Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Célébration de Saint Simon et Saint Jude, apôtres

1re lecture : 
Évangile : Lc 6, 12-19

Lettre de Paul aux Éphésiens : 2, 19-22

19 – Ainsi donc vous n’êtes plus des étrangers en séjour, vous êtes les concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu,
20 – bâtis sur la fondation des apôtres et des prophètes. Et la pierre d’angle est le christ Jésus lui-même.
21 – En lui tout bâtiment bien agencé s’élève en un sanctuaire saint, dans le Seigneur.
22 – En lui, vous aussi êtes bâtis ensemble en un domicile de Dieu, dans l’Esprit.

Mon analyse :
Et Paul insiste sur le fait que les païens, traités de prépucés par ceux qui se vantaient d’un signe physique détaché de Dieu, étaient à la marge de la société juive qui était la référence en Israël, sont maintenant au centre de tout, de même que les Juifs qui étaient déjà plus proches puisque monothéistes. Christ a donc réuni ceux qui étaient séparés de façon irrémédiable en abolissant la loi mosaïque et en faisant émerger l’homme nouveau en chacun. De ce fait désormais tous sont réunis en un seul Esprit.

Psaumes : 19 (Vulgate 18), 2-3, 4-5ab

2 – Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ;
3 – le jour au jour en dit une parole et la nuit à la nuit en donne connaissance :
4 – pas de parole, pas de mot, leur voix n’est pas entendue,
5 – mais dans toute la terre leur rythme est perçu…

Mon analyse :
Ce psaume, véritablement apostolique, rappelle à ceux qui s’y réfèrent le caractère juste (en bien comme en mal) de la loi de Iahvé. Il rappelle que cette loi est universelle et qu’elle doit être diffusée. Il ne s’agit pas d’une loi qui parle dans le cœur de l’homme, comme l’évangile prêché par Paul, mais d’une loi positive que l’on affiche comme un édit royal.

2e lecture :

Évangile selon Luc : 6, 12–19

12 – Ces jours-là, il sortit prier dans la montagne. Il passa la nuit à prier Dieu
13 – et, quand vint le jour, il interpella ses disciples et en choisit douze, qu’il nomma apôtres :
14 – Simon, qu’il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélémy,
15 – Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélé,
16 – Jude frère de Jacques, et Judas Iscarioth, qui devint un traître.
17 – Comme il descendait avec eux, il s’arrêta sur un terre-plein et une grosse foule de ses disciples, une grosse multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
18 – vinrent l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient harcelés d’esprits impurs étaient soignés,
19 – et toute la foule cherchait à le toucher parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Mon analyse :
On voit dans ce texte la mise en place du groupe censé représenter l’ossature de l’Église en formation. Pourtant, ces disciples ne semblent pas être les seuls puisque le verset 17 nous parle d’une « grosse foule de ses disciples » qui l’attend en bas. En fait, il s’agit de justifier l’ascendant que certains voudront prendre sur les autres dans la nouvelle organisation. On est loin de l’attitude de Paul qui, une fois éveillé, s’en va à Damas se mettre sous l’autorité d’Ananias.

Voici comment je reçois ces textes.