Yves Maris

Yves Maris (1950 – 2009)

Docteur en philosophie de l’Université de Toulouse II
Diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Toulouse
Diplômé du Centre de Perfectionnement aux Affaires du Grand Sud-Ouest
Maire de la Commune de Roquefixade de 1983 à 2009.

Né le 8 mai 1950, Yves Maris, issu d’une famille d’industriels du textile, avait fait sa carrière comme administrateur judiciaire et syndic de sociétés en liquidation.
À son retour du service militaire, il fréquente l’Hestia (la maison) de Fanita de Pierrefeu à Montségur et l’univers aussi étrange que cosmopolite qui y gravite. C’est là qu’il découvre la pensée des cathares.
Ne se satisfaisant désormais plus de sa voie professionnelle, il l’abandonne pour des études supérieures de philosophie, puis empreint de l’esprit et de la spiritualité cathares, il décide de vivre à leur image dans maison, la Bastida dels cathars.
Cela ne l’empêchera pas de conserver un goût pour la vie publique, puisque élu du village de Roquefixade, il fera même une petite incursion sans lendemain vers les élections législatives.

Son engagement intellectuel fut, à son image, total. Auteur de plusieurs ouvrages que vous retrouverez ci-dessous, il accumulait une importante production littéraire d’étude et de recherche qu’il mettait en forme sur son site : chemins cathares, avec l’aide de son ami Gérard.
Il eut aussi l’idée de relancer le principe des « disputatio », ces controverses religieuses auxquelles les cathares se sont fait connaître au Moyen Âge. De connivence avec un représentant de l’Église catholique et un de l’Église réformée, ils débattaient dans des lieux publics sur des thèmes religieux.

Yves fut à l’origine de cette volonté de réunir celles et ceux pour qui le catharisme n’était pas qu’un événement historique.
Il eut l’idée et la volonté de mettre en place une rencontre de la diversité cathare, où se réunirent tous ceux qui se sentaient intimement concernés par cette religion et cette spiritualité. Cela fut fait à la Pentecôte 2009, malheureusement en son absence, puisqu’il fut hospitalisé dans nuit précédant la première journée de débats.

Malheureusement, la maladie qui l’avait touché dans sa jeunesse revint à l’assaut et le terrassa. Ce cœur si prompt à s’emballer sur des sujets spirituels, ne supporta pas l’intervention chirurgicale qui lui était destinée. Yves nous a quitté en ce début d’après-midi du 29 juillet 2009.