Messieurs et mesdames, bien à vous
Je m’appelle Robert Berretta et je suis né à Marseille en 1958, mais mon nom cathare est Robert de Marselha.
Nous allons parler aujourd’hui de la signification de l’expression : « être un cathare du troisième millénaire », et on doit bien préciser qu’on parle pas de cathare dans le troisième millénaire, mais bien de cathare du troisième millénaire.
Pour cela, il faut que je vous parle un peu de ce qui m’a amené sur ce chemin de vie, que l’on peut partager ou pas, parce que c’est ma vision de l’Histoire passée et ce n’est que la mienne, même si pour moi c’est la révélation des faits qui me guide afin de donner aux autres la possibilité de pouvoir approfondir par eux-même cette histoire.
Il n’y a pas de vérité absolue, il y a la vérité de chacun, avec sa vision et ses convictions et toute vérité porte en elle une partie de la vérité originelle.
J’ai écrit un livre, « Jésus, la vérité dévoilée » dans lequel je parle d’une vie passée et des différents passages qui m’ont amené à devenir un cathare.
Et dans le livre suivant, « Un cathare du IIIe Millénaire », tout le premier chapitre est consacré à la vie de Jésus.
Mais commençons maintenant au début et voyons comment la foi cathare a pris naissance à l’origine.
Je suis pas un historien, dans le sens classique du terme, donc mon hypothèse est toujours discutable.
Jésus n’est pas mort sur la croix, son père n’a pas été un pauvre menuisier, c’était Joseph d’Arimathie. La crucifixion fut une belle comédie organisée par le romain Ponce Pilate et Joseph d’Arimathie qui a sacrifié presque toute sa fortune pour acheter la liberté de son fils.
Mais tout doit être expliqué, donc voilà comment je me représente les faits : Jésus est mis sur la croix avant midi, selon les textes ; il meurt vers 15 heures 30, et vers 17 heures, Joseph d’Arimathie — avec sa femme — a la permission de récupérer le corps qu’il conduit à son tombeau où se déroule un processus de réanimation et non pas d’inhumation.
Cela est possible, car Jésus n’était pas mort, mais il était en état de catalepsie. Cela peut s’expliquer parce que Jésus a passé sa jeunesse - confié par son père - dans un groupe essénien de Qumram, de l’âge de 8 ans à l’âge de 17 ans, où il a appris les techniques de guérison et reçu la meilleure éducation de ces temps là.
Après, pendant les années qui suivent, nous savons peu de choses, jusque à ses 30 ans. Il voyage par le monde connu en rencontrant les populations, et nous avons la trace de son passage dans des documents de différentes cultures.
C’est grâce à l’argent de son père qu’il put faire cela et, ce dernier va bénéficier de ses rapports écrits qui lui donnent les moyens d’enrichir son commerce.
Mais revenons à sa mort. Ponce Pilate a ordonné que toute la famille quitte la Palestine à destination de Marseille, et à cette fin, lui obtient un bateau avec un équipage fiable. Jésus est porté sur ce bateau caché dans un tapis, et c’est ici que commence l’histoire du Graal dont tous on pensé qu’il était une coupe, alors que c’était Jésus lui-même.
Autre particularité, l’épisode des noces de Canaa où je trouve évident qu’il s’agit du mariage entre Jésus et Marie-Madeleine. Pas de sang royal, le mariage se fait entre Jésus, essénien et Marie-Madeleine prêtresse du rite d’Isis, mariage mystique donc et pas charnel. Tous les deux doivent rester chastes, ce qui est vraisemblablement à l’origine du fait cathare d’aller deux à deux, hommes et femmes, avant que la période ne devint plus dangereuse.
Le plan n’est pas parfait. La mer habituellement calme devant la côte française, devient agitée et le navire accoste au lieu actuellement appelé, Sainte-Marie de la mer. Les deux sœurs de Marie y restent ce qui explique le nom du village.
Jésus et Marie-Madeleine, son père et sa mère, Maximin, Lazare, continuent leur voyage en direction de Marseille où Lazare devient archevêque et Maximin, fit de même à Aix-en-Provence.
Les autres, finissent leur route sur la montagne, au-dessus de Marseille, qui deviendra la Sainte Baume actuelle, où vit un vieil ami de Jésus, le druide Freios.
Le temps passe, Jésus a changé de nom et il devient le remplaçant de Freios qui meurt peu après.
Jésus, reste pour plusieurs années avec Marie-Madeleine qu’il a épousé à Canaa ; il sanctifie les lieux, en même temps il voyage aussi par l’Europe et il va retrouver ses parents qui se sont rendus dans un île de l’actuelle Angleterre pour évangéliser.
Marie-Madeleine meurt et elle est ensevelie dans l’actuel village de Saint-Maximin où se trouve son tombeau, visible actuellement dans la crypte de l’église du village.
Il faut savoir, que les lieux habité par Jésus et Marie-Madeleine ont été géré initialement par les moines de Saint-Cassien ; après il sont devenus franciscains, cisterciens, mais les seuls qui ont occupé les lieux jusqu’en 1958 ce sont les dominicains, que j’appelle « les chiens du dieu d’ici bas ».
Et je pense que s’il y a eu quelque preuve de la présence de Jésus et Marie-Madeleine sur la Sainte Baume, aujourd’hui il ne semble en rester aucune trace.
Jésus abandonne les lieux et va vivre sur une montagne très spéciale au-dessus de l’actuelle Vintimille, où il vivra encore longtemps et où, vers l’an mille, apparaîtra une abbaye et un village qui s’appellera Castrum de Sepulcrum, où Bernard de Clairvaux donnera naissance à l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ. Il sera aussi à l’origine du pacte entre cisterciens, templiers et cathares qui avaient déjà, dans ce village, une communauté assez large.
Les cathares possèdent le secret de la construction. Ce sont eux qui passent les instructions à l’ordre cistercien lesquels les donnent aux templiers.
Jusqu’à la mort de Bernard, la consigne est de protéger les cathares, jusqu’en 1153 et on le fera. Les cathares, sont des convers ; ils constituent une main-d’œuvre qui travaille à la gloire de Dieu, qui coûte peu voire même rien et qui permet sur une période de 50 ans de construire presque 350 monastères cisterciens dans toute l’Europe.
Dans la bouche de Saint Bernard, l’église de Rome a mis des mensonges ; il y a des répertoires cisterciens qui racontent que quand Bernard arrive a Rome, la ville ne lui plait pas ; ses paroles sont : « Je n’aime pas cette ville de même que les romains. Ils sont trop occupés à écouter les paroles du seigneur d’ici-bas, et ils écoutent peu ou rien de la parole du vrai Dieu. »
Pour terminer et revenir au thème de ce forum, rappelez-vous que l’histoire a toujours été racontée par les vainqueurs et presque jamais par les vaincus.
Le devoir de chacun de nous, qui suit le chemin du catharisme, est de chercher la paix dans son cœur, de donner de l’amour et d’être compatissant envers les autres, mais aussi d’être vigilant envers toutes les formes du mal de ce monde et d’agir avec les moyens que Dieu nous donne pour, sinon l’annuler totalement, au moins en diminuer considérablement les effets dans ce monde que nous habitons.
On doit chercher à rendre notre corps très matériel et très lourd, en affinant notre qualité divine, afin d’éleverle corps vers une matière plus subtile et de faire descendre l’esprit dans la matière.
On ne peut pas être tout blanc ; notre œuvre est de confiner notre noirceur dans un tiroir bien fermé à clé grâce à notre volonté.
Dans cette rencontre, il est juste de parler de diversité cathare. On ne doit pas faire l’erreur de se rassembler en une église qui s’oppose à celle de Rome. On doit rester comme les premiers cathares qui allaient deux par deux. Il n’y a pas de justification à fonder des hiérarchies, on est tous les mêmes, à la recherche du plus grand rapprochement possible envers le vrai Dieu.
On doit se rencontrer pour échanger notre expérience, et après aller sur les chemins pour informer — non seulement par la parole — mais surtout par l’exemplarité de vie, la nouvelle génération qu’il y a un autre moyen de vivre, alternatif à l’actuelle vision que nous offre la société dans laquelle nous vivons.
Une pensée pleine de lumière cosmique à Yves qui n’est pas ici physiquement, mais qui est présent en esprit. Un grand merci à Philippe qui m’a permis, avec son site www.cathares.org, de découvrir amplement un monde, celui du catharisme, que j’avais aperçu, mais seulement de façon superficielle, et un merci spécial à Bertran que je considère à tous points de vue comme un de mes guides sur le chemin du catharisme.
En cette journée de la Pentecôte où j’ai l’honneur de vous parler, que l’Esprit Saint descende sur vous tous et vous permette d’affronter, en qualité de cathare, la vie de tous les jours.
Merci pour votre patience
Bien à vous tous
Robert de Marselha




