Saint-Matthieu, apôtre et évangéliste

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale de Saint-Matthieu, apôtre et évangéliste

1re lecture :

Lettre de Paul aux Éphésiens : 4, 1-7. 11-13

1 – Je vous exhorte donc, moi prisonnier dans le Seigneur, à marcher dignes de l’appel dont vous avez été appelés,
2 – en toute humilité et douceur et avec générosité, vous supportant les uns les autres avec amour
3 – et vous efforçant de garder l’unité de l’esprit dans le lien de la paix.
4 – Un est le corps et un l’Esprit; une aussi l’espérance à laquelle cet appel vous a appelés.
5 – Un est le Seigneur ; une la foi et un le baptême ;
6 – un est le Dieu et père de tous, qui est au-dessus de tous, entre tous, en tous.
7 – Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ.

Mon analyse :
Paul rappelle l’importance de l’unité de la communauté qui doit avancer, non seulement dans la paix et la bienveillance, mais aussi dans le même mouvement.

11 – Et c’est lui qui a donné les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les maîtres,
12 – pour former des saints dont l’œuvre soit de servir, et de bâtir le corps du Christ
13 – jusqu’à ce que tous nous touchions à l’unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, et à l’homme parfait, à la mesure du Christ en la plénitude de son âge.

Mon analyse :
Ici Paul rappelle que la communauté est l’œuvre de Christ et que chacun a eu sa part de grâce en fonction de son mérite et de sa foi. Mais ces dons ne sont pas à visée hiérarchique ; ils sont destinés à servir la communauté afin que chacun en atteignant le niveau de connaissance et de foi nécessaire atteigne, par l’amour, l’éveil qui révèle l’homme parfait — le Christ — en nous

Psaumes : 19 (Vulgate 18a), 2-3, 4-5ab

2 – Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ;
3 – le jour au jour en dit une parole et la nuit à la nuit en donne connaissance :
4 – pas de parole, pas de mot, leur voix n’est pas entendue,
5 – mais dans toute la terre leur rythme est perçu …

Mon analyse :
Cette évocation de la grandeur de la création divine peut être perçue comme la validation de la thèse judéo-chrétienne dont Matthieu est le plus fervent défenseur.

Évangile selon Matthieu : 9, 9-13

9 – Passant plus loin, Jésus vit, assis à la perception, un homme appelé Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Il se leva et le suivit.
10 – Comme il était à table dans la maison, voilà que beaucoup de percepteurs et de pécheurs se mirent à table avec Jésus et ses disciples.
11 – À cette vue, les pharisiens disaient aux disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les percepteurs et les pécheurs ?
12 – Mais lui, qui avait entendu, leur dit : Ce ne sont pas les vigoureux qui ont besoin de médecin, mais les mal-portants.
13 – Allez donc apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, car je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs.

Mon analyse :
Les pharisiens s’adressent aux disciples pour tenter de les déstabiliser. La dernière phrase signe l’opposition entre la loi d’Amour (Bienveillance) et la loi positive.

Voilà comment je reçois ces textes.