Ascèse et abstinence-2

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Ascèse et abstinence-Praxis

Les fondamentaux de l’ascèse

Il faut toujours garder à l’esprit que la religion est, chez les cathares, à la fois une approche doctrinale intellectuelle et une mise en pratique conforme. Sur ce point il y a totale conformité avec les philosophes grecs qui ne concevaient pas la philosophie comme un simple exercice intellectuel. Les temps ont malheureusement bien changé avec les néo-philosophes romains, la scolastique judéo-chrétienne et la sophistique moderne.
Chaque point doctrinal dispose donc d’un pendant pratique ainsi que nous allons le voir maintenant.
Comme toujours, pour des personnes vivant dans un monde de surabondance aliénatrice, c’est la privation — l’abstinence — que nous retenons avant tout. Mais l’ascèse peut avoir aussi une pratique positive. Le détachement, le lâcher-prise sont des formes d’ascèse positive qui mènent à l’ataraxie.

Le détachement

En fait, il y a totale divergence de vue entre l’analyse que fait le croyant avancé et le novice, en attendant d’avoir l’avis d’un Consolé, et celle du reste de la population moyenne. La volonté de vivre nous pousse à vouloir accaparer en vue de périodes difficiles, comme nous le faisons depuis l’aube de l’humanité. Notre organisme est programmé pour cela, ce qui explique les problèmes liés à l’abondance permanente que nous connaissons (obésité, égocentrisme, ostracisme, violence, pauvreté).
Or, la solution est à l’opposé de cela, mais elle demande de bien vouloir faire une pause dans sa frénésie survivaliste pour en comprendre les mécanismes et l’aliénation qu’elle provoque. Notre société, confrontée aux dangers climatiques et aux conflits qu’ils vont provoquer, se divise de fait en trois groupes :

  • la décroissance extrême visant à l’extinction volontaire de l’humanité (VHEM) par l’abstention de toute reproduction humaine ;
  • la décroissance raisonnée visant à réduire l’empreinte humaine sur la planète ;
  • le refus de considérer le risque global au profit de solutions individuelles (survivalisme).

En raison de ses conceptions doctrinales, le cathare ne peut se positionner dans les deux catégories extrêmes (extinction et survivalisme), mais la décroissance étant un fourre-tout extrêmement varié, il va y puiser une attitude spécifique pas toujours bien comprise. Le détachement est l’objectif absolu du cathare, car il permet de dissocier — au moins partiellement — la part mondaine qui nous contraint de la part spirituelle qui est notre être profond. Tout ce que fait, pense et dit le cathare vise au détachement qui est le passage nécessaire du salut.

L’abandon de la possession

La propriété répond au concept du conflit mimétique, comme l’a si bien expliqué René Girard[1]. Comme les autres animaux nous voulons posséder ce que possède l’autre, mais nous avons poussé le concept encore plus loin. En effet, l’homme est le seul animal à vouloir posséder ce que l’autre rêve de posséder !
Cela conduit à une frénésie de possession sans fin qui nous conduit à l’asservissement. Pour posséder il faut disposer de moyens de plus en plus importants et, à terme, il n’y a qu’une issue possible : la frustration, car un système sans fin ne peut être satisfaisant.
Le cathare a fait le deuil de la possession, car il veut se libérer de cet asservissement. Comme les tenants de la décroissance raisonnée, il évalue ses besoins réels et se contente du strict nécessaire à les pourvoir. De cette façon il est dans l’humilité. C’est ce que j’appelle la pauvreté choisie[2] par opposition à la misère subie. En outre il est conscient que posséder plus que le nécessaire est indirectement une façon de priver les autres du nécessaire. C’est donc une forme de violence qui leur est faite.
La possession n’est pas seulement matérielle. La compréhension qu’a le cathare de sa position strictement égalitaire et l’entendement qu’il a du caractère malin de l’apparente division de l’Esprit qu’il observe dans la diversité humaine, lui confirme qu’il n’est qu’une part identique aux autres de cette unité qui n’aspire au final qu’à se reconstituer. Cette compréhension renforce son humilité et lui rend impossible toute volonté de possession d’un pouvoir sur les autres. Il fuit tout ce qui pourrait s’apparenter à une prise de contrôle des autres et tout ce qui pourrait tenter de prendre le contrôle sur lui. Les relations internes à la communauté évangélique des Bons-Chrétiens est basée sur une organisation unanimement désirée et l’obéissance tient à ce pacte. En désignant une hiérarchie horizontale, c’est-à-dire strictement fonctionnelle, les cathares organisent ce qui nécessite de l’être dans ce monde imparfait, mais ne cèdent en rien leur certitude d’être un tout parfaitement unifié. Le catharisme ne peut en aucune façon être soumis à des gourous ou des papes.

La sensualité

C’est un point essentiel. Le cathare considère qu’il est prisonnier dans ce monde, créé ou organisé, par le démiurge pour maintenir prisonnière la part de l’Esprit — que j’appelle les esprits-saints —, émanant de Dieu, qu’il a dérobé pour animer durablement sa création vide d’Être. Cet emprisonnement n’est possible que si les esprits-saints ne sont pas conscients de leur emprisonnement, sinon ils mettraient tout en œuvre pour s’échapper à tout prix. Vous trouverez le détail de ce point dans mon travail sur la chute d’Adam le premier esprit tombé[3].
La prison est le corps dont le geôlier est l’âme humaine qui lutte en permanence pour maintenir l’esprit-saint dans l’ignorance de son état. L’appât qu’elle utilise est la sensualité, dans son acceptation la plus large, c’est-à-dire le recours aux cinq sens qui viennent « récompenser » les comportements jugés acceptables. Une jolie musique nous met en marge des soucis quotidiens, un bon repas nous fait oublier ceux qui meurent de faim, un vêtement soyeux nous faire croire que nous sommes au-dessus du lot, etc. Bien entendu, le summum de la sensualité est ce qui satisfait nos cinq sens en un seul acte : l’acte sexuel ! Et si cet acte bénéficie d’une telle récompense c’est tout simplement parce qu’il remplit la fonction la plus essentielle voulut par le démiurge : la génération de corps destinés à remplacer ceux qui se délitent et meurent, en raison de leur imperfection, afin de garantir de maintenir en prison les esprits-saints qui ne peuvent demeurer dans l’oubli sans ce système.

Le lâcher-prise[4]

Loin de l’image un peu new age qui lui est attribuée, le lâcher-prise est un élément fondateur du catharisme. En effet, Dieu étant étranger et absent de ce monde, l’homme n’a pour seuls rapports avec lui que les informations transmises par son message : Christ. Or, ces informations ont été parfois mal comprises, parfois malmenées et toujours falsifiées, interpolées, pour aboutir au final à un salmigondis de données très difficiles à saisir. Mais le croyant va comprendre que pour être en état de spiritualité avancée, la solution n’est pas dans la recherche ou la reconnaissance d’un texte authentique — il n’y en a plus depuis longtemps —, mais dans la compréhension du message qui nous a été transmis. Si Jésus n’a pas laissé de trace évidente et indiscutable c’est pour la bonne raison que la solution ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. C’est en faisant mourir la part mondaine en nous et en accueillant l’émergence de la part divine qui est notre fonds spirituel que nous pourrons avancer vers le salut. La mort de l’Adam, premier esprit tombé dans la matière faisant ressusciter en nous le christ trop longtemps maintenu dans l’incapacité d’agir, va permettre la mise en œuvre des conditions de notre salut.
Mais il y a loin de la coupe au lèvres, et l’image de l’homme accroché à sa bouée qui l’entraîne vers le tourbillon mortel montre bien comme il est difficile de lâcher ce qui nous semble tangible pour oser partir à l’aventure. Or, c’est le quotidien du cathare. Car ce monde, auquel il se confronte — contrairement aux moines reclus qui l’évitent —, est à l’opposé de cette démarche. C’est là que les cathares nous montrent combien ils étaient dans la clairvoyance, car en vivant une expérience moniale tout en acceptant l’opposition mondaine, ils avaient la possibilité de décrypter les pièges du monde et de différencier ce qui relevait de la réalité et ce qui venait de la « matrice » mondaine que le démiurge leur opposait.

La praxis cathare

La continence sexuelle

S’il est un point qui relève le plus de l’humilité c’est bien celui de la continence sexuelle. En effet, ayant compris que le démiurge avait la volonté de nous forcer à procréer, ils savaient qu’ils devaient y résister. Mais leur grande humilité les conduisait à considérer que résister au démiurge sur un point aussi essentiel pour lui était à la limite de l’impossible pour des créatures aussi fragiles et diminuées dans leur emprisonnement. Aussi avaient-ils mis en place tout un ensemble de procédures extrêmement strictes visant à empêcher tout faux pas.
Non seulement ils se refusaient à pratiquer tout acte sexuel, ce qui est le moins, mais ils évitaient aussi tout contact avec une personne de l’autre sexe, et poussait le bouchon jusqu’à prohiber toute promiscuité.
Ainsi, les cathares refusaient de toucher une personne de l’autre sexe, en l’occurrence dans les textes qui nous sont parvenus, des femmes, mais ils allaient jusqu’à refuser de s’asseoir sur le même banc ou de rester enfermés dans la même pièce sans témoin.
Dans les pratiques rituelles, le livre sacré du Nouveau Testament était utilisé comme barrière entre un cathare et une femme lors du baiser de paix. Lors des Consolations, les mains des Bons-Chrétiens qui officiaient ne touchaient pas la tête de novice, à la fois pour éviter ce contact entre sexes opposés, mais aussi pour signifier qu’ils ne conféraient rien de leur part, étant simplement des intermédiaires entre le demandeur et le paraclet.
Logiquement ils s’associaient à un compagnon, appelé socius chez les hommes et socia chez les femmes, de même sexe en raison de la grande proximité que leur vie évangélique imposait. Pour autant ce n’était pas du fanatisme, car les sexes se mélangeaient sans ostracisme dans les réunions et les prêches.
S’il est évident que l’abstinence est toujours d’actualité en matière de relations sexuelles, puisque les motivations sont les mêmes pour les couples hétérosexuels, elles s’appliquent également aux couples homosexuels pour les motivations liées à la sensualité qui éloignent du spirituel au profit exclusif du temporel. Bien entendu, je ne parle là que des Consolés ; les croyants, les sympathisants et les autres ne sont nullement concernés.

Concernant la continence dans la proximité, il faut la maintenir dans les périodes rituelles, car ces périodes nécessitent un investissement total que la moindre distraction viendrait compromettre. Par contre, notre époque et notre culture occidentale ont largement détendu les relations quotidiennes entre les sexes, au point que voir une femme en jupe courte ou un homme torse nu, ne risque plus de provoquer de troubles à l’ordre public. Il est donc cohérent de considérer que s’asseoir à proximité d’une personne d’un sexe différent ou même demeurer dans une même pièce pendant quelques instants ne sauraient être considérés comme des fautes. Cela doit être adapté à chaque culture, car les mouvements de population nous montre qu’il existe encore des problèmes dans les relations entre les femmes et les hommes.

L’alimentation

L’abstinence alimentaire des cathares pose plusieurs problèmes. Il y a la volonté de vivre dans l’humilité en ne prenant à l’environnement que le strict nécessaire à la vie du corps qui nous enferme. Et pour déterminer ce strict nécessaire le corps est entraîné par la pratique des jeûnes qui montrent que la volonté d’appropriation de la nourriture, héritée des temps préhistoriques, est une marque mondaine que rien de spirituel ne peut justifier. La nourriture, malheureusement nécessaire, ne doit donner lieu ni à la violence, ni à l’excès susceptible de flatter la vanité et l’orgueil.
Nous le voyons, trois plans d’analyse s’ouvrent à nous :

  • le choix alimentaire qui vise à contenir la violence d’une part, et à choisir des aliments qui ne puissent pas favoriser l’exaltation des passions mondaines d’autre part ;
  • l’abstinence alimentaire visant à entraîner le corps à accepter ce qui lui est strictement nécessaire ;
  • l’organisation rituelle des prises alimentaires qui permet de contenir ce temps mondain dans un temps spirituel plus large.

Les choix alimentaires

Les cathares du Moyen Âge ne consommaient aucune nourriture issue des animaux dont la procréation nécessitait un coït. Ce choix était pour eux lié au fait que ces animaux étaient de la même nature que nous, puisque les hommes se reproduisaient aussi par ce biais. Ils considéraient donc ces animaux comme appartenant à un niveau élevé de la chaîne de la vie terrestre. Les connaissances scientifiques de l’époque en terme de biologie étaient telles que, faute d’avoir compris les différents phénomènes de reproduction animale, les hommes considéraient beaucoup d’espèces comme n’étant pas animales, mais d’une certaine façon plutôt végétales. C’est notamment le cas des espèces vivant dans l’eau. La reproduction dans l’eau n’étant pas comprise, l’apparition d’alevins s’apparentait pour eux à certaines formes de reproduction végétales, notamment celles des algues. Les poissons, les crustacés et les fruits de mer, selon leur accès étaient donc mangés sans le moindre doute. Par contre, des produits animaux indirects étaient rejetés, car contenant de la matière grasse animale responsable d’un apport énergétique excessif préjudiciable à la bonne tenue du corps. Nous avons tous en tête ce prêche de Prades Tavernier, Bon-Chrétien du dernier sursaut cathare au 14esiècle[5]. C’est pourquoi les cathares rejetaient les œufs, d’une part parce qu’à leur époque poules et coqs vivaient ensemble et les œufs étaient donc fécondés, pais aussi parce que les œufs contiennent une matière grasse animale fortement proscrite. L’interdit alimentaire de toute nourriture animale était si fort — ce qui veut dire que la crainte qu’en avaient les cathares était si forte —, que le transgresser faisait perdre le statut de Consolé à celui qui commettait cette faute.
Contrairement aux bogomiles notamment, les cathares n’interdisaient pas formellement le vin. Il faut fortement relativiser cela. En effet, à l’époque le vin était de mauvaise qualité. C’est pour cela qu’il était courant de l’aromatiser pour en masque le mauvais goût. Cette tradition s’est perpétuée, même le vin s’est énormément amélioré et l’hypocras d’aujourd’hui — dont les recettes sont très nombreuses — en est la survivance. Malheureusement l’eau n’était pas plus agréable quand on n’avait pas la chance de vivre à la campagne. Elle était puisée dans des récipients à l’hygiène discutable et croupissait de longues heures à température ambiante avant d’être consommée, ce qui devait lui donner un goût douteux, même pour les palais médiévaux. Donc l’idée de mettre un peu d’eau dans le vin ou plutôt un peu de vin dans l’eau était logique. L’un et l’autre atténuaient les désagréments communs. Et c’est bien cela qu’il faut retenir, car les témoignages devant l’Inquisition sont clairs : la consommation de vin exigeait qu’il soit très largement étendu d’eau, au point qu’il eut à peine le goût du vin, nous dit même un déposant.

Aujourd’hui, il faut éviter de tomber dans le dogmatisme d’imitation. La connaissance scientifique nous apprend que la vie animale est bien plus large et que nous devons donc nous abstenir de toute forme de produit d’origine animale. Cela correspond au régime végétalien. On peut même ajouter qu’il faut ‘abstenir autant que faire se peut de produits d’origine animale dans notre vie courante, comme le font les végans. L’industrie commence à s’adapter et nous permet généralement de choisir des produits qui n’ont pas recours au monde animal, contrairement aux médiévaux qui n’avaient pas ce choix. Concernant la boisson, la qualité de l’eau ne justifie plus l’usage de vin ni d’aucun autre alcool dont les effets néfastes sont contraires à la vie quotidienne des cathares.

Les jeûnes

Il existe trois formes de jeûnes chez les cathares.

  1. le jeûne de carême, permet de restreindre dans l’alimentation ce qui produit de l’énergie et qui peut favoriser l’expression de la volonté du corps, empêchant par là l’expression spirituelle.
  2. le jeûne strict, pratiqué trois fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi) ainsi que toute la première semaine et les cinq premiers jours de la dernière semaine des carêmes, vise à contenir la volonté mondaine du corps en ne lui apportant qu’un strict nécessaire sous la forme de pain, de liquides clairs (thé, café, eau, jus clairs, bouillon, etc.).
  3. l’endura, qui est un jeûne absolu limité à trois jours et trois nuits, qui ne se pratique qu’à la suite d’une Consolation, afin de maintenir le nouveau consolé dans l’état de pureté que vient de lui conférer ce sacrement. Cela lui permet également de se concentrer de façon absolue sur son nouvel état spirituel.

Comme je viens de le dire les jeûnes sont des restrictions alimentaires modérées (à l’exception de l’endura) qui amoindrissent le régime végétalien en lui retirant les produits gras ajoutés (huile, margarine) et en restreignant les produits à haute valeur énergétique, comme les sucres rapides ajoutés ou les produits festifs.
Le jeûne strict limite encore plus l’alimentation, mais en apportant suffisamment de nutriments pour ne pas mettre le corps en carence. Sa fréquence élevée est un véritable entraînement du corps qui apprend ainsi à revoir ses prétentions.
L’endura est un point très particulier, même s’il a fait l’objet de nombreuses spéculations et affirmations hasardeuses de la part des historiens. Cette privation volontaire de trois jours (trépassement), assimilée à tort à un suicide, est au contraire un rituel de purification. Sa durée très limitée ne mettait pas le corps en danger ; au contraire, on voit dans les témoignages que parfois elle ranimait un mourant en lui imposant un jeûne salutaire. Sans doute la médecine de l’époque avait-elle du mal à définir la gravité d’un patient et certains abus de chair ont-ils été considérés comme une agonie.

Les carêmes

Le christianisme des origines respectait trois carêmes par an : celui de l’Avent qui se terminait au solstice d’hiver, associé à des fins politiques à la naissance de Jésus, celui précédant Pâques, qui reprenait une pratique juive, et celui suivant la Pentecôte, le seul en fait qui était vraiment chrétien en cela qu’il visait à maintenir les disciples dans la pureté que venait de leur conférer la réception du baptême de feu, la Consolation.
Si les chrétiens orthodoxes ont conservé les deux premiers, il semble que les autres judéo-chrétiens ne respectent plus que celui précédant Pâques dont ils ont fait leur fête principale, la seule qui conforte leur vision sacrificielle du christianisme.

Éric Delmas, novice cathare


[1]Des choses cachées depuis la fondation du monde– René Girard – Éditions Grasset et Fasquelle 1978
[2]La pauvreté choisie, in Catharisme d’aujourd’hui – Éric Delmas
[3]Adam, le premier esprit tombé, in Catharisme d’aujourd’hui – Éric Delmas
[4]Lire aussi l’article correspondant dans : Catharisme d’aujourd’hui, le christianisme cathare du premier siècle à nos jours, Éric Delmas — Éditions Catharisme d’aujourd’hui.
[5]« Mais le Fils de Dieu dit aux bons chrétiens, quand il fut de retour au ciel : “ […] Il y a trois chairs, l’une est celle des hommes, l’autre celle des bêtes, la troisième est celle des poissons, qui se fait dans les eaux. Vous autres, mes petits enfants, ne mangez que de celles qui se font dans les eaux, car elles sont sans corruption ; mais les autres se font avec la corruption, et elles rendent la chair fort orgueilleuse.” »

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