32e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 32e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Sagesse de Salomon : 6, 12-16

12 – Éclatante et inaltérable est la Sagesse, elle se laisse volontiers contempler par ceux qui l’aiment et elle se laisse trouver par ceux qui la recherchent ;
13 – elle prévient en se faisant connaître ceux qui la désirent.
14 – Celui qui dès le matin va vers elle ne peinera pas, car il la trouvera assise à sa porte.
15 – Méditer sur elle est la perfection de l’intelligence et celui qui aura veillé à cause d’elle sera bientôt sans soucis,
16 – car elle va elle même à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; elle se montre complaisamment à eux sur les chemins et elle vient à leur rencontre à chaque pensée.

Mon analyse :
Ce que l’on appelle l’Hymne à la Sagesse, est le point fort de ce texte. Il la présente comme une entité indépendante soucieuse d’assister le sage dans sa démarche.

Psaumes : 63 (Vulgate 62), 2, 3-4, 5-6, 7-8

2 – Élohim, c’est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, mon corps languit après toi, comme une terre aride, altérée, sans eau.
3 – Ainsi que je te voyais dans le Sanctuaire, quand je contemplais ta puissance et ta gloire,
4 – Car ta grâce est meilleure que la vie, mes lèvres te glorifiaient ;
5 – ainsi je te bénirai durant ma vie, en ton nom j’élèverai mes mains.
6 – Comme de graisse et de moelle mon âme sera rassasiée, ma bouche te louera par les acclamations de mes lèvres.
7 – Quand je pense à toi sur ma couche, durant les veilles, je médite sur toi,
8 – car tu es mon secours et à l’ombre de tes ailes j’acclame,

Mon analyse :
Encore et toujours un psaume faisant de l’obséquiosité de l’homme envers son Dieu une règle rendue nécessaire par les régulières sautes d’humeur de ce dernier..

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Thessaloniciens : 4, 13-18 (ou brève : 4, 13-14)

13 – Nous voulons, frères, que vous n’ignoriez rien de ceux qui se sont endormis : il ne faut pas être tristes comme les autres, qui n’ont pas d’espérance !
14 – Car si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, c’est ainsi que Dieu mènera avec lui ceux qui se sont endormis par Jésus.
15 – Car voici ce que nous vous disons, par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui restons pour la venue du Seigneur, nous ne serons pas plus avancés que ceux qui se sont endormis ;
16 – parce que le Seigneur lui-même, au signal, à la voix de l’archange, au coup de trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts dans le Christ ressusciteront d’abord ;
17 – ensuite, nous les vivants qui sommes restés, nous serons enlevés ensemble avec eux sur les nuées, au-devant du Seigneur, dans les airs ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
18 – Exhortez-vous donc les uns les autres avec ces paroles.

Mon analyse :
Paul répond enfin à la question qui justifie sa lettre. Il rassure les Thessaloniciens sur la question de la résurrection des morts. À cette époque il pense faire partie de ceux qui verront la seconde parousie. Ensuite, il se contentera d’espérer rejoindre Christ. Cette question du devenir des morts inquiétaient des populations qui pensaient que les Chrétiens, soit ne mourraient pas, soit auraient une mort ponctuée d’un événement glorieux comme le fut l’ascension de Jésus.

Évangile selon Matthieu : 25, 1-13

1 – Alors le règne des cieux sera pareil à dix vierges qui ont pris leurs lampes et sont sorties au-devant du marié.
2 – Cinq d’entre elles étaient stupides et cinq, sensées.
3 – Les stupides avaient pris leurs lampes mais elles n’avaient pas pris d’huile ;
4 – les sensées avaient pris de l’huile dans des récipients en même temps que les lampes.
5 – Comme le marié tardait, elles se sont toutes assoupies et se sont endormies.
6 – Au milieu de la nuit, il y a eu un cri : Voilà le marié ! Sortez au-devant de lui !
7 – Alors toutes ces vierges se sont levées pour garnir leurs lampes.
8 – Et les stupides ont dit aux sensées : Donnez-nous de votre huile, parce que nos lampes s’éteignent.
9 – Les sensées ont répondu : Cela ne suffirait pas pour nous et pour vous ; allez plutôt en acheter chez les marchands.
10 – Pendant qu’elles y allaient le marié est venu et celles qui étaient prêtes sont entrées avec lui aux noces, et on a fermé la porte.
11 – Enfin viennent aussi les autres vierges, qui disent : Seigneur, seigneur, ouvre-nous.
12 – Mais il leur répond : Oui je vous le dis, je ne vous connais pas.
13 – Réveillez-vous donc car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Mon analyse :
De façon encore plus claire qu’au chapitre précédent ce texte nous explique que ce qui importe est uniquement d’être prêt au moment où nous serons appelés.

Voici comment je reçois ces textes.