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Conférences sur le catharisme

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Conférences sur le catharisme

Que ce soit à l’occasion d’un événement en rapport avec le catharisme ou dans d’autres occasions, je réponds favorablement aux demandes qui me sont faites pour présenter un sujet en rapport avec le catharisme lors d’une conférence publique.
La seule contrepartie que je demande — excepté le défraiement en cas de déplacement de plus de 50 km — est la possibilité de vendre et dédicacer mon livre sur place.

Les sujets suivants ont déjà été traités et disposent de diapositives de présentation :

  • Étude des origines, de la doctrine et de la pratique ecclésiale du christianisme cathare du premier siècle à nos jours
  • Histoire des cathares : origines et groupes fondateurs
  • La spiritualité cathare : analyse de la doctrine et de la praxis cathares
  • Le catharisme : hérésie, dissidence ou christianisme authentique et originel ?
  • Les origines spirituelles de l’Homme – Convergence scientifique et spirituelle ?
  • La voie chrétienne cathare : Amour, règle de vérité et de justice, vie évangélique

Bien entendu, je peux organiser des conférences sur d’autres approches du catharisme. Il faudra simplement me laisser un peu de temps pour les préparer.

Pour me contacter utilisez le lien situé en bas de page.

 

Journée cathare à Carcassonne

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Journée cathare à Carcassonne

L’association Culture et études cathares propose à ses adhérents un rendez-vous annuel, au siège social de l’association, pour échanger sur des thématiques liées au catharisme.

Cette année, sur proposition des adhérents, nous allons étudier deux thèmes à la lumière des recherches et des sources disponibles :

Le docétisme cathare

Si le docétisme existe depuis les origines du christianisme, il a pris des formes très diverses de Cérinthe — à qui on en attribue la paternité — aux cathares. Il est intéressant de comprendre ce mouvement de pensée et de le mettre en corrélation avec les époques, afin d’en suivre les évolutions. Aujourd’hui encore, les données de la sciences nous permettent de l’envisager de différentes façons.

La non-violence cathare

La non-violence est chez les cathares un des deux fondamentaux de leur doctrine. Mais, sous ce terme se cachent diverses conceptions et il est important de les étudier pour comprendre le particularisme de celle des cathares. Pour eux, en effet, la non-violence est la forme mondaine de la Bienveillance, également appelée Amour ou dilection.

Organisation

Cette journée est initialement ouverte aux adhérents de l’association puisqu’ils soutiennent, à travers elle, la recherche sur le catharisme.
Cependant, si le nombre de places disponibles n’est pas atteint par les seuls adhérents, les personnes intéressées pourront s’inscrire et seront contactées, par ordre d’inscription, pour y assister.

Pour vous inscrire, que vous soyez adhérent ou non, utilisez le formulaire ci-dessous.

    Je suis adhérent(e) de Culture et études catharesJe ne suis pas adhérent(e)

    Je participerai certainementJe participerai probablement

    Proposez des thématiques que vous aimeriez voir traitées :

    J'aimerais vous poser la question suivante :

    Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

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    Pour une recherche complète des « sources » du Catharisme

    Mesdames et Messieurs,

    Au soir de cette première journée d’étude des sources du Catharisme, je ne peux taire ma frustration quand je vois tant de brillants chercheurs s’égarer comme vous le faites.
    David Zbiral nous l’a dit le 25 au château comtal de Carcassonne, vous êtes des enquêteurs ! Mais dans quelle enquête, fut-elle policière ou médicale, verrait-on les policiers ou les médecins se passionner pour un document en méprisant d’aller à la recherche de l’origine des événements ayant conduit au crime ou de l’anamnèse de la pathologie ?
    Aussi, je vous lance maintenant cet appel vibrant : Redevenez de vrais enquêteurs et remettez à plus tard ces querelles picrocholines qui semblent occuper tout votre temps aujourd’hui !

    Le Catharisme est clairement identifié comme une religion chrétienne. Avant de le classer sans recherche dans les dissidences, interrogez-vous sur ce que vous avez omis d’aller chercher : ses sources !
    En effet, nous savons que son frère aîné, le Bogomilisme, est cité pour la première fois par un prêtre, Cosmas qui, dans une lettre datée des environs de 967, dénonce un certain Bogomil et nous apprend également que cette hérésie a déjà mis en place cinq évêchés. Donc, le Bogomilisme est bien antérieur à cette date. Pourquoi ne pas aller en chercher la véritable origine ?
    Vous pourriez vous posez une question que j’ai croisé dans mes propres recherches : Pourquoi au XIsiècle voit-on des Bogomiles partir en pèlerinage depuis la Bulgarie jusqu’à la ville de Téphrik située dans la partie orientale de l’actuelle Turquie, soit près de 1 000 km plus loin, quand on sait que cette ville fut le siège séculaire de l’hérésie des Pauliciens ?
    Ces mêmes Pauliciens qui combattirent les armées de l’Empire romain d’Orient pendant plusieurs siècles et furent déportés en deux vagues dans la région frontalière de la Thrace, entre ce même Empire et la Bulgarie, où ils furent en contact avec les païens bulgares et slaves locaux qui formeront justement ces Bogomiles. Après leur défaite et la chute de Téphrik en 872, par la trahison d’un des leurs, Pouladès, ils seront également répartis dans les armées de l’Empire, tant leurs compétences guerrières étaient appréciées. On retrouvera notamment certains noms connus en Italie du Sud, auprès de Phocas l’ancien, général et grand-père de l’empereur.
    Mais ces Pauliciens, adeptes de Paul de Tarse et non de Paul de Samosate ou de Manès, étaient eux-mêmes apparus aux alentours de Mannanalis, région proche de Mélitène et Téphrik, suite à la conversion d’un païen, Constantin, qui y rencontra un diacre récemment libéré de prison à Damas, aux alentours de 640. Comme vous le savez mieux que moi, Damas fut prise par le deuxième calife, Umar ibn al Khattab en 638 et il libéra sans doute les prisonniers, notamment pour motifs religieux qu’il laissa partir s’ils ne voulaient ni se convertir à l’Islam, ni adopter le nouveau statut qu’il venait de créer : la Dhimma.
    Ce diacre remit à Constantin deux ouvrages : l’Évangile et l’Apôtre. Or, à cette époque le canon romain comportait certes les lettres de l’apôtre Paul, mais quatre évangiles et non un seul. Par contre Marcion de Sinope avait rédigé en 144 un Évangile (l’Évangélion) et un traité apostolique paulinien (l’Apostolikon). Ainsi évangélisé, ce Constantin prit le nom d’un des disciples de Paul, Silouanos.
    On le voit, il semble bien y avoir des liens possibles entre les Marcionites, les Pauliciens et les Bogomiles. Et encore, n’ai-je pu explorer plus avant le devenir des troupes qu’Alexis Comnène offrit à Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, lors de la première croisade, dont une partie rentra à Toulouse après la mort du comte en expédition. Si l’on peut croire que des Pauliciens en faisaient partie, cela pourrait expliquer l’éclosion du Catharisme occitan, dès le début du XIsiècle, dans cette région.

    Pour pousser plus loin, comme j’ai tenté de le faire avec un ami, Ruben Sartori, vous découvrirez que Marcion — qui se disait disciple de Paul, mort un siècle plus tôt —, fut formé par Satornil, lui-même disciple de Ménandre qui construisirent la doctrine du démiurge maléfique, créateur du monde visible et des corps de matière. Eux-mêmes eurent avant eux Cérinthe, dont on ne sait s’il a vraiment existé ou si ce n’était que le pseudonyme d’Appolos d’Alexandrie qui à la suite de Paul évangélisa la ville de Corinthe en poussant la théorie paulinienne de l’invalidité de la Torah comme loi divine, jusqu’à affirmer que Iahvé n’était pas Dieu mais le diable, comme le proposent ces chercheurs qui lui attribuent le quatrième évangile, celui de Jean qui en fait mention au chapitre 8, verset 44.

    Enfin, Paul lui-même ne fit que rejoindre à Damas, ces apôtres qui durent s’enfuir de Jérusalem, suite à l’exécution d’Étienne — lapidé pour blasphème par les Juifs — car ils étaient eux-mêmes blasphémateurs de ce judaïsme que décidèrent de suivre scrupuleusement les adeptes de Pierre et de Jacques, fondateurs du courant judéo-chrétien qui nous a donné le Catholicisme, l’Orthodoxie et l’Église Réformée. Cela initia une séparation entre ces deux courants qui fut formalisée en 49 lors du Concile de Jérusalem, après l’incident qui opposa Pierre et Paul à Antioche, qui prit alors la tête du courant pagano-chrétien qui rejetait l’obligation de lier Judaïsme à ce qui s’appellerait Christianisme deux siècles plus tard.

    Ceci nous montre deux choses :

    • Il y eut bien deux courants chrétiens parallèles qui depuis les origines évoluèrent, tant bien que mal, l’un martyrisant l’autre, à partir du quatrième siècle et qui se perpétuèrent au fil des siècles ;
    • Les cathares avaient raison de dire qu’ils étaient les héritiers d’une transmission apostolique ininterrompue qui remontait aux origines du christianisme.

    Voilà les domaines où j’aimerais voir vos talents d’historiens des faits et des hommes, d’historiens des religions, de théologiens, de philologues, etc. se développer pour rendre enfin au Catharisme son indépendance dans un Christianisme trop longtemps monopolisé par un seul de ses courants et pour faire taire ceux qui veulent en faire un objet touristique vidé de toute substance.

    Pour ma part, en raison de mes limites linguistiques et culturelles, je ne peux aller plus loin dans mes recherches, d’autant plus qu’après deux années et demi de noviciat, il me reste un chemin infiniment plus difficile et plus exaltant à parcourir.

    Merci de m’avoir écouté et en espérant que vous m’aurez également entendu.
    Avec mon profond respect et mon infinie Bienveillance.

    Éric Delmas, Carcassonne.

    Remis aux organisateurs et participants de la seconde journée d’étude des sources du Catharisme à Mazamet le 27 octobre 2017.
    Adressé à plusieurs revues historiques, dont « L’Histoire » et publié sur le site Catharisme d’aujourd’hui.

    Rencontres cathares

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    Affiche Rencontre cathareC’est Yves Maris, « philosophe cathare », selon l’image que donnait de lui la presse, qui décida d’organiser un rendez-vous des personnes qui se réclamaient du catharisme à l’occasion du week end de Pentecôte en 2009.
    Après son décès, survenu l’été suivant, il fut décidé de reconduire cette initiative annuellement. Cela fut réalisé sans interruption depuis 2009.
    En 2011, une association culturelle fut créée à Carcassonne pour soutenir les actions en vue de la recherche et de la promotion culturelle du catharisme. Naturellement, elle fut chargée de faire vivre les Rencontres cathares.
    Nous avons essayé, tant bien que mal, de conserver la mémoire de ces rendez-vous qui furent cruciaux dans la mise en place de la résurgence du Catharisme médiéval et dans sa connaissance de plus en plus précise.
    Le menu ci-dessous vous permettra de vous replonger dans ces moments intenses.

    Après dix Rencontres, riches et variées, le public a perdu la volonté de participer à une autre édition. Respectueux de ce choix, nous avons donc décidé de tourner cette page de la résurgence cathare. Nous garderons néanmoins toujours une place pour Yves dans notre mémoire.

    Présentation des Rencontres cathares

    Dixième Rencontre cathare : 2018 à Carcassonne. Thème : La Consolation (Consolament) : ses origines, sa justification dans le Christianisme, sa pratique médiévale, sa place dans la résurgence.

    Neuvième Rencontre cathare2017 à Carcassonne – Thème : Le catharisme en Occitanie – Pyrénées, Méditerranée : réalités et perspectives.

    Huitième Rencontre cathare : 2016 à Carcassonne – Thème : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »

    Septième Rencontre cathare : 2015 à Roquefixade – Thème : La mise en pratique du commandement d’Amour absolu.

    Sixième Rencontre cathare : 2014 à Roquefixade – Thème : La communauté ecclésiale cathare.

    Cinquième Rencontre cathare : 2013 à Roquefixade – Thème : Les croyants dans le Catharisme.

    Quatrième Rencontre cathare : 2012 à Roquefixade – Thème : Origine et filiation du Catharisme ; devenir des croyants et sympathisants après l’Inquisition.

    Troisième Rencontre de la diversité cathare : 2011 à Carcassonne – Thème : Doctrine et pratique.

    Seconde Rencontre de la diversité cathare : 2010 à Roquefixade – Thème : Le pur Amour et les fondements doctrinaux.

    Première rencontre de la diversité cathare : 2009 à Roquefixade – Thème : La résurgence cathare et le Catharisme aujourd’hui.

    Contenu soumis aux droits d'auteur.
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