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Église (n.f.) : Du Grec ekklesia. L’ekklesia désignait dans l’antiquité l’assemblée des citoyens, des hommes libres, qui participaient en votant, à la politique de la cité. Les premiers croyants chrétiens ont été organisés selon ce principe, à la fois pour les arracher de l’organisation synagogale et de l’organisation étatique de l’Empire romain, eux et leur Loi.
La notion d’Église des origines n’a que peu avoir avec la notion qui va s’y substituer par la suite. A l’origine l’Église n’était qu’une communauté de croyants placée sous la responsabilité d’un évêque, c’est-dire d’un surveillant.

Émissaire (n. m.) : Terme tiré de la Vulgate désignant le bouc chargé des péchés des hébreu qui fut envoyé vers le démon du désert (Azazel). Par extension, désigne donc celui que l’on charge de débarrasser la communauté de ce qui l’empêche d’exister sereinement. Désigne aussi un envoyé secret.

Épigone (n. m.) : nom des descendants de héros grecs. Désigne, de façon souvent péjorative, le successeur, l’imitateur.

Épitre (n. f.) : Du Grec epistolê qui veut dire lettre. Les épîtres était un genre littéraire qui relevait plus du traité destiné à être lu en public, qu’a une missive privée.

Érémitisme (n. m.) : Mode de vie des ermites.

Ermite (n. m.) : Du latin ecclésiastique eremita, du grec erêmitês, signifiant : du désert. Solitaire se livrant, dans un lieu désert, à la prière et à la mortification. Nom donné à des religieux qui vivent en communauté, mais isolés dans des cellules. Antoine est la référence de l’érémitisme en Haute Égypte à la fin du IIIe siècle.

Éros (n. m.) : Issu du nom grec du dieu de l’amour, il représente l’amour dans sa dimension passionnelle, signifiée par le désir et symbolisée par la libido. C’est l’amour restrictif par opposition à l’amour familial ou amical et à la dilection.

Eschatologie (n. f.) : Du grec eskhatos et logos qui signifie raisonnement sur la fin dernière. L’eschatologie judéo-chrétienne embrasse les questions de la fin du monde, de la résurrection des hommes et du jugement dernier.

Esotérique (adj.) : Du Grec esôterikos tiré de l’adjectif esô, qui veut dire « au-dedans ». Dans l’antiquité, il désignait l‘enseignement le plus souvent oral que donnait un philosophe à l’intérieur de son cercle de disciples. Enseignement qui venait parfaire l’enseignement exotérique, donné au grand public à travers le plus souvent des œuvres écrites.
On peut comparer l’enseignement ésotérique à notre enseignement secondaire et l’enseignement exotérique, à notre enseignement primaire.

Évangile (n. f.) : Du Grec euaggelion qui veut dire bonne nouvelle. Avec un grand E il désigne la prédication chrétienne, avec un petit e, il désigne un écrit sur le Christ.

Évêque (n. m.) : Du Grec epi, sur, et skopô, j’observe. Un episkopos est donc un surveillant, celui qui veille sur, qui surveille. Cet évêque qui avait été institué par Paul pour gérer honorablement une communauté locale, et souvent sur le seul critère de bonne mœurs et d’intégrité morale, est vite devenu par la suite le plus haut sommet d’une hiérarchie religieuse.

Excommunication : Du Latin excommunicatio qui veut dire « exclusion de la communauté ». Ce terme fut utilisé comme sanction disciplinaire par l’Église envers un de ses membres. Elle le rejetait de son sein. Dans le christianisme primitif, les excommunications fulminées par un évêque n’étaient valable que dans sa circonscription. Ce n’est que plus tard, que l’Église romaine considéra que l’excommunication prononcé par une autorité ecclésiastique faisait autorité pour l’ensemble de la dite Église

Exégète (n. m.) : Du Grec exêgêtes qui désignait celui qui interprétait les rites et les oracles. Il indique maintenant celui qui se livre à l’exégèse des textes, c’est-à-dire qui les interprète ou les commente.

Exotérique (adj.) : Du Grec exôterikos tiré de l’adjectif exô qui signifie ce qui est extérieur. Dans l’antiquité, il désignait l’enseignement au grand public donné par un philosophe. Ce dernier réservait un enseignement plus approfondi, appelé ésotérique, à son cercle de disciples.
On peut comparer l’enseignement exotérique, à notre enseignement primaire et l’enseignement ésotérique à notre enseignement secondaire.

Foi (n. f.) : Assurance donnée d’être fidèle à sa parole, d’accomplir exactement ce que l’on a promis. Le fait de croire quelqu’un, d’avoir confiance en quelque chose. Le fait de croire à un principe par une adhésion profonde de l’esprit et du cœur qui emporte la certitude.