La philosophie du catharisme
Le dualisme radical du XIIIe siècle
| Collection « Le regard de l’histoire » Éditeur Payot, Paris 1975 Couverture de l’édition de 1978. Photo de couverture : Montségur de Jean Dieuzaide. ISBN 2-228-27221-3Avis personnel : Ouvrage majeur malgré des positions un peu datées, notamment relativement aux travaux postérieurs de Jean Duvernoy. À posséder dès que l’on a dépassé le premier stade de découverte du catharisme et que l’on veut en saisir la profondeur. |
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Quatrième de couverture
Jusqu’ici le Catharisme n’avait guère été examiné que sous ses aspects religieux et mythiques. On refusait à ses docteurs la qualité de philosophe. Il appartenait à René Nelli, auteur de nombreux ouvrages sur l’hérésie, de nous donner enfin le livre tant attendu sur la philosophie du Dualisme radical telle qu’elle se trouve contenue dans le Traité du languedocien Bartholomé, dans le Livre des deux principes et dans le Traité perdu de Jean de Lugio, dont Raynier Sacconi noos a conservé la substance.
Ces trois sources sont les seules, en Occident, qui permettent de se faire une idée de ce qu’à pu être le grand courant dualiste qui, à partir de Constantinople et de la Bulgarie, a traversé l’Europe du XIIIe siècle et a causé à Rome tant d’alarmes.
La Philosophie du Catharisme de René Nelli est un livre neuf, profond, suggestif, dont le principal mérite est de débarrasser la pensée hétérodoxe de tous les déguisements dont le scientisme matérialiste, ainsi que l’illuminisme des amateurs de mystère, ou la foi naïve des néo-cathares, l’ont trop souvent affublée.
Pour René Nelli, le Catharisme ressortit au Christianisme et à la
scolastique, il procède tout entier de l’Evangile de Jean, de l’Augustinisme des apocryphes et de la philosophie aristotélicienne.
C’est un dualisme principiel mais inégalitaire, qui se fonde moins sur l’antagonisme de deux dieux « égaux » que sur l’opposition de l’être et du néant.
Le Catharisme dualiste apparaît ainsi comme l’une des constructions métaphysiques les plus originales de l’Occident et l’une des tentatives les plus hardies pour résoudre le problème du Mal, en dehors de tout anthropomorphisme puéril, et en substituant, précisément, au drame anthropologique le Drame divin et cosmique.

