction en : « indigne de la pitié de Dieu ». Si l’on se base sur le slavon, langue de l’époque, terme « ami » semble tout à fait recevable.
    Le terme bogomile fut aussi, semble-t-il, celui d’un mouvement social contestataire, non religieux à l’origine. Il est né à l’occasion de l’instauration du féodalisme de la fin du 9e siècle au début du 10e d’après Dimitre Anguélov[9]. Auparavant, la société paysanne disposait de plus de liberté.
    Cet historien fait clairement le lien entre bogomilisme et paulicianisme qu’il relie au manichéisme et ce dernier au marcionisme et au gnosticisme. On voit ce genre de rapprochement chez d’autres historiens, pourtant aucun n’a vraiment cherché à approfondir cette apparente filiation.

    La recherche officielle se heurte à la faiblesse documentaire due, pour la plus grande part, à la répression conjointe menée par les autorité ecclésiastiques et politiques, notamment au sein de l’empire byzantin.
    Les documents disponibles (Théophylacte, Synodikon de l’orthodoxie[10]) se limitent en général à des listes d’anathèmes.
    Le Slovo de Cosmas est le plus complet et le plus ancien de ceux qui citent Bogomil.

    Aucun document ne semble exister qui permettrait d’effectuer une recherche ascendante dans le temps.
    La suprématie bulgare d’un côté (notamment Syméon le grand) et byzantine de l’autre (notamment depuis la victoire définitive des iconodoules), a relégué les hérésies à de simples mentions stéréotypées.
    Cela explique que les historiens se contentent et s’accrochent à ce texte.

    De fait les théories judéo-chrétiennes monopolisent l’espace obligeant les autres voies à la clandestinité et à l’absence de mentions textuelles, ce qui influence la lecture des historiens.
    Le bogomilisme est pourtant une réalité impossible à nier.
    Son origine couvre au minimum la charnière entre le 10e et le 11e siècle, avec une possible antériorité au début du 10e siècle (intervention de Naum cité par Anguélov).

    Le slovo parle de la région paulicienne de Philippopolis (au sud de Preslav), mais une zone Sud-Ouest est également clairement identifiée comme regroupant des bogomiles (voir carte ci-dessous).
    Le bogomilisme se réclame d’un christianisme qu’il maîtrise, contrairement aux croyances slaves et bulgares païennes.
    Sa réfutation du judéo-christianisme va de pair avec une analyse comparative du monde et de la mission christique qui justifie une doctrine chrétienne différente, mais cependant parfaitement cohérente.
    Son succès est indéniable au vu de son implantation en Bulgarie médiévale qui couvre cinq évêchés qui se confirmeront dans les siècles suivants.

    Cette carte de la Bulgarie à l’époque de Syméon (10e siècle), nous la montre beaucoup plus grande qu’aujourd’hui frontière en jaune).

    La capitale Preslav était relativement proche de Philippopolis (soulignée en vert), ville des arméniens pauliciens, ce qui explique la proximité doctrinale avec les bogomiles.
    Les bogomiles ont surtout agi à distance de la capitale dans le Sud-Ouest, à proximité d’Okhrida (entourée en rouge) où ils furent en butte avec le catholique Naum, disciple de Clément, dont la trace demeure dans le nom de la ville St Naoum (soulignée en rouge). Mais ce Naum est mort en 910, ce qui accrédite l’idée d’une antériorité de plus de 50 ans du bogomilisme par rapport à la date de parution du slovo.

    Le bogomilisme fera l’objet de nombreuses réactions de l’empire d’Orient, dès la prise de pouvoir de la régente Irène, après la mort de Constantin V, qui annula les dispositions iconoclastes des deux premiers empereurs isauriens et surtout sous la domination de l’impératrice Théodora qui rétablit définitivement le culte des images (842). Au long de ces années de luttes doctrinales internes et contre les pauliciens à l’Est, ces derniers, définitivement défaits à Téphriké (sous le tsar Basile 1er), vinrent grossir les rangs de leurs prédécesseurs à Philippopolis et renforcèrent de fait l’importance de leur apostolat envers les Bulgares.
    D’autres persécutions eurent lieu plus tard, et notamment sous Alexis 1er Comnène[11], contre les bogomiles, mais les soutiens des responsables politiques et militaires des Balkans leur permirent de se maintenir.

    Les rapports entre bogomilisme et catharisme sont évidents et la venue de Nicétas à Saint Félix Caraman, en Occitanie, au 12e siècle le confirme.
    Les cathares considèrent les bogomiles comme leurs anciens, c’est-à-dire des frères dans la foi, antérieurement organisés. Rien n’indique cependant une paternité directe, contrairement aux dires des historiens.
    Les bogomiles sont clairement liés aux pauliciens, tant géographiquement que doctrinalement.
    Les autres « filiations » plus anciennes et datées de la période païenne, sont plus douteuses (massaliens) et le manichéisme n’est qu’un argument facile en raison des réfutations disponibles (Augustin d’Hippone).


    [1] Histoire et doctrine des cathares, Charles Schmidt – Harriet (Bayonne) 1983 – Première édition : Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois – J. Cherbuliez (Paris – Genève) 1849.
    [2] Byzance, Auguste Bailly – Arthème Fayard (Paris) 1941.
    [3] Contre Faustus, Augustin d’Hippone. Traité polémique contre les écrits de l’évêque manichéen Fauste, écrit après la mort de ce dernier et qui sert de référence contre le manichéisme. Lire l’analyse de Michel Sourisse dans Imaginaire & Inconscient : Saint augustin et le problème du mal : la polémique anti-manichéenne.
    [4] L’histoire des cathares – Le catharisme t. 2 : Jean Duvernoy – Privat (Toulouse) 1979.
    [5] Le traité contre les bogomiles de Cosmas le prêtre : traduction et étude par Henri-Charles Puech et André Vaillant – Librairie Droz (Paris) 1945.
    [6] Louis Bréhier, Le monde byzantin, vol. I : Vie et mort de Byzance, Albin Michel, 1969 (1re éd. 1946).
    [7] Козма пресвитеръ болгарскй писатель Х вька : M. G. Popruženko (Sofia) 1936. Édition originale ayant servi pour la traduction.
    [8] Бесыдата на Козма Пресвитера и иейниятъ авторъ (trad. approx. : Conversation entre Cosmas le presbytre et le fou…) (Sofia) 1923.
    [9] Le bogomilisme en Bulgarie : Dimitre Anguélov – Naouka i Izkoustvo (Sofia- Bulgarie) 1969 et Privat (Toulouse) 1972.
    [10] Synodikon de l’orthodoxie : traduction de Jean Gouillard – Travaux et Mémoires 2 – E. de Broccard (Paris) 1967.
    [11] Alexiade : Anne Comnène fin 11e et début 12e siècles – traduction Bernard Leib – Les Belles Lettres (Paris) 2006

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    Bibliothèque cathare

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    Bibliothèque cathare

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    Matériel retenu

    IKEA HAVSTA Combinaison rgt av portes vitr coul

    Pour exposer et protéger les livres, nous avons retenu des bibliothèques avec vitrines en haut et pour les cartons de documents épars, des portes pleines en bas.

    Les portes coulissantes permettent d’éviter les entrebâillements et favorisent l’éventualité de la pose d’un verrou.

    Ce modèle, vendu par Ikéa®, est en pin massif qui garantit la durabilité du produit soumis à des charges importantes.

    Il mesure 121 cm de large, 47 cm de profondeur et 212 cm de hauteur.
    Les tablettes intérieures sont en verre trempé cerclé de bois et supporte 32 kg de charge chacune.

    Compte tenu de la quantité d’ouvrages et de documents à stocker, il semble raisonnable de prévoir 27 m linéaires d’étagères pour assurer l’existant et se projeter un peu sur l’avenir.

    IKEA HAVSTA Combinaison rgt portes vitréesIl faut compter une perte d’environ 6 cm de rangement par armoire (épaisseur des montants latéraux et du montant central). Cela fait 4,6 m pour les livres et 2,3 m pour les documents par meuble.

    Nous prévoyons 5 meubles de cette dimension, soit 23 m linéaire pour les livres.

    En complément, et compte tenu de la place restante qui ne permet pas de mettre un autre meuble aussi large, nous avons retenu des meubles de 80 cm de large (les autres dimensions étant identiques). Ils disposent de portes battantes par défaut. Cela ferait un peu moins de 3 m linéaires de rangement par meuble. Deux meubles devraient suffire à disposer de suffisamment de place.

    Financement

    Pour couvrir un peu moins de la moitié du prix d’achat et de transport, nous vous proposons de participer à une opération de financement participatif. Nous disposons d’un financement pour le reste.
    Si vous souhaitez apporter votre contribution à ce projet, rendez-vous sur notre boutique où vous pourrez choisir de faire un don du montant de votre choix, grâce aux curseurs gradués de 0,1 à 100 €. Il vous suffit pour chacin des quatre curseurs de choisir la quantité désirée et la somme totale générée apparaîtra. Ensuite, vous aurez le choix entre payer par virement en utilisant les données du RIB qui s’afficheront ou d’être renvoyé vers Paypal® qui est notre intermédiaire financier et qui vous proposera deux choix :

    1. Utiliser votre compte Paypal®, si vous disposez d’un (ou en créer un si cela vous agrée).
    2. Payer avec votre carte bancaire comme sur n’importe quel site de paiement en ligne.

    Si vous préférez effectuer un virement de banque à banque, il est indispensable que vous résidez en France ou dans la zone SEPA, afin d’éviter des frais bancaires qui réduiraient votre don d’autant.

    Accéder à la boutique pour faire un don

    Merci d’avance de votre aide.

    Bien entendu des photos seront publiées, ici et sur Facebook® pour que vous puissiez juger du résultat.

    Pentecôte à Carcassonne

    Rencontres cathares
    578 vue(s)

    Pentecôte à Carcassonne

    Pour la seconde fois depuis l’arrêt des Rencontres cathares, l’association invite les personnes intéressées à se réunir à la maison cathare de Carcassonne afin d’y discuter de sujets relatifs au catharisme.
    Cette réunion d’une journée se tiendra le dimanche 31 mai 2020, de 9h à 17h.

    L’adresse est au 10 rue Alfred de Musset à Carcassonne.

    Les personnes qui le peuvent et qui le souhaitent peuvent venir la veille ou l’avant-veille et nous trouverons des occasions de rencontre et de sorties.
    Comme l’an passé, les sujets à discuter peuvent porter sur des points relatifs à l’histoire, à la cosmogonie, à la doctrine ou à la pratique du catharisme.
    Ces sujets ne sont pas encore définis et nous comptons sur vous pour proposer des thèmes qui vous intéressent. Pour ce faire contactez le Conseil d’administration de l’association par courriel. Nous récolterons vos propositions et nous en tirerons la thématique qui sera bientôt affichée ici.

    Sujets traités l’an dernier

    – le docétisme

    – la non-violence

    Sujets possibles pour cette année

    Je mets ici des idées en vrac et j’attends de vous que vous réagissiez sur Facebook ou en adressant vos remarques au Conseil d’administration, via le lien ci-dessus.

    – les cosmogonies cathares : objectifs, constructions, liens avec la vision judéo-chrétienne, intérêts, approche moderne, justifications…

    – la construction du bogomilisme : mouvement religieux autonome, résultat d’une prédication paulicienne, lien avec le mouvement populaire bulgare, liens avec le catharisme…

    – structuration de la doctrine cathare : liens avec les bogomiles, les pauliciens, la marcionites et les mouvements gnostiques antérieurs, cohérence des éléments la constituant, ordre des éléments les uns par rapport aux autres…

    – la continuité apostolique : mythe ou réalité, limites, intérêt, objectifs…

    – le catharisme moderne dépourvu de structure et les rites et le sacrement : justification, possibilités, organisation, développement, avenir…

    À vous de proposer d’autres sujets ou de valider ceux ci-dessus. La suite à venir.

     

    Conférences sur le catharisme

    6-Communication | Événements
    687 vue(s)

    Conférences sur le catharisme

    Que ce soit à l’occasion d’un événement en rapport avec le catharisme ou dans d’autres occasions, je réponds favorablement aux demandes qui me sont faites pour présenter un sujet en rapport avec le catharisme lors d’une conférence publique.
    La seule contrepartie que je demande — excepté le défraiement en cas de déplacement de plus de 50 km — est la possibilité de vendre et dédicacer mon livre sur place.

    Les sujets suivants ont déjà été traités et disposent de diapositives de présentation :

    • Étude des origines, de la doctrine et de la pratique ecclésiale du christianisme cathare du premier siècle à nos jours
    • Histoire des cathares : origines et groupes fondateurs
    • La spiritualité cathare : analyse de la doctrine et de la praxis cathares
    • Le catharisme : hérésie, dissidence ou christianisme authentique et originel ?
    • Les origines spirituelles de l’Homme – Convergence scientifique et spirituelle ?
    • La voie chrétienne cathare : Amour, règle de vérité et de justice, vie évangélique

    Bien entendu, je peux organiser des conférences sur d’autres approches du catharisme. Il faudra simplement me laisser un peu de temps pour les préparer.

    Pour me contacter utilisez le lien situé en bas de page.

     

    Catharisme d’aujourd’hui à Toulouse

    Événements
    411 vue(s)

    Librairie Privat le 23 mai 2019 de 10h à 19h.

    Dédicaces à Toulouse

    Éric Delmas sera à Toulouse le 23 mai prochain, à la librairie Privat, où il dédicacera son livre Catharisme d’aujourd’hui.
    Cette présence, dans ce lieu connu pour avoir édité plusieurs auteurs du catharisme, sera une occasion privilégiée pour vous de venir échanger durablement sur ce sujet. Installé à l’entresol — visible à droite de la colonne sur la photo — je serai à même de vous consacrer tout le temps nécessaire à la présentation de cet ouvrage un peu particulier, tant par sa forme que par son fond.
    En effet, c’est la première fois qu’un auteur aborde le catharisme dans ses racines chrétiennes qui vont du premier siècle au Moyen Âge, qu’il en détaille la philosophie, l’histoire, la doctrine et la pratique en les présentant jusqu’à aujourd’hui où nous voyons apparaître une résurgence de cette religion que beaucoup croyaient, voire espéraient, éteinte.

    C’est à Toulouse que Pierre Authié et son équipe de bons-chrétiens avait tenté de relancer le catharisme au début du 14e siècle, c’est là qu’il fut brûlé et c’est là que le 23 mai la municipalité vous propose une présentation du catharisme dans le cadre de son programme touristique.
    Il était donc cohérent d’être présent pour parler de ce dont aucun guide ni conférencier ne vous parlera jamais.

    La librairie Privat se trouve au 14 rue des Arts, métro musée des Augustins, quasiment à l’angle de la rue de Metz.

    Après cette journée, le livre ne sera plus disponible en magasin sur Toulouse. Je vous invite donc à ne pas laisser passer cette occasion de le tenir en mains et d’en apprécier concrètement l’intérêt.

    Montségur, nouveau regard

    Événements
    344 vue(s)

    André Czeski et Yves Courselle Les Editions Les Trois R en collaboration avec les Editions Al cor et Le Troubadour du Livre vous invitent pour une journée de Conférences – Visites – Rencontres – Exposition

    Samedi 27 Avril 2019 à Montségur (parking château et salle communale)

    MONTSÉGUR NOUVEAU REGARD

    10h00 : Départ du parking au pied du pog pour une visite du Château
    12h00 : Apéritif et Repas Ariégeois – salle communale
    14h30 : Présentations
    14h45 : Conférence – Projection : André Czeski Responsable des fouilles Montségur :

    « Montségur, nouveau regard »

    16h00 : Claudine Pailhès – Archiviste-Paléographe :

    « Après le bûcher, la naissance d’un village »

    l6h45 : Tristan Bergerot – Guide-Conférencier :

    «Les bâtisseurs de la forteresse de Montségur »

    17h30 : Conclusion et Apéritif – Suivis d’une visite de l’église du village pour ceux qui le désirent.

    Repas et Conférences : 25 € Conférences seules : 5 €

    Contact Réservation :
    Gilbert Bonnet 06 03 24 78 39
    Pierre Rimbaud 06 48 78 04 77

    Alcor Editions : 9 av Montmare – 13008 Marseille

    Pour vos réservations Hôtel nous vous proposons :
    ôtel les Minotiers Mirepoix 05 6l 69 37 36
    Hôtel le Commerce Mirepoix 05 6l 68 10 29
    Hôtel Costes Montségur 05 6l 02 66 21

    Remerciements : Mairie de Montségur Les associations : Le Troubadour du Livre. Editions Alcor. Société du souvenir et des études cathares. Les amis du château de Bouisse. Les Rencontres de Montségur Sursum Corda. Le traiteur Marrot de Lavelanet

    Conférences

    5-Culture
    605 vue(s)

    Conférences

    État des lieux

    Les conférences sont un moyen utile d’apporter des éléments de connaissance, de tous niveaux et à tout public, afin de permettre à ceux que le sujet intéresse à des degrés divers de suivre l’évolution de la recherche et d’être informés des dernières découvertes concernant le catharisme.
    En effet, il suffit de lire des documents de vulgarisation ou d’écouter des guides touristiques, pour se rendre compte que certains en sont restés, concernant le catharisme, à des notions datant du milieu du siècle dernier, et pour d’autres de la fin du même siècle. Or, la recherche ne s’est pas arrêtée quand Déodat Roché à émis ses hypothèses concernant le lien entre catharisme et manichéisme, voire avec l’anthroposophie. De même les découvertes de Jean Duvernoy sur le caractère strictement chrétien du catharisme n’ont pas signé la fin des recherches à ce sujet.

    Donc, ces recherches ne peuvent se contenter de publications dans des congrès ou dans des livres, souvent difficiles d’accès pour les néophytes. En outre, la capacité d’attention du public et le besoin d’une individualisation de la transmission du savoir font que des conférences permettent de choisir les sujets et la présentation qui sera le plus à même d’intéresser et d’informer chaque public en fonction de son intérêt pour le sujet et de sa capacité à recevoir des données plus ou moins complexes.

    Mais les conférences ont beaucoup évolué au fil des décennies. Ces réunions où un public docile était sagement parqué dans une salle, écoutant un laïus interminable émis d’un ton monocorde par un intervenant, le nez plongé dans ses notes, le visage vaguement éclairé par une lampe à l’intensité faiblarde et intermittente, est terminé.
    Aujourd’hui, la moindre conférence se doit de proposer des présentations didactiques, souvent illustrées de diapositives permettant de saisir l’essentiel du propos afin d’en améliorer la mémorisation, et consacrant une part non négligeable à des échanges entre la salle et l’orateur pour qu’il puisse adapter son propos à chacun des participants.
    La facilité à malheureusement aussi pris sa part en proposant des conférences sur des sites de vidéo en ligne (Youtube® en est l’exemple le plus connu). Ces conférences sont souvent de qualité médiocre quant à leur contenu qui ne vaut même pas celui des audio-guides touristiques. En outre, leur auteur s’abstient de proposer des références et des sources qu’il n’a jamais consultées, ce qui lui aurait évité d’affirmer ce qu’il aurait alors compris comme étant faux. Mais dans le siècle du multimédia, la forme supplante souvent le fond. Les négationnistes du catharisme l’ont bien compris, eux qui utilisent les médias pour affirmer leurs mensonges et se gardent bien de répondre aux critiques fondées qui leur sont le plus souvent adressées en retour. La fausse information, l’insinuation, l’à peu près, espèrent noyer le public et devenir des vérités en empêchant simplement les vrais chercheurs de diffuser les résultats de leurs travaux.

    C’est pourquoi il faut développer les conférences et en améliorer la forme, notamment en allant aussi les proposer sur ces sites de vidéos en ligne, pour que le public puisse accéder à toutes les informations. Ce qu’il en fera ensuite lui appartient. L’important étant de lui donner du choix.

    Forme et fond

    L’association Culture et études cathares a toujours privilégié les conférences lors des rendez-vous qu’elle vous a proposés dans le passé.
    Ces conférences didactiques ont permis d’aborder de nombreux sujets et de vous tenir informés des évolutions de la recherche sur le catharisme d’hier et sur celui d’aujourd’hui, avec parfois même de petites incursions prospectives sur le catharisme de demain.
    Le principe des conférence reprend en fait, en l’adaptant, la méthode des bons-chrétiens médiévaux qui allaient, deux par deux, de village en village, puis de maison de croyant en maison de croyant quand la croisade et l’Inquisition les pourchassaient, pour y délivrer des prêches qui n’étaient souvent rien d’autre que des conférences traitant d’un sujet précis.

    Aujourd’hui encore, je pense que ces déplacements au plus près des personnes soucieuses de s’informer demeurent essentiels.
    Aussi, nous sommes toujours prêt à répondre favorablement et de façon désintéressée aux demandes qui nous seront faites de venir parler du catharisme, dans son actualité la plus récente, à l’occasion de réunions spécifiquement organisées ou lors d’événements attirant un public susceptible d’être intéressé par ce sujet.
    De même, si certains souhaitent rencontrer des personnes plus compétentes sur le sujet de la religion cathare, nous sommes prêts à venir vous parler en comités plus restreints de ces sujets qui touchent davantage à la spiritualité.
    Il suffit de prendre contact, via le formulaire disponible en ligne, et nous vous rappellerons pour définir vos besoins et vous proposer nos services. Les intervenants agissent à titre gracieux, seuls les frais occasionnés resteront à votre charge.

    Les conférences

    Voici une liste des conférences déjà données à diverses occasions, ce qui n’exclut pas que d’autres thèmes puissent être demandés.

    Ruben Sartori, dit de Labastide* :

    • La question du libre arbitre dans la théologie cathare : Cette notion est-elle valide aujourd’hui ?
    • Origine et filiation du catharisme : Jésus, Paul, Marcion. De Paul aux marcionites. Les pauliciens.
    • La dilection.

    Bertran de la Farge* :

    • Les bons chrétiens : pratiques mystiques et filiations apostoliques – Les pratiques mystiques des Parfaits à travers les Manuscrits cathares. L’indispensable « transmission de l’enseignement spirituel » : éradication et permanences
    • Le Nouveau Testament provençal de Lyon : présentation du document, en quoi ce document intéresse les « cathares » d’aujourd’hui, projet de traduction (avancement du projet).

    Kepa Arburua Olaizola*

    • Les routes d’exode des  cathares.

    Éric Delmas :

    • La mise en place d’une communauté ecclésiale et d’une communauté de vie évangélique cathares.
    • La règle de justice et de vérité : règle monastique ou conduite de vie ? Les fondements doctrinaux. Les grands principes.
    • Mise en place d’une Église cathare en France : réflexion pour un Catharisme cohérent.
    • La maison cathare de Carcassonne : Organisation matérielle et relations sociales, Fonctionnement séculier et régulier, Évolution et devenir.
    • Étude des origines, de la doctrine et de la pratique ecclésiale du christianisme cathare du premier siècle à nos jours.
    • Histoire et doctrine des cathares.
    • La spiritualité cathare.
      Le Catharisme : Hérésie, dissidence ou Christianisme authentique et originel ?
    • Science et catharisme : opposition ou complémentarité ?
    • Les origines spirituelles de l’Homme : convergence scientifique et spirituelle ?
    • La Bienveillance, l’humilité et la non violence.
    • La voie chrétienne cathare : Amour, règle de vérité et de justice, vie évangélique.

    NB : Les intervenants annoté d’une * ne sont pas membres de l’association. Nous ne pouvons pas vous garantir leur disponibilité, mais nous leur transmettrons vos demandes.

     

    Contenu soumis aux droits d'auteur.
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