6-Culture

Conférences sur le catharisme

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Conférences sur le catharisme

Que ce soit à l’occasion d’un événement en rapport avec le catharisme ou dans d’autres occasions, je réponds favorablement aux demandes qui me sont faites pour présenter un sujet en rapport avec le catharisme lors d’une conférence publique.
La seule contrepartie que je demande — excepté le défraiement en cas de déplacement de plus de 50 km — est la possibilité de vendre et dédicacer mon livre sur place.

Les sujets suivants ont déjà été traités et disposent de diapositives de présentation :

  • Étude des origines, de la doctrine et de la pratique ecclésiale du christianisme cathare du premier siècle à nos jours
  • Histoire des cathares : origines et groupes fondateurs
  • La spiritualité cathare : analyse de la doctrine et de la praxis cathares
  • Le catharisme : hérésie, dissidence ou christianisme authentique et originel ?
  • Les origines spirituelles de l’Homme – Convergence scientifique et spirituelle ?
  • La voie chrétienne cathare : Amour, règle de vérité et de justice, vie évangélique

Bien entendu, je peux organiser des conférences sur d’autres approches du catharisme. Il faudra simplement me laisser un peu de temps pour les préparer.

Pour me contacter utilisez le lien situé en bas de page.

 

Journée cathare à Carcassonne

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Journée cathare à Carcassonne

L’association Culture et études cathares propose à ses adhérents un rendez-vous annuel, au siège social de l’association, pour échanger sur des thématiques liées au catharisme.

Cette année, sur proposition des adhérents, nous allons étudier deux thèmes à la lumière des recherches et des sources disponibles :

Le docétisme cathare

Si le docétisme existe depuis les origines du christianisme, il a pris des formes très diverses de Cérinthe — à qui on en attribue la paternité — aux cathares. Il est intéressant de comprendre ce mouvement de pensée et de le mettre en corrélation avec les époques, afin d’en suivre les évolutions. Aujourd’hui encore, les données de la sciences nous permettent de l’envisager de différentes façons.

La non-violence cathare

La non-violence est chez les cathares un des deux fondamentaux de leur doctrine. Mais, sous ce terme se cachent diverses conceptions et il est important de les étudier pour comprendre le particularisme de celle des cathares. Pour eux, en effet, la non-violence est la forme mondaine de la Bienveillance, également appelée Amour ou dilection.

Organisation

Cette journée est initialement ouverte aux adhérents de l’association puisqu’ils soutiennent, à travers elle, la recherche sur le catharisme.
Cependant, si le nombre de places disponibles n’est pas atteint par les seuls adhérents, les personnes intéressées pourront s’inscrire et seront contactées, par ordre d’inscription, pour y assister.

Pour vous inscrire, que vous soyez adhérent ou non, utilisez le formulaire ci-dessous.

    Je suis adhérent(e) de Culture et études catharesJe ne suis pas adhérent(e)

    Je participerai certainementJe participerai probablement

    Proposez des thématiques que vous aimeriez voir traitées :

    J'aimerais vous poser la question suivante :

    Quelques notes sur les Cathares et le Catharisme

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    Voici un an, Bertran de La Farge m’adressait ce courrier :

    « Bonjour Eric,

    Je continue à patauger dans les em… ments, avec quelques hauts et beaucoup de bas ! J’essaye d’émerger. Tu trouveras ci-joint une note que j’avais commencée il y a quelques mois. Elle reflète simplement mes pensées sur les éternels semeurs de zizanies et d’anathèmes dont la devises est : « Moi, j’suis contre ! » Cette note se termine par une copieuse liste, volontairement en vrac, de personnes régulièrement visées par les habituels agresseurs pathologiques. J’ai dû involontairement oublier quelques noms « d’amis » et volontairement « oublier » quelques autres… Vérifie quand même cette liste.
    Bertran de La Farge »

    Voici donc cette note qui retrouve encore plus d’actualité au vu des événements de ces derniers mois.

    « Depuis le début de notre XXIe siècle, quelques chercheurs, essentiellement français, s’efforcent de convaincre le public que les Cathares n’ont jamais existé !

    Aussi, qu’il me soit permis de porter à leur connaissance un très intéressant document bibliographique, parmi d’autres qui semblent leur faire défaut alors que de tels documents sont archiconnus et authentifiés depuis pas mal de temps (!), par plusieurs générations « d’historiographes ».
    Qui a dit ? : « qui de damnata Catharorum heresi sunt vehementer suspecti et graviter infamati » ?
    Premier indice : ce document fut rédigé le 21 novembre 1202
    Deuxième indice : son auteur a écrit d’autres missives traitant du même sujet avec le même vocabulaire. Et, qui plus est, à la même époque, il ne fut pas le seul. Ce qui devrait nous conduire à déduire que sept années avant la sinistre Croisade (des) Albigeois, l’usage pouvait être d’identifier, de manière indélébile, certains « hérétiques » par le nom de Cathares !
    Troisième indice : l’auteur de ces missives rédigées en latin, en 1202, fut un certain Giovanni Lotario de Segni, plus connu sous l’appellation d’Innocent III, 176e Pape, de 1198 à 1216, qui fut, en particulier, tout simplement, l’instigateur de la Croisade (contre) les Albigeois (!) et qui, d’une part, devait savoir de qui et de quoi il parlait et qui, d’autre part, n’avait aucune raison de s’abstenir d’utiliser personnellement, pendant les dix-huit annnées de son pontificat, le mot Cathare (issu du grec et de sa traduction en latin). »

    MAIS IL Y A D’AUTRES RAISONS PRINCIPALES, plus anciennes et hautement pertinentes, qui sont tout simplement issues de la langue utilisée par les rédacteurs et les traducteurs des évangiles, en particulier à partir des versions rédigées en grec par les quatre évangélistes et par quelques disciples du Christ. L’important n’est pas le nom donné à ce courant du Christianisme que nous appelons « Catharisme » ou « Christianisme cathare ». L’important est son contenu, Peu importent les noms qui lui sont donnés. Les premières écritures Saintes furent essentiellement rédigées en grec et il coulait de source que chaque fidèle vivant à cette époque s’exprimait alors en grec, ne serait-ce qu’afin de situer le niveau spirituel qu’il souhaitait atteindre ou qu’il avait atteint lors des étapes de l’enseignement de l’Évangile.
    C’est ainsi que ce sont des mots grecs qui furent utilisés comme mots clés et comme codes, destinés à jalonner les importants « fils rouges » majeurs de l’Enseignement du Christ (La Bonne Nouvelle ; l’Évangile). L’un de ces CODES MAJEURS est destiné à l’enseignement du thème de la Purification de chacun. Le mot « pur », en français, est la traduction du mot grec « katharos ». Dans le Nouveau Testament, initialement en grec, quatre mots sont dérivés de katharos : katharizo, katharis, katharismos, katharotes (purifier, purification, etc.). Tout lecteur, tout disciple de l’Évangile, en grec, trouvera ce vocabulaire de 5 mots répartis 60 fois dans 60 versets, souvent liés à d’autres mots clés pertinents, comme kardia (cœur), téléios (parfait), ce dernier désignant celui qui a atteint le Salut, l’apothéose de la purification de tout son être et son retour en Dieu.

    C’est ainsi, et entre autres, que, pendant les 3 premiers siècles de l’évangélisation, les disciples chrétiens qui étudiaient et pratiquaient la purification de l’être (corps, âme et esprit) étaient qualifiés, en grec, de « katharoï » (« purs ») et de « téléios » (parfaits), en français. C’est ainsi qu’en français, tout comme en anglais et dans d’autres langues, le mot « pur » (« pure ») a été progressivement transformé en un néologisme familier : « Cathare », « Cathar », etc.) d’où quelques siècles plus tard, les appellations de « Cathares », de « Parfaits » et de leurs dérivés.

    DU GREC AU LATIN ET AUX LANGUES VERNACULAIRES. Pendant les premiers siècles de notre ère, l’écriture, l’enseignement et la pratique de l’évangile furent essentiellement dispensés en langue grecque. (accompagnés d’écrits en araméen-syriaque et en copte). L’usage quotidien des mots grecs katharos, katharoî et katharismos (cathare, cathares et catharisme) n’a rien d’exceptionnel. Quant au mot grec Téléios signifiant « Parfait », il éclaire significativement l’utilisation de « Pur» et de « Purification » dans 17 versets du Nouveau Testament. Lorsque le latin et d’autres langues vernaculaires vinrent remplacer le grec, les mots de katharos et de katharoï, cessèrent progressivement d’être utilisés et furent remplacés par leurs traduc- tions en diverses langues vernaculaires. Les premières traductions en langue latine apparurent timidement lors du IIe siècle et surtout lors du IVe siècle (Vetus Latina, de Stridon et Vulgate, de Jérôme). Mais d’autres mots prirent leurs places, en d’autres langues, Aussi est-il tendancieux et injustifié de s’acharner, aujourd’hui, contre les mots cathare et catharisme, Mais il est tout à fait acceptable d’utiliser d’autres définitions synonymes qui éclairent la signification de Cathares et de Catharisme, telles que Bons Chrétiens, Bonshommes, Bonnes Dames, ou Amis de Dieu, etc.

    Le Catharisme, aujourd’hui et au cours des premiers siècles de la Chrétienté, est et fut un Courant du Christianisme. Mais de grâce, épargnons aux Cathares de tous temps les appellations et contre-sens malveillants et souvent calomnieux d’hérétiques et de dissidents car ils ne le sont ni ne le furent ! En effet les Chrétiens cathares, tout comme les Chrétiens catholiques, ont toujours affirmé leur Christianisme dont ils ne furent et ne sont ni les hérétiques ni les dissidents ! « Mais… qui veut tuer son chien, ne l’accuse-t-il pas de la rage ?! » Hélas !

    Enfin, à ceux qui affirment obstinément que les mots Cathare et Catharisme sont des artefacts inventés au cours du XXe siècle par des farfelus qui n’ont aucune compétence en cette matière, nous rappellerons qu’en fait, le mot cathare et la plupart de ses synonymes ont, par exemple, été abondamment répertoriés et utilisés pour signifier : « on les appelait Cathares, c’est-à-dire Purs » (7 occurrences) par Bossuet (1627-1704) et, par quelques milliers de fois par des centaines d’autres chercheurs, théologiens, écrivains et historiens, de 1700 à… aujourd’hui, sans interruption, pendant 3 siècles ! Quant aux offensives actuelles contre le bien-fondé de ces mots, elles prennent, hélas, la forme de curieuses entreprises révisionnistes, négationnistes et même « complotistes » (puisque tout « cela » aurait été fomenté, selon eux, par l’Église catholique elle-même !) Machiavel n’est pas loin !

    Rendons plutôt, ci-dessous, hommage aux hommes et aux femmes remarquables : historiens, chercheurs, religieux, philosophes, artistes, militants et romanciers qui, au cours des XIXe, XXe et XXIe siècles, par leur passion, leur foi, leur enthousiasme, leur persévérance, leurs travaux, leurs écrits et diverses réalisations, nous ont permis, nous permettent aujourd’hui et nous permettront demain, de connaître le « vrai visage des Cathares » :

    « Déodat Roché, René Nelli, Jean Duvernoy, Michel Roquebert, Zoé Oldenbourg, Anne Brenon, Francis Loubatières, Ylva Hagman, Beverly M. Kienzle, Maurice Magre, José Dupré, Lucienne Julien, Christine Thouzellier, Michel Jas, Jordi Ventura i Subirats, Flocel Sabaté, Francesco Zambon, Jordi Savall, Jean-François Laffont, Simone Weil, Édouard de Laportalière, Simone Hannedouche, Jordi Passerat, Marvyn Roy Harris, Peter T. Ricketts, Yvan Roustit, Peter Wunderli, Pilar Jimenez, Edina Bozoky, Krystel Maurin, Peter Vogt, M. le Duc de Lévis-Mirepoix, Bertran de La Farge, Henri Gougaud, Muriel Batbie-Castell, Olivier Cébe, Gérard Le Vot, Annie Cazenave, Jean-Philippe de Tonnac, Franjo Sanjek, Ernst Ulrich Grosse, Magali Husson, David Zbiral, Daniela Müller, Suzanne Nelli, Denis Crépin, Raoul Manselli, Jean Blum, Philippe Contal, Fabrice Chambon, Jean Clergue, Christian Salès, Georges d’Humières, Yves Rouquette, Dominique Baudis, Patrick Lasseube, Claude Sicre, Yves Maris, Fernand Niel, Fernand Costes, Emmanuel Le Roy-Ladurie, Claude Marti, Jean Villotte, Henri Corbin, Charles Delpoux, Alexandre Rougé, Raimonde Reznikov, Philippe Martel, Philippe Roy, Jean Blanc, Prosper Estieu, Stym-Popper, Enrico Riparelli, Roberto Berretta, Gilles-Henri Tardy, Napoléon Peyrat, Antonin Gadal, Auguste Teulié, Georgi Semkov, Arthur Guirdham, Malcolm D. Lambert, Yuri Stoyanov, James McDonald, Paul Lecour, Richard Loiret, Éric Delmas, Jean-Louis Gasc, Alèm Surre-Garcia, Jacques Berlioz, Arno Borst, Ruben Sartori, Martin Aurell, Monique Vidal, José Vidal Tolosa, Marie-Élise Gardel, André Czeski, Charles Schmidt, Roland Poupin, Werner Rhis, Uwe Brunn, Stephen O’Shea, Andrew Phillip Smith, René Weis, Malcolm Barber et bien d’autres (Selon un tri stochastique des listes passées, présentes et à venir, non exhaustives et non limitatives). »

    Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

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    Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

    Mesdames et Messieurs,

    Au soir de cette première journée d’étude des sources du Catharisme, je ne peux taire ma frustration quand je vois tant de brillants chercheurs s’égarer comme vous le faites.
    David Zbiral nous l’a dit le 25 au château comtal de Carcassonne, vous êtes des enquêteurs ! Mais dans quelle enquête, fut-elle policière ou médicale, verrait-on les policiers ou les médecins se passionner pour un document en méprisant d’aller à la recherche de l’origine des événements ayant conduit au crime ou de l’anamnèse de la pathologie ?
    Aussi, je vous lance maintenant cet appel vibrant : Redevenez de vrais enquêteurs et remettez à plus tard ces querelles picrocholines qui semblent occuper tout votre temps aujourd’hui !

    Le Catharisme est clairement identifié comme une religion chrétienne. Avant de le classer sans recherche dans les dissidences, interrogez-vous sur ce que vous avez omis d’aller chercher : ses sources !
    En effet, nous savons que son frère aîné, le Bogomilisme, est cité pour la première fois par un prêtre, Cosmas qui, dans une lettre datée des environs de 967, dénonce un certain Bogomil et nous apprend également que cette hérésie a déjà mis en place cinq évêchés. Donc, le Bogomilisme est bien antérieur à cette date. Pourquoi ne pas aller en chercher la véritable origine ?
    Vous pourriez vous posez une question que j’ai croisé dans mes propres recherches : Pourquoi au XIsiècle voit-on des Bogomiles partir en pèlerinage depuis la Bulgarie jusqu’à la ville de Téphrik située dans la partie orientale de l’actuelle Turquie, soit près de 1 000 km plus loin, quand on sait que cette ville fut le siège séculaire de l’hérésie des Pauliciens ?
    Ces mêmes Pauliciens qui combattirent les armées de l’Empire romain d’Orient pendant plusieurs siècles et furent déportés en deux vagues dans la région frontalière de la Thrace, entre ce même Empire et la Bulgarie, où ils furent en contact avec les païens bulgares et slaves locaux qui formeront justement ces Bogomiles. Après leur défaite et la chute de Téphrik en 872, par la trahison d’un des leurs, Pouladès, ils seront également répartis dans les armées de l’Empire, tant leurs compétences guerrières étaient appréciées. On retrouvera notamment certains noms connus en Italie du Sud, auprès de Phocas l’ancien, général et grand-père de l’empereur.
    Mais ces Pauliciens, adeptes de Paul de Tarse et non de Paul de Samosate ou de Manès, étaient eux-mêmes apparus aux alentours de Mannanalis, région proche de Mélitène et Téphrik, suite à la conversion d’un païen, Constantin, qui y rencontra un diacre récemment libéré de prison à Damas, aux alentours de 640. Comme vous le savez mieux que moi, Damas fut prise par le deuxième calife, Umar ibn al Khattab en 638 et il libéra sans doute les prisonniers, notamment pour motifs religieux qu’il laissa partir s’ils ne voulaient ni se convertir à l’Islam, ni adopter le nouveau statut qu’il venait de créer : la Dhimma.
    Ce diacre remit à Constantin deux ouvrages : l’Évangile et l’Apôtre. Or, à cette époque le canon romain comportait certes les lettres de l’apôtre Paul, mais quatre évangiles et non un seul. Par contre Marcion de Sinope avait rédigé en 144 un Évangile (l’Évangélion) et un traité apostolique paulinien (l’Apostolikon). Ainsi évangélisé, ce Constantin prit le nom d’un des disciples de Paul, Silouanos.
    On le voit, il semble bien y avoir des liens possibles entre les Marcionites, les Pauliciens et les Bogomiles. Et encore, n’ai-je pu explorer plus avant le devenir des troupes qu’Alexis Comnène offrit à Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, lors de la première croisade, dont une partie rentra à Toulouse après la mort du comte en expédition. Si l’on peut croire que des Pauliciens en faisaient partie, cela pourrait expliquer l’éclosion du Catharisme occitan, dès le début du XIsiècle, dans cette région.

    Pour pousser plus loin, comme j’ai tenté de le faire avec un ami, Ruben Sartori, vous découvrirez que Marcion — qui se disait disciple de Paul, mort un siècle plus tôt —, fut formé par Satornil, lui-même disciple de Ménandre qui construisirent la doctrine du démiurge maléfique, créateur du monde visible et des corps de matière. Eux-mêmes eurent avant eux Cérinthe, dont on ne sait s’il a vraiment existé ou si ce n’était que le pseudonyme d’Appolos d’Alexandrie qui à la suite de Paul évangélisa la ville de Corinthe en poussant la théorie paulinienne de l’invalidité de la Torah comme loi divine, jusqu’à affirmer que Iahvé n’était pas Dieu mais le diable, comme le proposent ces chercheurs qui lui attribuent le quatrième évangile, celui de Jean qui en fait mention au chapitre 8, verset 44.

    Enfin, Paul lui-même ne fit que rejoindre à Damas, ces apôtres qui durent s’enfuir de Jérusalem, suite à l’exécution d’Étienne — lapidé pour blasphème par les Juifs — car ils étaient eux-mêmes blasphémateurs de ce judaïsme que décidèrent de suivre scrupuleusement les adeptes de Pierre et de Jacques, fondateurs du courant judéo-chrétien qui nous a donné le Catholicisme, l’Orthodoxie et l’Église Réformée. Cela initia une séparation entre ces deux courants qui fut formalisée en 49 lors du Concile de Jérusalem, après l’incident qui opposa Pierre et Paul à Antioche, qui prit alors la tête du courant pagano-chrétien qui rejetait l’obligation de lier Judaïsme à ce qui s’appellerait Christianisme deux siècles plus tard.

    Ceci nous montre deux choses :

    • Il y eut bien deux courants chrétiens parallèles qui depuis les origines évoluèrent, tant bien que mal, l’un martyrisant l’autre, à partir du quatrième siècle et qui se perpétuèrent au fil des siècles ;
    • Les cathares avaient raison de dire qu’ils étaient les héritiers d’une transmission apostolique ininterrompue qui remontait aux origines du christianisme.

    Voilà les domaines où j’aimerais voir vos talents d’historiens des faits et des hommes, d’historiens des religions, de théologiens, de philologues, etc. se développer pour rendre enfin au Catharisme son indépendance dans un Christianisme trop longtemps monopolisé par un seul de ses courants et pour faire taire ceux qui veulent en faire un objet touristique vidé de toute substance.

    Pour ma part, en raison de mes limites linguistiques et culturelles, je ne peux aller plus loin dans mes recherches, d’autant plus qu’après deux années et demi de noviciat, il me reste un chemin infiniment plus difficile et plus exaltant à parcourir.

    Merci de m’avoir écouté et en espérant que vous m’aurez également entendu.
    Avec mon profond respect et mon infinie Bienveillance.

    Éric Delmas, Carcassonne.

    Remis aux organisateurs et participants de la seconde journée d’étude des sources du Catharisme à Mazamet le 27 octobre 2017.
    Adressé à plusieurs revues historiques, dont « L’Histoire » et publié sur le site Catharisme d’aujourd’hui.

    Rencontres cathares

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    Affiche Rencontre cathareC’est Yves Maris, « philosophe cathare », selon l’image que donnait de lui la presse, qui décida d’organiser un rendez-vous des personnes qui se réclamaient du catharisme à l’occasion du week end de Pentecôte en 2009.
    Après son décès, survenu l’été suivant, il fut décidé de reconduire cette initiative annuellement. Cela fut réalisé sans interruption depuis 2009.
    En 2011, une association culturelle fut créée à Carcassonne pour soutenir les actions en vue de la recherche et de la promotion culturelle du catharisme. Naturellement, elle fut chargée de faire vivre les Rencontres cathares.
    Nous avons essayé, tant bien que mal, de conserver la mémoire de ces rendez-vous qui furent cruciaux dans la mise en place de la résurgence du Catharisme médiéval et dans sa connaissance de plus en plus précise.
    Le menu ci-dessous vous permettra de vous replonger dans ces moments intenses.

    Après dix Rencontres, riches et variées, le public a perdu la volonté de participer à une autre édition. Respectueux de ce choix, nous avons donc décidé de tourner cette page de la résurgence cathare. Nous garderons néanmoins toujours une place pour Yves dans notre mémoire.

    Présentation des Rencontres cathares

    Dixième Rencontre cathare : 2018 à Carcassonne. Thème : La Consolation (Consolament) : ses origines, sa justification dans le Christianisme, sa pratique médiévale, sa place dans la résurgence.

    Neuvième Rencontre cathare2017 à Carcassonne – Thème : Le catharisme en Occitanie – Pyrénées, Méditerranée : réalités et perspectives.

    Huitième Rencontre cathare : 2016 à Carcassonne – Thème : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »

    Septième Rencontre cathare : 2015 à Roquefixade – Thème : La mise en pratique du commandement d’Amour absolu.

    Sixième Rencontre cathare : 2014 à Roquefixade – Thème : La communauté ecclésiale cathare.

    Cinquième Rencontre cathare : 2013 à Roquefixade – Thème : Les croyants dans le Catharisme.

    Quatrième Rencontre cathare : 2012 à Roquefixade – Thème : Origine et filiation du Catharisme ; devenir des croyants et sympathisants après l’Inquisition.

    Troisième Rencontre de la diversité cathare : 2011 à Carcassonne – Thème : Doctrine et pratique.

    Seconde Rencontre de la diversité cathare : 2010 à Roquefixade – Thème : Le pur Amour et les fondements doctrinaux.

    Première rencontre de la diversité cathare : 2009 à Roquefixade – Thème : La résurgence cathare et le Catharisme aujourd’hui.

    Dixième Rencontre cathare

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    10e Rencontre cathare
    de Carcassonne

    Site de la Rencontre

    La Rencontre cathare se tient à Carcassonne (région Occitanie, Pyrénées – Méditerranée), dans une salle du restaurant l’Oliveraie, située dans la zone industrielle de La Bourriette — au 850 boulevard Denis Papin —, soit à moins de 3 km de la gare SNCF et du centre de Carcassonne. Elle est à environ 500 mètres de la sortie Ouest de l’autoroute A61 qui longe la ville et qui dessert Toulouse à l’ouest, Foix et Perpignan au sud et Montpellier à l’est.
    Ce choix tient aux facilités de transport, de logement et de restauration. La ville de Carcassonne est en outre symbolique de notre démarche car elle fut un centre du catharisme et de sa répression, comme en témoignent encore son histoire et plusieurs lieux qui se trouvent dans sa cité médiévale. C’est également à Carcassonne que s’est ouverte, voici bientôt un an, la première maison cathare de la résurgence.

    Moyens d’accès & Hébergements

    Les moyens d’accès sont nombreux, comme le montrent clairement les données fournies par le lien ci-dessus. Nous pourrons, le cas échéant, améliorer encore vos conditions de circulation en assurant des navettes ponctuelles et à la demande entre la gare — où vient stationner la navette aéroportuaire —, le centre-vile et les hôtels de proximité.
    Soyez extrêmement réactifs concernant votre hébergement, si vous désirer arriver plus tôt ou partir plus tard, pour profiter au mieux de la Rencontre. En effet, malgré une offre pléthorique, la période des vacances d’été draient une grande quantité de visiteurs. En outre, le feu d’artifice du 14 juillet — mondialement réputé — et la longue escale du Tour de France qui bloquera Carcassonne tout le week end suivant, vont provoquer une affluence dont le dernier exemple connu en 2006, avait conduit à multiplier la population de la ville par un facteur x 30.
    Le lien ci-dessus vous permet de retenir l’hébergement de vote choix à un prix qui ne pourra que fortement augmenter au fur et à mesure que nous approcherons de ces dates. Le feu d’artifice provoque un blocage de tous les accès intra muros du 14 vers midi jusqu’au 15 vers 3 heures du matin.

    Fonctionnement

    Le principe est de suivre un « fil rouge » afin d’essayer de traiter un sujet jugé essentiel au cours de la Rencontre.
    Pour les personnes qui le désirent, le repas de midi peut être pris , soit sur place grâce à un repas commun qui nous rappelle les agapes des premiers Chrétiens, soit à l’initiative de chacun, des magasins d’alimentation et des restaurants étant situés à proximité.
    L’accès à la Rencontre est libre, dans le respect des règles de savoir-vivre.

    Fil rouge

    Le Catharisme est une thématique à la croisée de plusieurs domaines : l’histoire, la religion, la philosophie, la sociologie, etc. Une Rencontre, susceptible d’accueillir des participants de tous horizons, devrait proposer des thématiques transversales afin de satisfaire le plus grand nombre. Certaines d’entre-elles présentent même l’avantage d’être l’objet d’un intérêt soutenu de catégories très différentes de personnes.

    Le fil rouge de cette année sera donc : La Consolation (Consolament), ses origines, sa justification dans le Christianisme, sa pratique médiévale, sa place dans la résurgence.

    Programme

    Ce programme n’est volontairement pas trop détaillé afin de laisser un peu de place à l’expression libre et à l’adaptation. Seule la thématique est fixe.
    Certains intervenants se sont déjà fait connaître. Si d’autres personnes pensent avoir la capacité à produire une intervention sur cette thématique, elles peuvent proposer un sujet en lien direct avec le fil rouge en s’adressant à l’administrateur du site.

    9h00 – 9h30 Accueil et présentation
    9h30 – 10h15 La Consolation :
    – définition
    – histoire
    10h15 – 10h30 Pause
    10h30 – 11h15 La Consolation :
    – sa motivation
    – sa signification
    – sa valeur spirituelle et sociale
     11h15 – 11h30  Pause
    11h30 – 12h15 La Consolation :
    – sa pratique médiévale
    – différences selon les Églises cathares
     12h15 – 14h00  Pause repas
    14h00 – 14h30 L’actualité du Catharisme :
    – Culture et études cathares
    – La revue : Catharisme – bilan du n°1 et du n°2
    14h30 – 15h15 La Consolation :
    – sa pratique dans le cadre de la résurgence
    – la convention (convenenza) aujourd’hui
    15h15 – 15h30  Pause
    15h30 – 16h15 La Consolation :
    – le point de vue des croyants et des sympathisants
    16h15 – 16h30  Pause
    15h30 – 16h15  Synthèse :
    – Choix de la journée : date, durée, organisation
    – La Consolation : niveau de compréhension

    Contenu soumis aux droits d'auteur.

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