Les saints innocents, martyrs

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Les saints innocents, martyrs

Cet épisode symbolique est plein d’incohérences. Hérode, après avoir guidé les mages vers Bethléem où ces derniers rendent hommage à l’enfant-Dieu, décide d’éliminer son rival potentiel.
Déjà l’Église catholique semble se méprendre. Logiquement l’adoration des mages correspond à l’Épiphanie, donc ce massacre doit être nettement postérieur au premier dimanche après Noël.
Ensuite, on nous indique qu’Étienne est le premier martyr, mais on nous présent ces enfants assassinés comme des martyrs. Pourtant cet épisode est antérieur de plus de trente ans.
Enfin, on retrouve ici tous les ingrédients du mythe judéo-chrétien où Dieu est censé intervenir pour sauver celui qui doit l’être quitte à laisser perpétrer des massacres sans s’en soucier. Iahvé est coutumier du fait, mais imaginer que Dieu puisse faire de même est hautement ridicule.

1re lecture :

Première lettre de Jean : 1, 5 – 2, 2

5 – Ce que nous l’avons entendu annoncer et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres.

Mon analyse :
Le message entendu n’est pas le bon, car si l’auteur était Jean l’évangéliste, le message serait celui de l’Amour et non le caractère lumineux de Dieu.

2 – C’est lui qui est propitiation pour nos péchés et non seulement pour les nôtres mais aussi pour le monde entier.

Mon analyse :
Cette phrase, tiré d’un ensemble vise à reprendre le commandement de Christ. Ce verset 2 et le 7 rappellent bien le caractère judéo-chrétien de l’auteur. L’auteur oublie le verset 5 nettement plus chrétien à mon goût.

Psaumes : 124 (Vulgate : 123), 2-3, 4-5, 6a. 7cd-8

2 – si Iahvé n’avait été pour nous, quand les hommes se levèrent contre nous,
3 – ils nous auraient avalés vivants, dans l’ardeur de leur colère contre nous,
4 – alors les eaux nous auraient submergés, un torrent aurait passé sur nous,
5 – alors auraient passé sur notre âme les eaux écumantes !
6 – Béni soit Iahvé qui ne nous a pas livrés…
7 – … le filet s’est rompu, nous nous sommes échappés.
8 – Notre secours est dans le nom de Iahvé, qui a fait les cieux et la terre !

Mon analyse :
Une fois encore, les psaumes nous montrent la dépendance de l’homme, incapable de quoi que ce soit, sans le secours de son Dieu. C’est l’asservissement total bien éloigné de l’éveil et de la prise en charge individuelle de l’homme nouveau.

Évangile selon Matthieu : 2, 13-18

13 – Quand ils se furent retirés, voilà qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu’à ce que je te parle. Car Hérode va chercher l’enfant pour le perdre.
14 – Et lui se leva, prit de nuit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte,
15 – et il y fut jusqu’à la mort d’Hérode, pour remplir cette parole du Seigneur qui dit par le prophète : J’ai rappelé d’Égypte mon fils.

Mon analyse :
L’envoyé de Dieu se contente d’épargner l’enfant mais va laisser mourir des dizaines d’autres. Cette conception est totalement humaine, le symbole justifie tout.

16 – Alors Hérode, voyant qu’il avait été moqué par les mages, se fâcha fort et envoya supprimer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les garçons de deux ans et au-dessous, selon le temps qu’il s’était fait préciser par les mages.
17 – Alors fut remplie cette parole du prophète Jérémie qui dit :
18 – Une voix est entendue dans Rama, sanglot et plainte ô combien ! Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus.

Mon analyse :
Nous sommes dans la droite ligne de la Torah et du démiurge pour qui la vie humaine est sans valeur.

Voici comment je reçois ces textes.