Catharisme d'aujourd'hui Informations et échanges sur le christianisme cathare de ses origines à nos jours

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Baptême (n. m.) : Du Grec baptizdô qui signifie littéralement, plonger ou immerger et par extension purifier.
Les baptêmes, ablutions rituelles purificatrices, se pratiquaient dans l’antiquité à la fois par les celtes (pouvoir guérisseurs des sources), par les gréco-romains (bains de mer du culte d’Éleusis par exemple) et par les juifs (les règles de purifications par l’eau, le sang et le feu groupées sous le vocable de Tohorot et l’immersion rituelle dans un bain comme signe de conversion au judaïsme, appelé Tebhilah). On peut également retrouver des pratiques similaires dans l’Islam.
Le christianisme en s’appuyant sur le pivot du baptême du Christ dans lequel on voit descendre l’Esprit-Saint, a opéré une conversion totale de l’immersion de repentance dans le Jourdain, popularisé par un certain Jean. Il n’est plus un bain rituel mais un acte purement spirituel. Il est à la fois une metanoïa et une catharsis, c’est-à-dire un changement et une purification de l’état d’esprit, qui est symbolisé par la descente de l’Esprit-Saint et signifié par une imposition des mains.
Dans le catharisme, le baptême, est nommé en Latin consolamentum, autrement dit consolation, en référence au nom Grec paraclet donné à l’Esprit-Saint dans l’évangile de Jean. Il s’agissait d’une imposition des mains et d’un évangéliaire sur la tête. Sa validité n’était pas sacramentelle, mais dépendait de l’état de dignité de celui qui le donne et le reçoit. Il n’y avait là ni mystère, ni magie, il était le signe d’un engagement, d’un état d’esprit, qui sans ces derniers rendait tout caduc. C’est pourquoi le baptême cathare n’était pas fait une fois pour toute, mais pouvait être constamment renouvelé pour celui qui, en conscience, le redemandait, s’il estimait avoir déchu de la dignité de l’état chrétien.
Ce baptême était également donné à l’article de la mort à celui qui, de son vivant, n’avait pas eu la volonté de suivre les préceptes de l’Évangile, mais qu’il s’y engageait maintenant.
L’imposition des mains, qui reconnaissait l’état de chrétien d’un individu aux yeux de l’Église cathare, était également administrée pour ordonner à un ministère de l’Église : ancien, diacre et évêque.
Dans le judéo-christianisme, le baptême est un sacrement qui est censé lavé un péché originel, idée inventé par Augustin d’Hippone au IVe siècle.