27e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 27e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Livre d’Isaïe : 5, 1-7

1 – Je vais chanter pour mon ami la chanson de mon ami sur sa vigne. Mon ami avait une vigne sur une éminence dotée d’un gras terrain.
2 – Il la défonça, l’épierra et la planta de raisin vermeil. Puis il bâtit une tour au milieu et y creusa également une cuve. Il espéra qu’elle produirait des raisins, mais elle produisit du verjus.
3 – maintenant, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, jugez donc entre moi et ma vigne !
4 – Que fallait-il encore faire pour ma vigne que je n’y ai fait ? Pourquoi ai-je espéré qu’elle produirait des raisins et a-t-elle produit du verjus ?
5 – Et maintenant que je vous fasse connaître ce que je vais faire à ma vigne : enlever sa haie et elle sera bonne à brûler, faire une brèche dans sa clôture et elle sera bonne pour le piétinement.
6 – J’en ferai un lieu saccagé ; elle ne sera ni taillée, ni sarclée, et elle poussera en ronces et en broussailles ; aux nues j’ordonnerai de ne pas faire pleuvoir sur elle leur pluie.
7 – Car la vigne de Iahvé des armées, c’est la maison d’Israël et l’homme de Juda, son plant délicieux. il espérait le droit et voici la complicité, la justice et voilà un tollé !

Mon analyse :
Le rapport de Iahvé à l’homme n’a rien à voir avec la prédication de Christ. Au moindre mécontentement Iahvé punit et brise l’homme sans la moindre hésitation. On retrouve cela dans l’évangile de Matthieu. Or, Christ lui nous parle d’amour et de pardon. C’est la différence que l’on voit dans la lettre aux Philippiens.

Psaumes : 95 (Vulgate 79), 9. 12, 13-14, 15-16, 19-20

9 – D’Égypte tu as arraché une vigne, tu as chassé des nations et tu l’as plantée,
12 – elle étendait ses branches jusqu’à la Mer et ses rejetons jusqu’au Fleuve.
13 – Pourquoi as-tu fait une brèche dans ses clôtures, pour qu’y vendangent les passants de la route,
14 – pour que la ravage le sanglier de la forêt et que la broute le bétail des champs ?
15 – Élohim des armées, daigne revenir, regarde du haut des cieux et vois, visite cette vigne
16 – et protège-la, elle que ta droite a plantée [ ] !
19 – Nous ne nous écarterons plus de toi, tu nous feras revivre et nous invoquerons ton nom.
20 – Iahvé-Élohim des armées, rétablis-nous, fais briller ta face et nous serons sauvés !

Mon analyse :
Ce psaume, choisi pour sa proximité avec l’évangile du jour, montre lui aussi le peuple élu rejeté et puni de sa désobéissance. Le système judéo-chrétien s’est construit des racines profondes.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Philippiens : 4, 6-9

6 – Ne vous inquiétez de rien, mais en tout, en priant et en demandant avec actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes.
7 – Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus.
8 – Au reste, frères, tout ce qu’il y a de vrai, de grave, de juste, de pur, d’aimable, de bon renom, et s’il est quelque vertu, s’il est quelque chose de louable, que ce soit là pour vous ce qui compte.
9 – Ce que vous avez appris, reçu, entendu et vu en moi, faites-le, et le Dieu de paix sera avec vous.

Mon analyse :
Paul demande aux Philippiens de vivre dans le respect de la règle qu’il a édictée et qu’il donne en exemple.

Évangile selon Matthieu : 21, 33-43

33 – Écoutez une autre parabole. Un maître de maison avait planté une vigne, il l’avait entourée d’une clôture, y avait creusé une cuve et bâti une tour, il l’a louée à des vignerons et il est parti en voyage.
34 – Quand a approché le temps des fruits, il a envoyé ses esclaves aux vignerons pour faire prendre ses fruits.
35 – Mais les vignerons ont pris ses esclaves, battu l’un, tué l’autre, lapidé un troisième.
36 – II a envoyé encore d’autres esclaves, plus nombreux que les premiers, et ils leur ont fait de même.
37 – Enfin il leur a envoyé son fils, en se disant : Ils vont respecter mon fils.
38 – Mais quand les vignerons ont vu le fils ils se sont dit entre eux : C’est l’héritier ! Ici, qu’on le tue et à nous l’héritage.
39 – Ils l’ont pris, l’ont chassé de la vigne et l’ont tué.
40 – Quand le seigneur de la vigne viendra, que fera-t-il donc à ces vignerons ?
41 – Ils lui disent : Il perdra méchamment ces méchants et louera sa vigne à d’autres vignerons qui lui en rendront le fruit en son temps.
42 – Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs est devenue tête d’angle : elle l’est devenue par le Seigneur, et à nos yeux c’est étonnant ?
43 – C’est pourquoi je vous dis que le règne de Dieu va vous être enlevé, on le donnera à une nation qui le fera fructifier.

Mon analyse :
Cette fois la critique devient violente et Jésus présente dans cette parabole des vignerons le récit de la passion. Les esclaves maltraités sont les prophètes et le fils tué c’est lui. Le Juifs sont donc rejetés en tant que peuple élu et les judéo-chrétiens pourront se saisir de cette parabole pour s’attribuer le titre de peuple élu. Cela se reproduira avec les Mormons bien plus tard. Il leur prédit également que c’est à cause de lui, la pierre d’angle, qu’ils seront ainsi détruits.

Voici comment je reçois ces textes.