Bibliothèque cathare : la connaissance au service de la mémoire

Pourquoi une bibliothèque cathare ?

Concrétiser la résurgence cathare

Les Cathares étaient connus pour leur grande connaissance des textes sacrés et leur maîtrise de la philosophie. Ces connaissances s’appuyaient sur des documents et des ouvrages qu’ils se procuraient et sur d’autres qu’ils écrivaient eux-même. Malheureusement, comme c’est souvent le cas dans tous les systèmes totalitaires, la destruction des outils de connaissance est un des versants de la répression. La plupart des ouvrages cathares ont disparu mais tout n’est pas perdu.

L’expérience du Centre d’études cathares – René Nelli

Fondé par la volonté de René Nelli et administré par Anne Brenon, puis Pilar Jimenez, le CEC – René Nelli fut victime de ses faiblesses. Sa trop grande dépendance aux fonds publics et l’abandon de son activité de recherche — après l’éviction des deux chercheuses qui lui avaient donné ses lettres de noblesse —, provoqua sa perte. Le pire fut la perte partielle de son fond documentaire car la structure associative n’avait pas su prendre les mesures nécessaires à sa protection. C’est une leçon à méditer.

Remettre sur pied une bibliothèque cathare

Le projet de mise en place d’une bibliothèque cathare est très ancien mais c’est lors de la Rencontre cathare de 2014 que j’avais présenté un projet de structuration de la communauté informelle actuelle afin de permettre la résurgence du catharisme au XXIe siècle. Dans ce projet, la bibliothèque cathare était organisée sous l’égide de l’association existante, Culture et études cathares, afin de regrouper et proposer l’accès à la documentation nécessaire à une étude sérieuse de cette religion. Pour correspondre aux nécessités de notre siècle et à la règlementation française, la structure sous forme d’une association sans but lucratif  (a. s. b. l.) me semblait le meilleur choix.

Lors de l’Assemblée générale de l’association Culture et études cathares, qui s’est tenue en avril 2015, il a été acté la mise en place de cette nouvelle association et la création d’une synergie entre les deux associations de façon à garantir la protection du fond documentaire pour que, quoi qu’il arrive, il ne puisse être dispersé ou vendu pour régler des dettes ou compenser une dissolution.

Structuration associative innovante

Ce projet n’ayant pu aboutir, il a été décidé d’intégrer cette activité à l’association Culture et études cathares déjà existante.
Pour éviter que des problèmes financiers, qui pourraient éventuellement toucher cette association, mettent en danger le fond documentaire, un montage statutaire innovant a été instauré.
Sans remettre en cause le caractère laïque des structures concernées, l’assistance de la communauté religieuse cathare a été requis pour mettre à l’abri le fond documentaire en cas de problème et le restituer dès que la situation initiale sera rétablie.

Vous pouvez participer à ce projet de long terme, en rejoignant l’association Culture et études cathares, en nous proposant des ouvrages susceptibles d’enrichir cette bibliothèque ou en faisant un don.

Un accès ouvert à tous les chercheurs

Disposer d’un fond documentaire dormant — ce qui est souvent le cas — ne pouvait nous satisfaire. La recherche sur le Catharisme dépend d’un accès large à la documentation. Cela est d’autant plus vrai que le fond documentaire s’enrichit et accueille des documents rares.
Conscients de cette nécessité, nous avons cherché un moyen de permettre à tous les chercheurs d’accéder au fond. Pour cela deux moyens ont été mis en place : un accès sur place, comme dans tout centre de documentation et de recherche et, un prêt de documents sous forme numérique. Ce dernier s’appuie sur une demande réglementaire et un engagement formel visant à respecter le droit d’auteur et d’édition qui couvre ces ouvrages pendant près d’un siècle.