1er dimanche de l’Avent

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 1er dimanche de l’Avent

1re lecture :

Isaïe : 63, 16b-17. 19b ; 64, 2b-7

16 – … Abraham ne nous connaît pas et Israël ne peut nous reconnaître…
17 – Pourquoi nous fais-tu errer, Iahvé, hors de tes voies, et endurcis-tu nos cœurs à l’écart de ta crainte ?
19 – … Si tu pouvais déchirer les cieux et descendre — devant toi les montagnes seraient ébranlées ;
7 – Cependant, Iahvé, tu es notre père, nous sommes l’argile et tu es celui qui nous a modelés, nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

Mon analyse :
Le peuple hébreu se lamente d’avoir tout perdu, y compris ses références Abraham et Jacob (Israël), mais il considère que c’est Iahvé qui a provoqué sa perte. C’est logique, puisque le lien qui les unit est celui du maître et de l’esclave. Le peuple est sans pouvoir et tout entier sous la coupe de Iahvé. Aussi le peuple, par la voix d’Isaïe ne peut qu’espérer que Iahvé fera ce qu’il faut puisque, comme il le rappelle, il n’est qu’argile entre les mains de son faiseur. Cette approche juive se retrouve dans le catholicisme. Inversement, le catharisme, et à moindre dose le protestantisme, reconnaît à l’homme une capacité personnelle dans son cheminement vers le salut.

Psaumes : 80 (Vulgate 79), 2ac. 3bc, 15-16a, 18-19

2 – Pasteur d’Israël, prête l’oreille,… toi qui siège sur les Chérubins, apparais !
3 – … réveille ta vaillance, et viens à notre secours !
15 – Élohim des armées, daigne revenir, regarde du haut des cieux et vois, visite cette vigne
16 – et protège-la, elle que ta droite a plantée [ ] !
18 – Que ta main se pose sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme dont tu as fait ta force !
19 – Nous ne nous écarterons plus de toi, tu nous feras revivre et nous invoquerons ton nom.

Mon analyse :
Là encore l’homme est passif et attend tout de son Dieu dont il fait même un chef militaire. On retrouve cette idée dans le Nouveau Testament quand, dans le désert, Satan rappelle à Jésus que Dieu peut lui envoyer une armée d’anges. Cette vision est typiquement judéo-chrétienne ; les cathares savent que Dieu n’a pas de mal à opposer au mal.

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Corinthiens : 1, 3-9

3 – À vous, grâce et paix de Dieu notre père et du seigneur Jésus Christ.
4 – Je rends grâces continuellement à Dieu à votre sujet pour la grâce que Dieu vous a donnée par le christ Jésus,
5 – car il vous a en tout enrichis, en toute parole et en toute science,
6 – selon que le témoignage du Christ a été confirmé en vous,
7 – de sorte que vous n’êtes privés d’aucun don, vous qui attendez le dévoilement de notre seigneur Jésus Christ.
8 – Et lui vous confirmera jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre seigneur Jésus.
9 – Fidèle est le Dieu qui vous a appelés à être associés à son fils Jésus Christ notre seigneur.

Mon analyse :
Paul a déjà visité la communauté de Corinthe, capitale de l’Achaïe en Grèce, quelques années auparavant. Installé à Éphèse, il reçoit des messagers porteurs de nouvelles inquiétantes. Les mœurs relâchées qui prédominent à Corinthe semblent avoir touché les membres des communautés évangélisées par Paul. Corinthe est une ville de passage et de mélange entre les cultures romaines et grecques et semble être également un lieu de croisement de prédicateurs divers. Cette entame est donc destinée à rappeler à la communauté d’où elle tire sa légitimité.

Évangile selon Marc : 13, 33-37

33 – Prenez garde, chassez le sommeil, car vous ne savez pas quand c’est l’instant.
34 – C’est comme un homme qui est parti en voyage en laissant sa maison et qui a donné pouvoir à ses esclaves, à chacun son ouvrage, et au portier il a commandé de veiller.
35 – Veillez donc, car vous ne savez pas quand le seigneur de la maison vient : tard ? ou à minuit ? au chant du coq ? à l’aube ?
36 – de peur qu’en venant soudain il vous trouve endormis.
37 – Et ce que je vous dis je le dis à tous : Veillez.

Mon analyse :
Voilà le point essentiel. Nous ne pouvons rien pour ce qui relève du Mal. Notre seule option est de nous préparer pour ce qui sera le salut de ceux qui n’auront pu quitter cet enfer plus tôt. Il faudra donc être prêt et subir des conditions pires que ce que l’on peut imaginer tout en restant prêt.

Voici comment je reçois ces textes.