28e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 28e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Livre d’Isaïe : 25, 6-10a

6 – Iahvé des armées organisera pour tous les peuples sur cette montagne, un festin de mets gras, un festin de vins vieux, de mets à la graisse de moelle, de vins décantés.
7 – Il détruira sur cette montagne le voile placé sur tous les peuples, le tissu tissé sur toutes les nations.
8 – il détruira la mort à jamais. Adonaï Iahvé effacera les larmes de dessus tous les visages et il enlèvera l’opprobre de tout son peuple de dessus toute la terre, car Iahvé a parlé.
9 – On dira en ce jour-là : Voici notre Dieu, c’est en celui-là que nous espérions, afin qu’il nous sauve, car Iahvé, nous espérions en lui ; exultons, réjouissons-nous de sa délivrance.
10 – La main de Iahvé se posera sur cette montagne…

Mon analyse :
Isaïe nous livre une vision de Dieu typique du Judaïsme. C’est un dieu violent et guerrier qui défend et protège son peuple préféré contre les autres peuples, dont il est pourtant aussi le créateur.

Psaumes : 23 (Vulgate 22), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

Le bon pasteur
1 – Iahvé est mon pasteur, je ne manque de rien :
2 – sur des prés de gazon il me parque, près des eaux reposantes il me mène,
3 – il ranime mon âme, il me conduit sur les sentiers de la justice en vertu de son nom.
4 – Même si je marche dans un val ténébreux, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent.
5 – Devant moi tu dresses une table, face à mes adversaires, tu oins d’huile ma tête, ma coupe est débordante.
6 – Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie et j’habiterai dans la maison de Iahvé à longueur de jours.

Mon analyse :
Ce psaume fait, en quelque sorte, le versant du texte précédent. Face à Iahvé tout puissant, l’homme n’a d’autre espoir que de se comporter en animal de compagnie obséquieux et obéissant pour obtenir un traitement de faveur.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Philippiens : 4, 12-14.19-20

12 – je sais m’abaisser, je sais être dans l’abondance ; j’ai été initié à tout et de toutes manières : à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à manquer.
13 – Je peux tout, en celui qui me fortifie.
14 – Pourtant vous avez bien fait de prendre part à mon affliction.
19 – Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse en gloire par le christ Jésus.
20 – À notre Dieu et père soit la gloire dans les âges des âges. Amen.

Mon analyse :
Paul rappelle qu’il n’a besoin de rien car il peut s’adapter à toutes les situations grâce à sa foi. De même ceux de Philippe recevront leur dû en temps et heure.

Évangile selon Matthieu : 22, 1-14 (ou brève : 1-10)

1 – Jésus leur dit encore à part, en paraboles :
2 – Le règne des cieux est pareil à un roi qui a fait des noces à son fils.
3 – Il a envoyé ses esclaves appeler aux noces ceux qui y étaient appelés. Ils n’ont pas voulu venir.
4 – Il a envoyé encore d’autres esclaves, il leur a dit : Dites aux appelés : Voilà, j’ai apprêté le déjeuner, immolé taureaux et bêtes grasses, tout est prêt. Ici donc, aux noces.
5 – Mais négligents ils s’en sont allés qui à son champ, qui à son négoce,
6 – les autres se sont saisis de ses esclaves, les ont outragés et tués.
7 – Le roi en colère a envoyé ses armées perdre les meurtriers et incendier leur ville.
8 – Alors il a dit à ses esclaves : La noce est prête, mais les appelés n’en ont pas été dignes,

Mon analyse :
Cette parabole permet à Jésus de montrer qu’il ne suffit pas de se croire peuple élu de Dieu mais qu’on peut aussi être rejeté si on n’est pas prêt à son appel et, pire encore si l’on rejette ses prophètes. L’image est conforme à l’idée juive selon laquelle Dieu peut-être vengeur et meurtrier.

9 – allez donc sur les chemins et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.
10 – Ces esclaves sont sortis sur les chemins et ils ont rassemblé tous ceux qu’ils ont trouvés, mauvais et bons, et la salle a été remplie de convives.
11 – En entrant pour observer les convives, le roi a vu là un homme qui n’avait pas revêtu le vêtement de noce.
12 – Il lui a dit : Camarade, comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce ? L’homme a été muselé.
13 – Alors le roi a dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et chassez-le dans les ténèbres extérieures. Là il y aura le sanglot et le grincement de dents.
14 – Car il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.

Mon analyse :
Là le message est clair, tous ceux qui le veulent vraiment peuvent être appelés. C’est l’opinion de Paul contre celle des autres disciples. Surprenant donc que Matthieu le mette en valeur. Mais il ne suffit pas d’avoir été appelé, encore faut-il s’être bien préparé pour recevoir la grâce. Sinon, on est encore une fois rejeté comme l’homme mal habillé. Il y a beaucoup d’appelés ; en fait nous sommes tous appelés, mais peu d’entre nous réussissent à chaque appel. Cela ne contredit pas le fait qu’à la fin des temps nous serons tous sauvés.

Voici comment je reçois ces textes.