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Paroles d’évangiles ?

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Paroles d’évangiles ?

Après deux mille ans d’endoctrinement il est très difficile de remettre en question certains points qui semblent relever de l’évidence.

Les évangiles en font partie pour les Chrétiens, comme la Torah pour les Juifs et le Coran pour les Musulmans.
D’ailleurs, quand on veut affirmer la véracité d’une chose, le terme choisi est : C’est parole d’évangile !

Pourtant, s’il est une réalité évidente, c’est qu’aucun de ces textes cités ci-dessus, ne peut prétendre contenir la vérité. Écrits tardivement pour certains, issus de témoignages de seconde main pour d’autres, carrément inventés à plusieurs siècles d’intervalle, ces textes sont des témoins de croyances sincères qui les ont produits pour l’édification des masses.
Les témoins les plus proches de l’origine ont-ils raconté ce qu’ils ont réellement observé ou bien ont-ils proposé un témoignage correspondant à une intuition, une inspiration, une révélation spirituelle ou intellectuelle ? Personne ne peut le dire. Ceux qui ont écrit ces documents, l’ont-ils fait au mot près de ce que le ou les témoins initiaux leur ont dit ? Tout permet d’en douter puisque des versions différentes ou des variantes sont apparues plus ou moins tôt après les faits.
L’honnêteté intellectuelle impose de dire que ces textes reflètent des courants de pensée qui cherchaient à se faire une place dans un monde qui ne leur était pas favorable initialement. Et ce n’est pas discriminatoire de le dire puisque c’est le cas de tous les courants de pensée. Ils ont révolutionné le monde dans lequel ils ont éclos et il leur fallait frapper les esprits, souvent simple et sans éducation, de ceux à qui ils s’adressaient pour se donner une chance d’exister.

Laissons le Coran de côté car ses rapports avec le Christianisme sont secondaires.

Les textes juifs

Les chercheurs, notamment les deux israéliens Finkelstein et Silberman, nous disent que la Torah fut écrite lors de la détention d’une partie des hébreux à Babylone, c’est-à-dire six siècles avant notre ère. Elle avait pour objet de souder un peuple victime d’une répression qu’il n’avait pas provoquée, car ce sont en fait les palestiniens des plaines littorales de l’ouest qui ont tenté de se révolter contre Nabuchodonosor lors de son accession au pouvoir. Ces peuples, répartis dans deux communautés — de petits royaumes des montagnes —, Juda et Israël, sont essentiellement des bergers tournés vers l’est où se trouvent leurs pâturages d’été et influencés par les habitants de ces plaines et du désert oriental où l’on trouve aussi des descendants d’exilés de Sumer.
Cela explique que l’on trouve dans les textes juifs, des références à certaines croyances issus de cette civilisation et des choix qui leur sont favorables. C’est ainsi que Iahvé va préférer le don d’Abel, le berger à celui de Caïn, le cultivateur, avec les conséquences que nous connaissons.
Bien entendu, cela implique que les événements précédant le sixième siècle avant notre ère sont inventés, même s’il est vraisemblable que certains personnages ou certains faits aient pu exister. David et Salomon furent rois d’Israël semble-t-il, mais des roitelets à l’échelle de ce qu’était réellement ce royaume. L’emprisonnement des hébreux en Égypte est une référence cachée à celui que subissent les écrivains de la Genèse en Assyrie. Si Abraham semble avoir existé, il ne venait pas de Sumer, mais sans doute d’une région plus au nord.

Forcément, les événements fondateurs prennent un autre sens à la lumière de ces conditions. Iahvé a-t-il parlé à Abraham via un buisson enflammé ? Rien ni personne ne peut le dire et ceux qui l’ont écrit pas plus que les autres. D’ailleurs, comment imaginer un Dieu tel que nous voulons l’imagine — principe du Bien —, demander à un homme de tuer son fils ? Par contre, cette entité a peut-être été proposée suite à des inspirations venues à des hommes qui ne se sont pas interrogés sur sa nature. En effet, le simple fait qu’elle ait été d’un ordre d’état si supérieur à eux, leur a suffit pour la considérer comme divine. Mais le principe du Mal dispose selon nous de cette compétence. Et d’ailleurs, s’il s’était agi d’une intelligence extraterrestre avancée, le résultat eut été de même[1].
Nous avons donc des textes suspects qui ont servi de référence à l’établissement d’une religion. Rien de bien grave en fait. D’autres avant et après feront de même. Mais le problème est que cette religion va servir de terreau à une autre.

Les textes « chrétiens »

Quand nous lisons le Nouveau Testament, nous constatons les très nombreuses références aux textes juifs, quand ce ne sont pas carrément ces derniers qui servent à la construction des textes chrétiens. Et c’est normal puisque les personnes qui les ont écrits sont des juifs !

Le proto-christianisme est pour l’essentiel une secte juive qui se donne un nouveau référent, Jésus. Ces juifs de Jérusalem vont donc se servir de ce qui fait leur fonds doctrinal pour établir une nouvelle approche. Mais il y a parmi eux des « ultras » qui veulent aller plus loin, soit qu’ils aient eu envie de se démarquer, soit qu’ils aient eu une inspiration différente. Un épisode des Actes des apôtres nous le révèle : un jeune diacre, Étienne, va justifier sa foi en dénigrant le Dieu des juifs. Le résultat ne se fait pas attendre ; juif blasphémant le Judaïsme, il est aussitôt exécuté. Cet épisode est-il crédible ? Certes, les occupants romains n’autorisaient pas expressément les autorités juives, sous tutelle étroite, à condamner à mort et à exécuter. Mais, comme souvent, les nécessités politiques impliquaient — comme encore le cas aujourd’hui —, de laisser un peu de mou dans la corde afin d’éviter les émeutes et les révolutions. Donc, en matière strictement religieuse, il est plus que probable que les romains évitaient tout ce qui aurait pu être de nature à mettre de l’huile sur le feu. On le voit dans notre pays, certaines pratiques religieuses sont tolérées, voire facilitées, par un pouvoir laïque et la religion dominante en France a imposé sans remise en cause, ses propres choix. Les jours fériés le démontrent notamment.
Ce que montre cet épisode, c’est qu’une partie de ces juifs semblait vouloir se détacher du Judaïsme, quand l’autre partie — celle qui demeure à Jérusalem —, veut s’y maintenir. Paul de Tarse, initialement juif orthodoxe en charge de la répression contre ces juifs dissidents, va basculer dans leur camp. Pourtant il n’était pas un personnage falot, susceptible d’être facilement manipulable. Il ne se réfère pas à une personnalité de son époque qui aurait pu le faire changer de point de vue. Non, il évoque un changement radical survenu suite à une « révélation spirituelle ». Et, à partir de là, il va rejoindre ceux qu’il pourchassait, se faire admettre en leur sein et prendre la tête d’un mouvement d’évangélisation unique pour l’époque dont nous savons à quoi il aboutira.

Même si ses écrits ont été largement modifiés, démembrés, « corrigés », reconstruits, parfois inventés pour le faire entrer dans le cadre judéo-chrétien de ceux qui ne voulaient pas qu’il puisse exister un courant aussi puissant se réclamant de la même origine, les travaux initiés dès le 2esiècle par Marcion ont permis de retrouver, au moins partiellement, la pensée initiale de Paul. C’est cela qui montre que la séparation initiée dès l’affaire d’Antioche, où Paul s’oppose violemment à Pierre, qui aboutira à un consensus lors du concile de Jérusalem (1erschisme ?), va mettre en place deux courants chrétiens différents et bientôt opposés, dont les traditions orales puis écrites dessineront deux Christianisme : l’un fortement marqué par le Judaïsme, l’autre foncièrement distinct de lui.

Pour autant, quand le Christianisme romain, directement issu de celui de Jérusalem, donc inféodé au Judaïsme, se verra doté de tous les pouvoirs par l’empereur Théodose 1er, il éliminera systématiquement tous ses opposants et détracteurs, ce qui aura pour effet de favoriser ses écrits au détriments des autres. La pratique des autodafés, destinés à effacer les traces de ces autres Christianismes, perdurera longtemps et les cathares en furent des victimes exemplaires. Les rares documents directs qu’ils nous ont laissé en témoignent.

La valeur des textes religieux

Les textes religieux ont une valeur instructive, mais en aucun cas de valeur historique. Ils nous informent sur les conceptions d’un groupe, sur ses valeurs et sur ses choix. Ils sont utiles, mais ne sont pas décisifs et les sociétés qui les mettent au premier plan de leurs choix politiques se trouvent très vite confrontées à leur inadéquation.

Nous critiquons aujourd’hui les Musulmans qui font du Coran une référence indiscutable à la façon dont une société doit s’organiser, mais le Judéo-christianisme a fait de même et continue d’influencer nombre de pays. Certes, la France, grâce à la séparation introduite par la loi de 1905, est moins imprégnée que d’autres pays, mais elle n’est pas exempte pour autant.

Donc, quand nous remettons en cause la volonté de faire l’histoire que s’arroge le Judéo-christianisme, nous sommes légitimes à le faire, car l’histoire n’est pas plus judéo-chrétienne, que juive, musulmane ou… cathare !

Chacun est libre d’accorder de la valeur à des contenus narratifs contenus dans des livres religieux, mais y voir l’histoire du monde et des hommes est une erreur qui peut conduire aux pires dérives.

Les cathares, avec leur prudence oratoire bien connue, le savaient et nous qui voulons les suivre, nous devons le dire sans cesse : la cosmogonie est une vision imaginée des choses, basée sur des croyances, mais que rien ne permettra jamais de prouver. Que l’on croit à Dieu, à Iahvé, à Allah ou au principe du Bien, cela relève de l’intime et de rien d’autre. La seule histoire valable est celle que l’on peut établir sur des bases crédibles, même si ces bases ne sont pas objectives — puisqu’elles sont elles-mêmes influençables —, ce qui doit rendre l’historien modeste et l’homme en général, prudent.

[1]Le film Stargate, la porte des étoiles, émet cette hypothèse comme origine de la civilisation égyptienne.

Raymond IV de Saint-Gilles, Comte de  Toulouse

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Raymond IV de Saint-Gilles,
comte de Toulouse

Laurita Lyttleton Hill et John Hugh Hill

Commentaire

Issu de Persée*

Hill (Laurita et John), Raymond IV de Saint-Gilles, Comte de  Toulouse, traduction et mise au point de Fr. Costa et Ph. Wolff, Edouard Privat, 1969, in-8° de 143 pages.

La biographie est certainement aujourd’hui le genre historique le plus décrié. Trop de pseudo-historiens, faisant impudemment commerce des grands hommes, nous ont saturés jusqu’à la nausée de leurs récits aussi prétentieux qu’inconsistants. Avec Laurita et John Hill, citoyens du Texas et passionnés d’histoire languedocienne, la biographie redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une étude essentiellement critique, reposant sur une connaissance parfaite de l’époque et du milieu. Ne visant qu’à réhabiliter un homme, les auteurs de « Raymond IV » ont aussi contribué à réhabiliter un genre
En vérité, rares sont les personnages historiques qui aient eu à souffrir autant que Raymond IV, héros de la première Croisade, de l’incompréhension conjuguée de leurs contemporains et de la postérité. Naguère encore, Saint-Gilles gardait piètre réputation : « vieillard cupide » pour Sybel et ses disciples, il devenait tout au plus, aux yeux de R. Grousset, un « personnage inégal et plein de prétentions ». C’est une véritable conjuration de la calomnie et du silence qu’ont brisée, — avec une détermination digne des pionniers, leurs ancêtres, les auteurs de l’ouvrage.
Comme toute plaidoirie, la thèse se fonde sur une critique des témoignages et il n’y aurait rien là que de très banal si justement cette critique ne forçait notre admiration par la minutie, l’intelligence et surtout l’honnêteté avec laquelle elle est menée..
Témoins à charge : Raoul de Caen et surtout l’auteur anonyme des « Gesta Romanorum » : l’un et l’autre, historiographes de Bohémond et Tancrède, sont les agents de la « propagande » normande, de cette habile et sourde manœuvre qui a visé et réussi à ruiner dans l’esprit des papes les rivaux des princes d’Antioche, à savoir le Basileus Alexis et son allié Saint-Gilles. C’est pourtant de leurs œuvres que Laurita et John Hill tirent l’essentiel de leur argumentation.
Le témoin à décharge, Raymond d’Aiguilers, chapelain et biographe de Raymond IV, est en effet plus compromettant. Car si, du haut de sa mansuétude ce clerc veut bien excuser — ô ironie — et même absoudre certains des nombreux « péchés » de son maître, ce dernier, n’en garde pas moins à ses yeux figure d’accusé. Expliquer cette attitude de l’historiographe du comte, qui a déterminé celle de tous les historiens postérieurs, était certainement la partie la plus délicate de la thèse : c’est aussi la plus réussie.
Que Raymond d’Aguilers n’ait été qu’ « un prêtre bigot et maladroit », qu’ « un tonsuré stupide », qu’ < un faiseur de miracles », le lecteur veut bien l’admettre, mais ne conclut pas forcément de la stupidité de l’homme, à la stupidité des accusations. Qu’on nous explique que l’œuvre du chapelain n’est pas à proprement parler historique (et effectivement on y décèle bien des erreurs, tout au moins dans la chronologie) mais plutôt moralisatrice et didactique, qu’il ne s’est agi pour Raymond d’Aguilers que de tracer un parallèle dans le goût de l’époque, entre son héros et les personnages des Livres sacrés, qu’on nous prouve, textes à l’appui, que tel commentaire des actions de Raymond IV n’est que la reproduction d’un passage des Macchabées, d’Ézéchiel ou de saint Jérôme, voilà qui est plus neuf et plus convaincant pour l’historien. Mais les auteurs ne s’arrêtent pas en si bonne voie et c’est un commentaire sociologique qu’ils nous donnent de l’œuvre du chapelain. Raymond d’Aguilers peut être considéré comme le porte-parole du Bas-Clergé, de ces prêtres qui, en foule, suivent la grande quête des féodaux (sans toujours en comprendre les méthodes) et dont l’influence ne cesse de grandir du fait du décès des grands prélats (Adhémar, mort le 1er août 1098, l’évêque d’Orange, en décembre). Ces clercs, fiers de leur érudition — même si le plus souvent elle est mal assimilée — n’en sont pas moins très proches de la masse des Croisés les plus humbles, plus proches des fantassins que des chevaliers, leurs maîtres. Leurs récriminations vont donc refléter les plaintes qui, indéfiniment, montent des camps de la Croisade et qui traduisent l’angoisse du « peuple chrétien » en marche vers les Lieux Saints. Or, depuis le passage en Asie, ce peuple, indigné par les lenteurs du cheminement, décimé par la chaleur, la fatigue et les épidémies, épuisé par les harcèlements de l’ennemi, aveuglé de souffrance et de fanatisme, cherche les responsables de ses malheurs. Les responsables ? Le Sarrasin, bien sûr, qui se défend trop et que l’on punit impitoyablement de ce crime (on rêve d’atrocités). Mais, plus encore, le Grec, l’étranger, accusé de félonie et bouc émissaire idéal. Et enfin ce sont les chefs : non pas Bohémond, sans doute, qui, par démagogie et par intérêt, adopte une attitude anti-grecque, mais l’autre, l’orgueilleux Saint-Gilles, qui, en dépit de tout, reste fidèle à l’alliance byzantine, qui ralentit la marche sur Jérusalem (mais que pouvait comprendre la masse des Croisés, que pouvait comprendre le chapelain aux nécessités stratégiques : garder le contact avec la flotte génoise, occuper méthodiquement l’arrière-pays, assurer le ravitaillement d’une armée immense pour l’époque, voire attendre la moisson pour poursuivre la route ?), qui, enfin, préfère souvent négocier avec l’ennemi plutôt que l’anéantir. Ainsi, replacée dans le contexte historique, devient intelligible l’œuvre de Raymond d’Aguilers, ce clerc qui, en l’excusant auprès des siens, resta toujours persuadé de bien servir son seigneur.
Comment se présente enfin la biographie de Raymond IV, délivrée de cette gangue de blâmes partisans et de louanges réticentes ? Fils cadet de parents qui, tous deux se marièrent trois fois, nanti par conséquent d’une parentèle nombreuse et, qui plus est, fort agressive, Saint-Gilles consacre les cinquante premières années de sa vie à arrondir son fort modeste héritage : tâche particulièrement réussie, puisque, parti de rien — ou presque —, il finira par apparaître à ses contemporains comme un véritable « roi du Midi » sans couronne.
Les raisons de ce succès ? La médiocrité de son aîné Guillaume, sa propre valeur personnelle (Raymond est tout à la fois un guerrier et un politique), son alliance avec l’Église enfin. Alliance bien compromettante au début que celle de Guifred, l’archevêque simoniaque de Narbonne : elle lui vaut des biens territoriaux, sans doute, mais aussi l’excommunication. Mais son amitié tout aussi réelle pour les Clunisiens, dont il comble de bienfaits les abbayes, lui permet de se réconcilier avec la Papauté. Grégoire VII, en1081. lui lance un premier appel, et, aux yeux d’Urbain II il devient « dilectus filius noster Raimundus ». Désormais le destin de Raymond ne se dissociera plus de celui de l’Église.

Le livre de L. et J. Hill éclaire d’un jour particulier les origines et les caractères de la première Croisade. Celle-ci fut avant tout provençale1 : provençale dans sa conception (l’appel de Clermont fut très certainement précédé de négociations entre Urbain et Raymond : à tout le moins peut-on affirmer que Raymond connaissait la substance de l’appel avant que celui-ci n’eût été prononcé), dans sa préparation (elle eût été sans doute inconcevable sans l’appoint matériel d’un Midi déjà touché par le renouveau économique), dans son déroulement (les contingents du Midi furent les plus nombreux), dans sa direction (si Urbain II désigna Adhémar comme son vicaire dans la Croisade, cette nomination ne fut nullement inspirée par une défiance à l’égard de Raymond : bien au contraire, le Velay faisant partie de ses possessions, le choix de l’évêque du Puy ne pouvait que flatter le comte, et les contemporains retrouvèrent tout naturellement dans le duo Adhémar-Saint-Gilles l’image biblique de Moïse et Aaron).
Parmi les chefs de la Croisade, Raymond fut certainement celui qui exécuta avec le plus de constance les desseins d’Urbain II. Ainsi resta-t-il fidèle aux directives pontificales de coopération avec le Basileus et, par-delà toutes les conjonctures, réussit-il à conduire le peuple jusqu’à Jérusalem. Plus tard, s’il ressentit quelque déception de n’être pas choisi comme Défenseur du Saint-Sépulcre, il n’hésita pas toutefois à se porter au secours de Godefroy contre l’armée d’Al-Afdal. Enfin ce fut Raymond qui, peu avant sa mort, posa les fondations de ce comté de Tripoli qui devait se révéler le plus durable des États latins d’Orient.
En définitive, il se dégage de ce récit un portrait fort élogieux de Saint-Gilles. Homme profondément marqué par son temps (on peut noter au passage la barbarie avec laquelle il traitait ses prisonniers slaves), le comte n’en domina pas moins son époque de sa stature exceptionnelle : « une étoile brillant parmi les Latins », notait déjà Anne Comnène. Et sa vie garde valeur exemplaire de par la constance avec laquelle il pratiqua la plus haute des vertus féodales : la loyauté.
Des rares reproches que l’on pourrait faire aux deux historiens texans, auteurs de ce beau livre, le plus net serait, à mon avis, de s’être montrés trop provençaux. Le récit aurait pu facilement s’enrichir de quelques remarques d’histoire comparée (sur un point de détail, signalons que le mariage, en 1080, de Raymond IV avec la princesse normande Mathilde s’éclaire facilement si l’on songe à celui de son demi-frère Raymond-Béranger II de Barcelone, célébré deux ans auparavant, avec Mahalta, fille de Robert Guiscard : les deux unions ont été suscitées par Grégoire VII qui scellait ainsi l’alliance des trois grandes puissances chrétiennes du bassin de la Méditerranée et déjà préparait une offensive de grande envergure contre l’Islam). Peut-être aussi tiendra-t-on quelque rigueur aux auteurs d’avoir péché souvent par excès de modestie et de s’être aussi refusés à la séduction des hypothèses ? Mais ces « défauts » ne sont-ils pas la contrepartie des deux qualités majeures de l’historien, celles- là mêmes que célébrait déjà Ph. Wolff dans la préface de l’ouvrage : une sympathie vigilante pour le sujet choisi unie à la plus rigoureuse méthode ?
Trois croquis hors-texte facilitent la lecture du livre (on peut regretter l’absence d’un plan d’Antioche et d’un tableau généalogique de la Maison de Toulouse). Bibliographie exhaustive.

Pierre Bonnassié.

1. Je schématise un peu ici la pensée des deux auteurs : tout ce qui suit reste plutôt dans leur ouvrage à l’état de suggestion.

Bonnassie Pierre. Croisade d’Orient… : Hill (Laurita et John), Raymond IV de Saint-Gilles,  Comte de Toulouse, traduction et mise au point de Fr. Costa et Ph. Wolff, Édouard Privat, 1969. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 74, N°59, 1962. pp. 333-335;

Le mystère Otto Rahn – Bernadac

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Le mystère Otto Rahn
du catharisme au nazisme

Quatrième de couverture

En 1931 s’installe en Ariège un jeune universitaire allemand, Otto RAHN, qui prépare un ouvrage sur le catharisme, tout en veillant au développement d’un hôtel qu’il a pris en gérance. Très vite la police enquêtera sur les étranges locataires des « Marronniers », connus pour la plupart des Services de contre-espionnage français. Très vite des journalistes régionaux s’étonneront des méthodes de ce « curieux chercheur » qui n’hésite pas à dessiner des faux symboles sur les parois des cavernes pour mieux étayer ses thèses. Déclaré en faillite par le Tribunal de Commerce de Foix, Otto RAHN échappe à l’emprisonnement en s’enfuyant.
Son livre « Croisade contre le Graal » paraîtra quelques années plus tard en Allemagne. Affirmant que Montségur est le château du Graal, il sera le point de départ de ce « renouveau du catharisme » et des pèlerinages qui ne cessent de se développer autour des « murailles sacrées », des « temples » et des pseudo « grottes initiatiques » de l’Ariège.
Choyé, honoré par les nouveaux maîtres de l’Allemagne qui voient dans « la Croisade contre le Graal » un « moment » de la pensée nationale-socialiste Otto RAHN est admis au saint des saints : l’état-major privé du Reichsfùhrer SS Heinrich HIMMLER. Au mois d’avril 1939, Karl WOLFF, le chef d’état-major d’HIMMLER, fera paraître dans un quotidien berlinois un faire-part annonçant la mort d’Otto RAHN «  dans une tempête de neige  ».
Depuis la fin de la guerre, des centaines de légendes ont été brodées autour du « héros » et de sa « disparition ». Christian BERNADAC a ouvert la première enquête sur ce personnage hors série et la réalite, une nouvelle fois, s’avère plus romanesque que le roman. Il n’y a pas un « mystère Otto RAHN », mais des dizaines et des dizaines de « mystères Otto RAHN ». Si Otto RAHN est venu en Ariège, c’est qu’il était en mission d’espionnage et d’action psychologique. Si Otto RAHN a démissionné de la SS c’est parce que sa mère et sa grand-mère étaient juives. Si le chef d’état-major d’HIMMLER a annoncé sa mort c’est pour que Otto RAHN puisse réapparaître sous une iutre identité, etc.
Christian BERNADAC, avançant de « coïncidence en coïncidence » propose une solution au « Mystère Otto RAHN ». Otto RAHN serait devenu Rudolf RAHN, collaborateur d’ABETZ à Paris avant de terminer la guerre Ambassadeur du Reich à Rome, alors que le chef militaire en Italie était ce même Karl WOLFF qu’il aurait connu à Ussat les-Bains avant de le retrouver à l’état-major privé d’HIMMLER Oui’ Aucun romancier n’aurait pu imaginer un tel destin.
Le « Mystère Otto RAHN » est un livre qui ne ressemble à aucun autre ; si l’enquête occupe le corps principal de l’ouvrage, Christian BERNADAC profite « des jours et des lieux » pour « débarbouiller » le catharisme des mensonges, des invraisemblances, des détournements, dont l’ont affublé charlatans, « exploiteurs de lumières » et membres de sociétés ésotériques ou secrètes. Une œuvre salutaire qu’attendaient les véritables amoureux de Montségur et des « Parfaits ».
« LE MYSTERE OTTO RAHN », un livre événement.

Commentaires

Christian Bernadac, avançant de “coïncidences en coïncidences” propose une solution au “Mystère Otto Rahn”. Otto Rahn serait devenu Rudolf Rahn, collaborateur d’Abetz à Paris avant de terminer la guerre Ambassadeur du Reich à Rome, alors que le chef militaire en Italie était ce même Karl Wolff qu’il aurait connu à Ussat-les-Bains avant de le retrouver à l’état-major privé d’Himmler. Oui ! Aucun romancier n’aurait pu imaginer un tel destin.
Le “Mystère Otto Rahn” est un livre que ne ressemble à aucun autre; si l’enquête occupe le corps principal de l’ouvrage. Christian Bernadac profite “des jours et des lieux” pour “débarbouiller” le catharisme des mensonges, des invraisemblances, des détournements, des mystifications dont l’ont affublés charlatans, “exploiteurs de lumières” et membres de sociétés ésotériques ou secrètes. Une oeuvre salutaire qu’attendaient les véritables amoureux de  Montségur et des “Parfaits”. (Site Otto Rahn mémorial)

Informations techniques

Éditions France Empire (Paris) 1978.

Communautés chrétiennes du 1er siècle

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Communautés chrétiennes du lersiècle

Édouard Cothenet

Quatrième de couverture

L’urgence de la mission nourrit l’intérêt pour les Actes des Apôtres, qui valorisent le rôle de l’Esprit saint dans la vie de l’Église.
Quelle qu’en soit la valeur, l’historien doit croiser le récit de Luc avec les renseignements de première main contenus dans les épitres de Paul, sans négliger les autres écrits du Nouveau Testament ni même les textes des Pères apostoliques. Chemin faisant, c’est à un voyage à l’intérieur des premières communautés chrétiennes que nous entraîne ici le bibliste Edouard Cothenet.
On y trouve un éclairage sur de nombreux sujets : la distanciation progressive du christianisme d’avec le judaïsme alors en expansion ; la situation des judéo-chrétiens coincés entre la fidélité à la Loi de Moïse et la liberté des convertis du paganisme selon Paul ; la lente éclosion des ministères ; l’organisation du culte ; le rôle des femmes…
Deux communautés se distinguent par leur dynamisme missionnaire : Éphèse et Antioche. À l’heure où nous sommes si inquiets de l’avenir des chrétiens d’Orient, ne vaut-il pas la peine d’évoquer l’histoire de ces Églises, héritières, après Jérusalem, de la tradition apostolique ?

Prêtre du diocèse de Bourges, le père Edouard Cothenet a enseigné à l’Institut catholique de Paris avec le souci d’allier à la recherche universitaire la pastorale biblique. Il a collaboré activement à la revue Esprit et Vie, au Supplément au Dictionnaire de la Bible, au Dictionnaire des religions (Paul Poupard, PUF) et rédigé plusieurs Cahiers Évangile. À Bourges, il anime l’association Foi et Culture et participe à la vie de la paroisse Saint-Étienne.

Informations techniques

ISBN : 978-2-7067-1210-4
Éditions Salvatore, collection : histoire. Paris 2015
Disponible neuf en librairie pour 20 €

Table des matières

Avant-propos
I. Le judaïsme au Ier siècle : une religion en expansion
– Nos sources : Encadré : Flavius Josèphe
– Au péril de l’hellénisation : Une religion en expansion
– Comment le judaïsme a-t-il maintenu son unité ? : Les synagogues – Encadré : Inscription de Théodotos
– Les courants (sectes) religieux : Les SadducéensLes PharisiensLes EsséniensLes Baptistes – Encadré : Jean le Baptiste selon Flavius Josèphe – Les Zélotes
– Le statut politique du judaïsme : La Guerre Juive – Encadré : Les pleurs de Jésus sur Jérusalem – À AlexandrieVers la formation du judaïsme rabbinique

II. La communauté de Jérusalem à l’ombre du Temple
Encadré : Eusèbe de Césarée
– La Pentecôte
– La communauté primitive : Encadré : Les frères du Seigneur – Enseignement (Didachè), Esprit de partageFraction du pain
– Organisation de la communauté : Le rôle de Pierre, Persécution, Diversité des ministères : Prophètes, Anciens, Veuves
– Vers la mission : Etienne, Philippe – Encadré : Simon le Magicien

III. Les groupes judéo-chrétiens
– 
Nazoréens
– 
Ébionites
– 
L’interprétation du baptême de Jésus
– Jacques le Juste, le frère du Seigneur : Encadré : L’ossuaire de Jacques – Encadré : L’évangile selon Thomas
– Les judéo-chrétiens au IIsiècle : L épître de Jacques, Jude et son épître, Dialogue de Justin avec Tryphon – Encadré : Les écrits pseudo-clémentins

IV. Antioche au départ de la mission aux nations
– La mission chrétienne : Organisation de la communauté, La théologie d’Antioche
– 
Assemblée de Jérusalem (Ac 15 et Ga 2) : – Encadré : La circoncision d’Izatès – Le point de vue de PaulLe récit de LucLa lettre apostoliqueLe clash d Antioche (Ga 2. 11-21)
– L’Église de Matthieu : L’arrière-plan juif, Le drame de la ruptureL’ouverture aux nationsOrganisation de la communauté

V. Communautés d’Europe : Philippes et Corinthe
– Philippes, colonie romaine : L’épître aux Phlippiens
– 
Lévangélisation de Corinthe : Un centre commercial prospèreFondation de la communauté – Encadré : Le proconsul Gallion
Une communauté cosmopolite : Le culte dans les maisons, Le repas du Seigneur, DirigeantsLe rôle des femmes – Encadré : La correspondance de Paul avec les Corinthiens
– Relations tendues entre Paul et les Corinthiens : Arrivée à Corinthe de « pseudo-apôtres »La collecte pour les pauvres de Jérusalem

VI. La mission paulinienne à Éphèse. La cité d’Artémis
– Des disciples de Jean Baptiste
– La mission de Paul selon Actes 19 : L’émeute des orfèvres
– Captivité de Paul à Éphèse : Rayonnement en Asie Mineure, – Encadré : Les esclaves dans les communautés chrétiennes – Le discours aux Anciens d’Éphèse (Ac20, 17-33)

VII. Les origines de la communauté chrétienne de Rome
– Le prestige de Rome : Les Juifs à Rome
– Les débuts de l’évangélisation : Captivité de Paul
– 
Le martyre de Pierre à Rome : Les attestations sur le martyre de Pierre, – Encadré : La légende du Quo vadis – Première épître de Pierre
–  
Lettre de Clément aux Corinthiens : Les ministères selon ClémentPrière liturgique

VIII. Les communautés chrétiennes vers l’an 100
– Le rayonnement d’Ephèse : La tradition Johannique à Ephèse, – Encadré : Lettre de Pline le Jeune et rescrit de Trajan – Organisation des communautés : Tensions communautaires selon les lettres johanniques – La tradition Pascale d’Asie
– Le rayonnement d’Antioche : Didachè (Doctrine des apôtres) : (Catéchisme moral – Section liturgique), Ignace d’Antioche : (La mystique du martyre – Rupture avec le judaïsme – Les ministères)

Conclusion : Encadré : La correspondance d’Abgar, roi d’Édesse, avec Jésus

Tableau chronologique

Bibliographie

Les hérésies du Moyen Âge – E. Aegerter

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Hérésies du MA - AegerterLes hérésies du Moyen Âge
Emmanuel Aegerter

Commentaire :

Persée

Les hérésies du moyen âge (Mythes et religions, 2). Paris, Leroux, 1939; un vol. 18,5×12 de XII-156 pp. Ce petit livre de haute vulgarisation est agréablement écrit. Il envisage les hérésies les plus typiques du moyen âge, non du point de vue théologique, mais comme phénomènes d’ordre intellectuel et d’ordre social. L’auteur discerne, en effet, deux groupes d’hérésies : les « hérésies négatives », qui sont purement intellectuelles et qui visent uniquement à propager une interprétation de la doctrine chrétienne jugée incompatible avec l’orthodoxie ; les « hérésies positives », qui impliquent en réalité une révolution sociale contre l’ordre établi. Les premières ont un objet limité et ne sont pas dirigées contre l’Eglise comme telle ; les secondes ont une portée générale et visent à dépasser l’Eglise établie. La doctrine eucharistique de Bérenger est l’exemple typique de la première catégorie ; le catharisme représente la seconde. Pour ne pas aboutir à une énumération sans vie et à d’inutiles répétitions, l’auteur s’est borné à quelques exemples : Bérenger, les Cathares, le panthéisme au début du XIIIe siècle, Siger de Brabant et les Averroïstes, Guillelma et les Guillelmites vers la fin du XIIIe siècle, les Hommes de l’Intelligence, hérésie née à Bruxelles au déclin du XIVe siècle, enfin divers courants groupés sous le titre « monachisme et communisme ».
M. Aegerter montre fort bien l’intérêt des mouvements hérétiques pour l’histoire de la pensée philosophique et la portée sociale de plusieurs de ces mouvements ; il aperçoit même le bénéfice qui résulte de l’hérésie pour le travail théologique et pour la fixation du contenu des dogmes. Que valent sa documentation et son information historique ? Un coup d’oeil sur la Bibliographie (pp. 147-154), qui est cependant une bibliographie choisie, ne laisse pas d’inspirer quelque inquiétude : à côté d’ouvrages fort vieillis (Hauréau, Rousselot, Renan, etc.), on y trouve  la première édition (1900) de l’Histoire de la philosophie médiévale de M. De Wulf (écrit de Wuefï, avec trois fautes), toutes les éditions ultérieures semblent ignorées ; il y a de nombreuses inexactitudes dans les titres des ouvrages et ailleurs ; la première édition du Thomisme de M. Gilson est datée de 1920 et est citée à propos de l’averroïsme (je soupçonne que l’auteur a voulu citer les Etudes de philosophie médiévale, qui sont de 1920 et qui renferment un important chapitre sur la question) ; encore pour l’averroïsme, M. Aegerter ne connaît rien de plus récent que l’ouvrage de Mandonnet, il ignore Doncoeur, Chossat, Gorce, Grabmann, etc. ; pour Boèce de Dacie, il en est encore à Hauréau. Quant à l’information historique de l’auteur, j’ai naturellement lu avec une attention spéciale le chapitre consacré à Siger de Brabant : on y apprend que le décret de 1210 défendait « même de lire dans le privé les ouvrages d’Aristote sur la philosophie naturelle » ; qu’on a retrouvé au XIIIe siècle les traductions aristotéliciennes de Boèce (p. 78) ; que la dernière Intelligence, selon Averroès, est l’intellect actif, tandis que l’intellect passif disparaît avec l’individu (p. 82) ; que Siger est né « selon toutes les probabilités en 1235 » (p. 84) ; le De anima intellectiva est encore daté de 1270 (p. 86) ; la 7e proposition condamnée en 1270 est traduite : « L’âme qui est la forme de l’homme immortel se corrompt par la mort » (p. 90) ; Boèce de Dacie, qui était suédois, devient « Boèce de Danemark » (p. 91) et Jean XXI devient Jean XXII (p. 91). Ces quelques coups de sonde ébranlent sérieusement la confiance que l’on voudrait avoir en l’acribie de l’auteur.
F. Van SïEENBERGHEN.

Table des matières- pdf disponibles

Cet ouvrage est tombé dans le domaine public au 1er janvier 2016. L’ouvrage intégral pèse plus de 36 Mo, mais vous pouvez demander chacun des neuf items ci-dessous individuellement.

  • Avant-propos
  • Chap. 1 – Bérenger de Tours et l’hérésie eucharistique au XIe siècle
  • Chap. 2 – Les Cathares
  • Chap. 3 – Le Panthéisme au début du XIIIe siècle. Amaury de Bêne et les Amalriciens. David de Dinant et le Panthéisme matérialiste.
  • Chap. 4 – Siger de Brabat et les Averroïstes
  • Chap. 5 – Guillelma et les Guillelmistes
  • Chap. 6 – Les Hommes de l’Intelligence
  • Chap. 7 – Monachisme et Communisme : Les Joachimites. Les Frères de la Pauvre Vie. Les Apostoliques.
  • Conclusion et Bibliographie

Ce livre étant libre de droits, vous pouvez le lire directement ci-dessous :

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Les Inquisiteurs – Albaret

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Inquisiteurs AlbaretLes Inquisiteurs

Portraits de défenseurs de la foi en Languedoc (XIIIe-XIVe siècles)

Quatrième de couverture

Outil de la papauté en Allemagne, en Italie mais aussi en Languedoc, tribunal d’exception créé au XIIIe siècle, l’Inquisition s’érige en rempart de la foi dans l’Occident médiéval. La mémoire collective a gardé une image répressive de l’Inquisition et de ses juges. À l’exception de Bernard Gui ou de Jacques Fournier, ces hommes, inquisiteurs, défenseurs de la foi, sont les grands oubliés de l’Histoire. Pourtant, ils ont déployé avec minutie tout un arsenal judiciaire dans le Midi de la France.

Si les archives méridionales lèvent le voile sur cette période et sur cette répression organisée des hérésies, les hommes à la tête de ce tribunal ont été peu étudiés. L’objectif de ce livre est donc de présenter ces inquisiteurs — dominicains pour la plupart — leur formation, leur action inquisitoriale à Toulouse et Carcassonne — sièges des deux tribunaux fixes — et leur position face aux hérétiques.
Dans cet ouvrage, les auteurs effectuent un véritable travail d’historiens sur les sources inquisitoriales et historiques. Et proposent une approche plus humaine de l’Inquisition en cernant les hommes qui l’ont construite au quotidien. Mais sans pour autant condamner ou réhabiliter cette institution.

Mon commentaire

La lecture de la liste des auteurs et le ton de la quatrième de couverture m’éviteront d’avoir à m’appesantir sur l’opinion que j’ai de cet ouvrage. Disons que ces historiens ont clairement choisi leur camp, et ce n’est pas celui des cathares.

Sommaire

  • Avant-propos
  • Introduction – Laurent Albaret
  • L’inquisiteur et ses archives – Laurent Albaret
  • L’Inquisition de Carcassonne : Ferrer ou Ferrier (1229-1244) – Laurent Albaret
  • L’Inquisition de Toulouse : Pierre Sellan (1234-1242) – Jörg Feuchter
  • L’Inquisition de Toulouse : Guillaume Arnaud et Étienne de Saint-Tibéry (1236-1242) – Laurent Albaret
  • L’évêque d’Albi, Bernard de Castanet (v. 1240-1317) et l’Inquisition – Julien Théry
  • L’Inquisition de Carcassonne : Geoffroy d’Abis (1303-1316) – Charles Peytavie
  • L’Inquisition de Toulouse : Bernard Gui (1314-1331) – Agnès Dubreil-Arcin
  • L’Inquisition de Carcassonne : Jean de Beaune (1316-1324) – Marc Sagot
  • L’Inquisition de Carcassonne : Jacques Fournier (1317-1326) – Jacques Paul
  • L’Inquisition de Toulouse et Carcassonne : Pierre Brun (1324-1342) et Jean Duprat (1324-1328) – Laurent Albaret
  • L’image de l’Inquisition et des dominicains au Moyen Âge – Anne Reltgen-Tallon
  • Des hommes et des inquisiteurs
  • Paroles et écrits d’inquisiteurs

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Listing des documents recensés

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Revues

Titre Année Nombre de Disponibles Position dans le site
Documents Oui Non
Cahiers d’études cathares 1949 1 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1949 2 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1949 3 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1949 4 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1950 5 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1950 6 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1950 7 8 8 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1950 8 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1951 9 – 10 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1951 11 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1951 12 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1953 13 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1953 14 6 6 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 1953 16 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1953 17 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1953 18 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1954 19 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1954 20 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1955 21 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1955 22 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1955 23 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1955 24 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1956 25 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1956 26 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1956 27 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1956 28 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1957 29 8 8 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1957 30 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1957 31 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1957 32 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1958 33 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1958 34 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1958 35 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1958 36 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1959 1 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1959 2 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1959 3-4 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1960 5 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1960 6 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1960 7 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1960 8 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1961 9 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1961 10 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1961 11 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1961 12 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1962 13 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1962 14 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1962 15 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1962 16 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1963 17 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1963 18 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1963 19 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1963 20 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1964 21 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1964 22 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1964 23 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1964 24 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1965 25 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1965 26 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1965 27 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1965 28 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1966 29 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1966 30 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1966 31 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1966 32 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1966 33 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1967 34 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1967 35 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1967 36 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1968 37 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1968 38 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1968 39 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1968 40 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1969 41 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1969 42 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1969 43 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1969 44 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1970 45 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1970 46 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1970 47 2 2 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1970 48 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1971 49 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1971 50 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1971 51 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1971 52 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1972 53 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1972 54 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1972 55 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1972 56 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1973 57 5 5 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1973 58 3 3 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1973 59 6 6 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 1974 61 6 6 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1974 62 7 7 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1974 63 4 4 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 1974 64 5 5 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 121 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 123 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 128 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 129 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 130 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 131 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 132 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 133 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 134 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 135 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 136 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 137 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 138 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 139 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 140 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 141 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 144 Revues catharisme
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Cahiers d’études cathares 146 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 147 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 148 Revues catharisme
Cahiers d’études cathares 149 Revues catharisme
Heresis 1983 1 4 4 Revues catharisme
Heresis 1984 2 5 5 Revues catharisme
Heresis 1984 3 6 6 Revues catharisme
Heresis 1985 4 6 6 Revues catharisme
Heresis 1985 5 5 5 Revues catharisme
Heresis 1986 6 7 7 Revues catharisme
Heresis 1986 7 6 6 Revues catharisme
Heresis 1987 8 6 6 Revues catharisme
Heresis 1987 9 7 7 Revues catharisme
Heresis 1988 10 7 7 Revues catharisme
Heresis 1988 11 10 10 Revues catharisme
Heresis 1989 12 13 13 Revues catharisme
Heresis 1990 13-14 15 15 Revues catharisme
Heresis 1990 15 6 6 Revues catharisme
Heresis 1991 16 5 5 Revues catharisme
Heresis 1991 17 5 5 Revues catharisme
Heresis 1992 18 4 4 Revues catharisme
Heresis 1992 19 6 6 Revues catharisme
Heresis 1993 20 9 9 Revues catharisme
Heresis 1993 21 9 9 Revues catharisme
Heresis 1994 22 7 7 Revues catharisme
Heresis 1994 23 6 6 Revues catharisme
Heresis 1995 24 9 9 Revues catharisme
Heresis 1995 25 6 6 Revues catharisme
Heresis 1996 26-27 9 9 Revues catharisme
Heresis 1997 28 6 6 Revues catharisme
Heresis 1997 29 6 6 Revues catharisme
Heresis 1998 30 5 5 Revues catharisme
Heresis 1999 31 5 5 Revues catharisme
Heresis 32 0 0 Revues catharisme
Heresis 2000 33 4 4 Revues catharisme
Heresis 2001 34 5 5 Revues catharisme
Heresis 35 Revues catharisme
Heresis 36 Revues catharisme
Heresis 37 Revues catharisme
Heresis 38 Revues catharisme
Heresis 39 Revues catharisme
Heresis 40 Revues catharisme
Heresis 41 Revues catharisme
Heresis 42 – 43 Revues catharisme
Heresis 44 – 45 Revues catharisme
Heresis 46 – 47 Revues catharisme
Heresis SHM 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1994 HS 1 1 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1990 1 2 2 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1990 2 4 4 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1990 3 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1990 4 7 7 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1991 5 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1991 6 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1991 7 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1990 8 4 4 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1992 9 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1992 10 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1992 11 4 4 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1992 12 7 7 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1993 13 8 8 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1993 14 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1993 15 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1993 16 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1994 17 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1994 18 5 5 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1994 19 3 3 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1994 20 4 4 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1995 21 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1995 22 4 4 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1995 23 6 6 Revues catharisme
Spiritualité cathare 1995 24 3 3 Revues catharisme
Spiritualité cathare 25 Revues catharisme
Spiritualité cathare 26 Revues catharisme
Spiritualité cathare 27 Revues catharisme
Spiritualité cathare 28 Revues catharisme
Spiritualité cathare 29 Revues catharisme
Spiritualité cathare 30 Revues catharisme
Spiritualité cathare 31 Revues catharisme
Montségur – BNEC 2000 1 10 10 Revues catharisme
Montségur – BNEC 2000 2 9 9 Revues catharisme
Montségur – BNEC 2000 3 10 10 Revues catharisme
Montségur – BNEC 4 Revues catharisme
Montségur – BNEC 5 Revues catharisme
Montségur – BNEC 6 Revues catharisme
Montségur – BNEC 7 Revues catharisme
Montségur – BNEC 8 Revues catharisme
Montségur – BNEC 9 Revues catharisme
Montségur – BNEC 10 Revues catharisme
Revue du Tarn 1977 88 1 1 Revues catharisme
Revue du Tarn 1979 94 1 1 Revues catharisme
Revue du Tarn 1986 121 1 1 Revues catharisme
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Livres & Manuscrits

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DOAT XXIII (Registre d’Inquisition de Carcassonne) 1244 23 44 44 Manuscrits
Bible – Nouveau Testament 27 27 Livres (A à B)
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (F) 1318-1325 1 33 33 Manuscrits
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (F) 1318-1325 2 35 35 Manuscrits
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (F) 1318-1325 3 31 31 Manuscrits
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (L) 1318-1325 1 39 39 Manuscrits
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (L) 1318-1325 2 31 31 Manuscrits
Registre Inquisition de Pamiers – Jacques Fournier (L) 1318-1325 3 27 27 Manuscrits
La religion des cathares – Duvernoy 1976 1 22 22 Livres (C à E)
L’histoire des cathares – Duvernoy 1979 2 26 26 Livres (C à E)
Agot Cagot, l’après Catharisme – Olaizola 2009 14 14 Livres (A à B)
Le secret de l’isle Agot – Arburua Olaizola 2015 19 19 Livres (A à B)
Cagots, Kaskarots. Leur véritable histoire – Arburua Olaizola 22 22 Livres (A à B)
Spiritualité MA occidental – Vauchez 1975 15 15 Livres (V à Z)
Pistis-Sophia Valentin – Amélineau 1898 1 1 Livres (V à Z)
Duvernoy – La religion des cathares 1976 22 22 Livres (C à E)
Nelli-Écritures cathares 1995 7 7 Livres (M à O)
Nouveau Testament occitan 1887 36 36 Manuscrits
Nouveau Testament occitan 1968 id id Manuscrits
Travaux et Mémoires 1970 4 16 16 Livres (L)
Annie Cazenave 6 6 Livres (C à E)
Travaux et Mémoires 1973 5 18 18 Livres (L)
Tolérance et solidarités dans les pays pyrénéens 1998 3 3 Colloques
Congrès SHMP Bataille Muret 2013 38 38 Colloques
Hérésies et sociétés 1962 36 36 0 Colloques
Écrire l’histoire d’une hérésie 2007 16 16 Colloques
Les Inquisiteurs – Protraits de défenseurs de la foi 2001 15 15 Livres (A à B)
Études sur le Rouergue 1974 3 3
Les archipels cathares 1 23 23 Livres (A à B)
Les idées morales chez les hétérodoxes latins au début du XIIIe siècle 1923 8 8 Livres (A à B)
Philadelphie et autres études 1984 4 11 11 Livres (A à B)
Les hérésies du Moyen Âge 1939 9 9 Livres (A à B)
Hitler et la tradition cathare 1971 45 45 Livres (A à B)
Le bogomilisme en Bulgarie 1972 35 35 Livres (A à B)
Communautés chrtiennes du 1er siècle 2005 32 32 Livres (C à E)
Le proche-Orient médiéval 1988 26 26 Livres (C à E)

Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

0-Débuts en catharisme | Accès libre | Histoire du catharisme

Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

Mesdames et Messieurs,

Au soir de cette première journée d’étude des sources du Catharisme, je ne peux taire ma frustration quand je vois tant de brillants chercheurs s’égarer comme vous le faites.
David Zbiral nous l’a dit le 25 au château comtal de Carcassonne, vous êtes des enquêteurs ! Mais dans quelle enquête, fut-elle policière ou médicale, verrait-on les policiers ou les médecins se passionner pour un document en méprisant d’aller à la recherche de l’origine des événements ayant conduit au crime ou de l’anamnèse de la pathologie ?
Aussi, je vous lance maintenant cet appel vibrant : Redevenez de vrais enquêteurs et remettez à plus tard ces querelles picrocholines qui semblent occuper tout votre temps aujourd’hui !

Le Catharisme est clairement identifié comme une religion chrétienne. Avant de le classer sans recherche dans les dissidences, interrogez-vous sur ce que vous avez omis d’aller chercher : ses sources !
En effet, nous savons que son frère aîné, le Bogomilisme, est cité pour la première fois par un prêtre, Cosmas qui, dans une lettre datée des environs de 967, dénonce un certain Bogomil et nous apprend également que cette hérésie a déjà mis en place cinq évêchés. Donc, le Bogomilisme est bien antérieur à cette date. Pourquoi ne pas aller en chercher la véritable origine ?
Vous pourriez vous posez une question que j’ai croisé dans mes propres recherches : Pourquoi au XIsiècle voit-on des Bogomiles partir en pèlerinage depuis la Bulgarie jusqu’à la ville de Téphrik située dans la partie orientale de l’actuelle Turquie, soit près de 1 000 km plus loin, quand on sait que cette ville fut le siège séculaire de l’hérésie des Pauliciens ?
Ces mêmes Pauliciens qui combattirent les armées de l’Empire romain d’Orient pendant plusieurs siècles et furent déportés en deux vagues dans la région frontalière de la Thrace, entre ce même Empire et la Bulgarie, où ils furent en contact avec les païens bulgares et slaves locaux qui formeront justement ces Bogomiles. Après leur défaite et la chute de Téphrik en 872, par la trahison d’un des leurs, Pouladès, ils seront également répartis dans les armées de l’Empire, tant leurs compétences guerrières étaient appréciées. On retrouvera notamment certains noms connus en Italie du Sud, auprès de Phocas l’ancien, général et grand-père de l’empereur.
Mais ces Pauliciens, adeptes de Paul de Tarse et non de Paul de Samosate ou de Manès, étaient eux-mêmes apparus aux alentours de Mannanalis, région proche de Mélitène et Téphrik, suite à la conversion d’un païen, Constantin, qui y rencontra un diacre récemment libéré de prison à Damas, aux alentours de 640. Comme vous le savez mieux que moi, Damas fut prise par le deuxième calife, Umar ibn al Khattab en 638 et il libéra sans doute les prisonniers, notamment pour motifs religieux qu’il laissa partir s’ils ne voulaient ni se convertir à l’Islam, ni adopter le nouveau statut qu’il venait de créer : la Dhimma.
Ce diacre remit à Constantin deux ouvrages : l’Évangile et l’Apôtre. Or, à cette époque le canon romain comportait certes les lettres de l’apôtre Paul, mais quatre évangiles et non un seul. Par contre Marcion de Sinope avait rédigé en 144 un Évangile (l’Évangélion) et un traité apostolique paulinien (l’Apostolikon). Ainsi évangélisé, ce Constantin prit le nom d’un des disciples de Paul, Silouanos.
On le voit, il semble bien y avoir des liens possibles entre les Marcionites, les Pauliciens et les Bogomiles. Et encore, n’ai-je pu explorer plus avant le devenir des troupes qu’Alexis Comnène offrit à Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, lors de la première croisade, dont une partie rentra à Toulouse après la mort du comte en expédition. Si l’on peut croire que des Pauliciens en faisaient partie, cela pourrait expliquer l’éclosion du Catharisme occitan, dès le début du XIsiècle, dans cette région.

Pour pousser plus loin, comme j’ai tenté de le faire avec un ami, Ruben Sartori, vous découvrirez que Marcion — qui se disait disciple de Paul, mort un siècle plus tôt —, fut formé par Satornil, lui-même disciple de Ménandre qui construisirent la doctrine du démiurge maléfique, créateur du monde visible et des corps de matière. Eux-mêmes eurent avant eux Cérinthe, dont on ne sait s’il a vraiment existé ou si ce n’était que le pseudonyme d’Appolos d’Alexandrie qui à la suite de Paul évangélisa la ville de Corinthe en poussant la théorie paulinienne de l’invalidité de la Torah comme loi divine, jusqu’à affirmer que Iahvé n’était pas Dieu mais le diable, comme le proposent ces chercheurs qui lui attribuent le quatrième évangile, celui de Jean qui en fait mention au chapitre 8, verset 44.

Enfin, Paul lui-même ne fit que rejoindre à Damas, ces apôtres qui durent s’enfuir de Jérusalem, suite à l’exécution d’Étienne — lapidé pour blasphème par les Juifs — car ils étaient eux-mêmes blasphémateurs de ce judaïsme que décidèrent de suivre scrupuleusement les adeptes de Pierre et de Jacques, fondateurs du courant judéo-chrétien qui nous a donné le Catholicisme, l’Orthodoxie et l’Église Réformée. Cela initia une séparation entre ces deux courants qui fut formalisée en 49 lors du Concile de Jérusalem, après l’incident qui opposa Pierre et Paul à Antioche, qui prit alors la tête du courant pagano-chrétien qui rejetait l’obligation de lier Judaïsme à ce qui s’appellerait Christianisme deux siècles plus tard.

Ceci nous montre deux choses :

  • Il y eut bien deux courants chrétiens parallèles qui depuis les origines évoluèrent, tant bien que mal, l’un martyrisant l’autre, à partir du quatrième siècle et qui se perpétuèrent au fil des siècles ;
  • Les cathares avaient raison de dire qu’ils étaient les héritiers d’une transmission apostolique ininterrompue qui remontait aux origines du christianisme.

Voilà les domaines où j’aimerais voir vos talents d’historiens des faits et des hommes, d’historiens des religions, de théologiens, de philologues, etc. se développer pour rendre enfin au Catharisme son indépendance dans un Christianisme trop longtemps monopolisé par un seul de ses courants et pour faire taire ceux qui veulent en faire un objet touristique vidé de toute substance.

Pour ma part, en raison de mes limites linguistiques et culturelles, je ne peux aller plus loin dans mes recherches, d’autant plus qu’après deux années et demi de noviciat, il me reste un chemin infiniment plus difficile et plus exaltant à parcourir.

Merci de m’avoir écouté et en espérant que vous m’aurez également entendu.
Avec mon profond respect et mon infinie Bienveillance.

Éric Delmas, Carcassonne.

Remis aux organisateurs et participants de la seconde journée d’étude des sources du Catharisme à Mazamet le 27 octobre 2017.
Adressé à plusieurs revues historiques, dont « L’Histoire » et publié sur le site Catharisme d’aujourd’hui.

Le saint, le pauvre et l’hérétique

1-Bibliothèque cathare | Accès libre

Le saint, le pauvre et l’hérétique

essai critique du François d’Assise, Valdès et Nicétas par Michel Jas

Préface de Vincent Schmid

Quatrième de couverture

Incroyable bouillonnement spirituel du XIIe siècle qui voit au même moment les cathares fécondant le christianisme médiéval avec, sans doute, quelque apport de Byzance et de la Gnose, saint François d’Assise qui sauve le catholicisme par l’Évangile des derniers qui deviennent premiers et Valdès de Lyon au milieu de tout un groupe exigeant et pauvre qui sème les graines de la Réforme à venir.
Ces spiritualités souvent proches et très modernes, dérangeantes pour l’époque, redonnent un élan à un christianisme qui s’institutionnalisait et s’embourgeoisait.

Michel Jas étudie les enracinements des hérésies de l’Antiquité tardive aux méandres du Moyen Age et leur influence sur la Réforme protestante. Dans cet ouvrage, plein de beaux témoignages, il nous interroge sur la foi comme quête d’authenticité spirituelle.

Préface de Vincent Schmid, pasteur à la cathédrale Saint-Pierre à Genève.

Informations techniques

Prix public : 8€
ISBN : 978-2-35618-121-3
Éditons Ampelos 2017

Pour commander en ligne cliquez ici

La prédication dans l’histoire

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La prédication dans l’histoire

Université du Littoral – Côte d’Opale

Quatrième de couverture
La 25e université d’été du Carrefour d’histoire religieuse a été consacrée à La Prédication dans l’histoire. Organisée en partenariat avec l’Institut catholique de Toulouse qui avait mis à disposition des locaux, elle a permis de faire le point sur l’un des exercices les plus essentiels à toute démarche religieuse. « Prêcher » consiste en effet à annoncer une révélation religieuse indique Alain Rey dans le Dictionnaire historique de la longue française.
Les travaux de ce Carrefour d’histoire religieuse ont porte essentiellement sur le monde judeo chrétien. Depuis les premiers temps, une réelle fluidité formelle se manifeste dans les différents lieux de la prédication sous la forme d’un incessant aller-retour entre fixité et souplesse des normes de la prédication. Le rapport entre la religion et la rhétorique du monde partage les prédicateurs en deux groupes souvent opposés : ceux qui voient dans la société des points d’accroches, des passerelles, des pierres d’attente permettant une certaine connivence et donc un échange, un dialogue ; d’autres, au contraire, qui insistent sur le fossé qui sépare la cité de Dieu et celle des hommes.
La forme et le fond de la prédication au travers des siècles s’enracinent également, au-delà du contexte particulier à prendre en compte, dans la nature de la personnalité du prédicateur : toute parole, y compris sacrée, dépend de celui qui la prononce.
Bruno BÉTHOUART

Informations techniques

Actes de la XXVe université d’été du Carrefour d’histoire religieuse
Toulouse, 10-13 juillet 2016.

Publié avec le soutien de la Fondation Louis-Florin sous l’égide de la Fondation de France

ARS François, BERNAY Sylvie. BÉTHOUART Bruno, BURNET Régis, CHAMP Nicolas, COMTE Cyprien, DANROC Gilles, DOUNOT Cyrille. DUPIN Benoît, DUCERF Laurent. FAVRY Anne-Claire (Sr), FORO Philippe, GALINIER PALLEROLA Jean-François, JIMÉNEZ SANCHEZ Pilar, LANDR0N Olivier, LE GALL Robert (Mgr), MASSON Catherine, MARTINAZZO Estelle, MENGÈS-LE-PAPE Christine, MINVIELLE Bernard, REY MIMOSO-RUIZ Bernadette, SORREL Christian, SOURIAC Pierre-Jean. TRANVOUEZ Yvon, VIGNE Daniel.
CAHIERS DU LITTORAL -2-16 PRIX : 15 €
ISBN : 9 782916 895284

Sommaire

  • Introduction – Jean-François Galinier-Pallerola

Partie I : Aux sources de la prédication judéo-chrétienne

  • La prédication des prophètes de l’Ancien Testament – Cyprien Comte
  • Comment prêchait Origène ? – Daniel Vigne
  • La prédication de saint Augustin sur les Psaumes – Sr Anne-Claire Favry
  • « Je ne suis pas venu chez vous avec la puissance du langage [2Co 21]. Histoire et réception d’une théorie rhétorique paradoxale » sur la prédication des premiers chrétiens – Régis Burnet

Partie II :  Durant la période médiévale et moderne

  • La prédication des Cathares ou bons hommes dans le Midi de la France – Pilar Jiménez Sanchez
  • Une    manifestation    du    jansénisme    à    Toulouse    au   XVIIe   siècle : les conflits entre prédicateurs – Estelle Martinazzo
  • Les Indiens ne sont-ils pas des hommes ? Le cri de Fray Anton Montesinos, op – Frère Gilles Danroc

Partie III :  Chez les protestants

  • La prédication protestante sous Louis XIII – Pierre-Jean Souriac
  • La prédication funèbre chez les Protestants – Nicolas Champ
  • Le prédicateur diabolique dans l’Amérique des années trente : La Nuit du chasseur (The Night of the Hunter. roman de Davis Grubb. 1943. film de Charles Laughton. 1955) – Bernadette Rey Mimoso-Ruiz
  • Prédicateurs religieux en transition en Afrique du Sud  – Benoît   Dupin
  • Musique et prédication de Palestrina à Haydn – Laurent Ducerf

Partie IV : Chez les catholiques

  • Le P. Janvier et la fraternité du Saint-Sacrement – Catherine Masson
  • Absinthe et eau de Lourdes : le père Didon. prédicateur contrarié – Yvon Tranvouez
  • Aspects juridiques de la prédication dans le droit canonique, des origines à nos jours – Cyrille  Dounot
  • Du sermon à l’homélie, La prédication de la fin du XIXe s. à nos jours  – Jean-François Galinier-Pallerola
  • La formation à la prédication dans les séminaires français après Vatican II – P. Bernard Minvielle
  • Prêcher en breton, un siècle de méfiance et de rejet, de la Révolution française à la circulaire de Combes en 1902 – François Ars
  • Prêcher la mission.  Remarques sur la prédication missionnaire à l’époque contemporaine – Christian Sorrel
  • La prédication des femmes – Sylvie Bernay
  • Mgr François Marty (1904-1994) : « un homme de paroles » – Olivier Landron
  • Le père Riccardo Lombardi, « microphone de Dieu » dans l’Italie de Peppone et don Camillo – Philippe Foro
  • Religion et état de guerre en Pologne : la prédication de Jerzy Popieluszko – Christine Mengès-Le-Pape
  • Fête de saint Benoit. le 11 juillet 2016 en la chapelle Sainte-Claire de l’Institut catholique de Toulouse sur « la prédication dans l’histoire » – Mgr Robert Le Gall
  • Conclusion générale – Bruno Béthouart

1 – En fait il s’agit de 1Co 1

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