Jean Duvernoy
1917 – 2010
Docteur en Droit et licencié es Lettres, Jean Duvernoy se consacre depuis plus de quarante ans à la traduction et à
l’étude des textes fondateurs de la recherche sur les hérésies médiévales et sur l’Inquisition. Il a déjà. publié de
nombreux ouvrages, dont L’Histoire et La religion des cathares, et Le Registre d’Inquisition de Jacques
Fournier. Il écrit également pour des revues et participe à des colloques comme, dernièrement, celui de
Montaillou (Ariège) en août 2000.
Notice publiée par Anne Brenon auprès de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public
Le catharisme
La religion des cathares (tome 1)
Quatrième de couverture
Bien connu du grand public par une abondante littérature de vulgarisation, le catharisme a bénéficié par ailleurs, dans les dernières décades, de travaux érudits très importants qui ont entièrement renouvelé la matière.
Le livre de Jean Duvernoy, consacré à la doctrine et à la religion des cathares est suivi d’un second ouvrage qui embrasse leur histoire, et présente une synthèse accessible mais également scientifique du sujet.
Aux sources littéraires complètes, telles qu’elles ont été retrouvées ou mieux étudiées par la critique récente, ont été jointes les indications fournies par les gros registres de l’Inquisition méridionale, en grande partie inédites.
C’est de la sorte une religion vivante qui est présentée, avec sa sociologie et sa place dans la mentalité des gens dont elle a si durement marqué le destin.
Replacé dans ses dimensions européennes par la mise en parallèle des sources slaves et byzantines sur les Bogomiles, le phénomène cathare est également étudié dans le cadre de ses origines, qui ne sont pas éloignées de celles du christianisme. Très sobres à cet égard, les hypothèses de l’auteur débarrassent le catharisme de beaucoup de ses parrains traditionnels (Manichéens, Gnostiques ou Pauliciens), et ouvrent la porte à de fructueuses discussions.
Cet ouvrage essentiel n’étant plus proposé à la vente et aucune ré-édition n’étant annoncée, j’envisage de publier ici les pages qui me sembleront les plus importantes à porter à la connaissances des passionnés de catharisme. Bien entendu, si la société d’édition change sa politique éditoriale et le propose de nouveau au public, je retirerai mes textes.
Table des matières
| Première partie : Le dogme Introduction p. 13 Chapitre premier. Les sources de la foi p. 27 I. 1. L’Ancien Testament p. 29 I. 2. Le Nouveau Testament p. 30 I. 3. Les apocryphes p. 33
I. 4. Les mythes p. 36 Chapitre II. Le dualisme p. 39
Chapitre III. Cosmologie et mélange p. 57
III. 4. Le composé humain p. 64
III. 5. Libre-arbitre et origine du mal p. 68
III. 6. L’origine de la végétation p. 70 Chapitre IV. La révélation p. 77
IV. 2. La révélation et les apôtres p. 87
Chapitre V. L’eschatologie p. 93
V. 2. Le salut p. 97
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V. 3. Fin des temps et apocatastase p. 101
Chapitre VI. Les schismes p. 105 Deuxième partie : La liturgie et l’église cathares
I. 2. Le baptême des mourants p. 158
Chapitre II. La règle de justice et la vérité p. 171
II. 2. La continence p. 178
II. 3. La prière p. 184
II. 4. La vérité p. 189
II. 5. Tu ne tueras pas p. 191
II. 7. Le travail p. 196
Chapitre III. Les rites p. 203
III. 2. Le melioramentum p. 208
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III. 3. Le baiser de paix (« caretas ») p. 211 III. 4. Le pain de la sainte Oraison p. 212
Chapitre IV. La prédication p. 217
VI. 2. L’Eglise cathare p. 233
Chapitre VII. Sociologie du catharisme p. 245
VII. 2. La morale cathare p. 254
VII. 3. La subversion cathare p. 260
Chapitre VIII. Culture et catharisme p. 267
VIII. 2. Les troubadours p. 271
VIII. 3. L’archéologie p. 279
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L’histoire des cathares (tome 2)
Quatrième de couverture
Depuis de longues années, le catharisme suscite un vif intérêt tant en France qu’en de nombreux autres pays.
C’est à l’étude approfondie de cet univers religieux et culturel que s’attache Jean Duvernoy.
Avec un esprit de synthèse, il nous présente dans cet ouvrage l’histoire des différentes Eglises qui, de l’Asie Mineure à l’Angleterre en passant par l’Occitanie, ont pendant plusieurs siècles confessé et pratiqué cette religion.
L’étude de Jean Duvernoy se limite à la vie interne de ces communautés en laissant délibérément de côté l’histoire de l’Inquisition, de la répression, des événements diplomatiques et militaires. Ainsi une information minutieuse, appuyée sur l’état le plus récent des recherches historiques permet de suivre l’épanouissement et les épreuves de la foi médiévale dont l’attrait est fortement ressenti par notre époque moderne.
Le dossier Montségur
Quatrième de couverture
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l’a suivi. Mais l’essentiel de l’histoire du château, de son utilisation comme siège de l’église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l’inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs.
Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278).
Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L’enquête suit un
ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L’intérêt principal de l’inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s’agit de faire dire aux témoins qui a « vu » des parfaits et surtout les a « adorés ». Puis on leur fera dire qui a été « consolé », et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l’expédition d’Avignonet.
Dans l’ensemble, on a une image très complète de la garnison.
Tel qu’il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d’histoire originale précise et parfois pathétique.
Docteur en droit et licencié es lettres, Jean DUVERNOY est originaire de Montbéliard, Depuis plus de quarante ans, il se consacre à l’étude et la traduction des sources historiques des hérésies médiévales et de l’Inquisition, dont le Registre d’Inquisition de Jacques Foumier et la Chronique de Guillaume de Puyiaurens.
Il est aussi l’auteur d’ouvrages de synthèse tels La Religion des cathares ou l’Histoire des cathares, ainsi que de nombreux articles parus dans des revues et actes de colloques.
Fruits d’un esprit rigoureux et impartial, ses recherches constituent un apport essentiel à l’historiographie de la civilisation médiévale.
L’Inquisition en Quercy
Le registre des pénitences de Pierre Cellan 1241 – 1242
Quatrième de couverture
L’INQUISITION EN QUERCY – LE REGISTRE DES PÉNITENCES DE PIERRE CELLAN
L’inquisiteur Pierre Cellan est venu en Quercy entre 1241 et 1242 et nous a laissé ce registre de pénitences où l’on trouve cités bien des lieux du Quercy (Moissac, Gourdon, Casteinau-Montratier, Montcuq, Lauzerte, Cahors,
Montpezat, Montauban, Sauveterre), de nombreux villages et hameaux existant encore de nos jours, et beaucoup de noms de famille.
C’est une source historique précieuse pour le Quercy, enfin mise à la disposition du public.
Introduit, traduit et annoté par l’un des plus grands spécialistes des textes d’Inquisition, cet ouvrage essentiel vient combler un manque évident. L’introduction re-situe le texte dans son contexte historique et le complète. Outil de recherche, ce document est aussi le moyen de découvrir à quel point, malgré une légende tenace, le Quercy a connu la prédication des chrétiens cathares.
L’Inquisition à Pamiers
Le registre d’Inquisition de Jacques Fournier
Commentaire
Initialement publié en deux versions (latine et française) cet ouvrage, tiré du manuscrit de la bibliothèque vaticane, présente les interrogatoires menés par l’Inquisition à Pamiers sous la responsabilité de Jacques Fournier, évêque de Pamiers et futur pape sous le nom de Benoït XII.
Indispensable pour disposer de la source initiale de bien des informations que l’on retrouve, reprises avec plus ou moins de bonheur, dans la plupart des ouvrages traitant de catharisme.

